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Bilan « Fin de série » 2013-2014

16 Jan

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Il y a trois ans, je décidais d’adhérer au concept « Fin de série » lancé par Acr0, dont le principe est de « continuer et terminer ses séries dans un délai respectable ». Si je me débrouille plutôt pas mal dans l’accomplissement de cette résolution (de mon point de vue), je suis on dirait beaucoup moins assidue niveau bilan. Comme vous pouvez le constater, j’ai effectivement omis de faire mon bilan de 2013. Ahem. Pour me faire pardonner, c’est donc un bilan double qui vous attend cette année ! 

2013

Une année livresque plus ou moins prolifique, mais durant laquelle j’aurai tout de même entamé davantage de séries que j’en aurai terminé. Gloups.

Séries terminées (2)
  • Le Roi Corbeau de Stephen Lawhead (3 tomes, 1 lu en 2013)
  • A comme Association d’Erik L’Homme et Pierre Bottero (8 tomes, 3 lus en 2013)
Séries commencées (3)
  • Le dernier jardin de Lauren DeStefano (lecture du tome 1)
  • Le protectorat de l’ombrelle de Gail Carriger (lecture du tome 1)
  • La trilogie de l’héritage de N.K. Jemisin (lecture des tomes 1 et 2)

2014

En termes de nombre de séries, l’année 2014 n’est pas très impressionnante, mais quand on s’attarde au nombre de tomes lus (11), je trouve que c’est quand même bien !

Séries terminées (2)
  • La trilogie de l’héritage de N.K. Jemisin (3 tomes, 1 lu en 2014)
  • Les Haut-Conteurs d’Oliver Peru & Patrick McSpare (5 tomes, 2 lus en 2014)
Séries poursuivies (1)
  • La Communauté du Sud de Charlaine Harris (lecture des tomes 2 à 9)
Séries commencées (0)

Aucune

Nouvelles séries en attente (1)
  • Sous le ciel de Guy Gavriel Kay

(rappel : une série en attente est une série non entamée dont je possède au moins un tome)

Conclusion

Comparer à d’autres, je n’ai pas une avancée astronomique dans mes sagas, mais d’une part, il faut dire que je n’ai pas tant de séries en cours (24 au 31.12.14). D’autre part, je lis beaucoup moins qu’avant (et que certains), donc normal que ça avance moins vite. Cependant, je commence relativement peu de nouvelles sagas (0 en 2014, z’avez vu !), donc pour moi c’est ce qui fait que mon engagement est satisfaisant jusqu’à maintenant !

En avant pour une autre année et vers toujours plus de sagas terminées !

Les Haut-Conteurs, tome 4 : Treize damnés d’Oliver Peru & Patrick McSpare

31 Déc
Scrinéo (Jeunesse) - 2011 - 338 pages

Scrinéo (Jeunesse) – 2011 – 338 pages

Perdu dans un pays de glace, Roland est prisonnier de sorcières. Indomptable, il tente de percer le mystère de ses bourreaux sans perdre l’esprit, mais la folie est inlassable. Elle le dévore peu à peu, et même un Coeur de Lion ne saurait lui résister. Pourtant, les réponses aux questions qu’il s’est toujours posées sont à portée de voix… Car ses geôlières semblent tout connaître du Livre des Peurs.

À Rome, Alexandrie, Bruxelles, les Haut-Conteurs cherchent Roland et Mathilde la Patiente. Tous deux se sont évaporés après leur aventure sur les terres maudites de Ravengen. La jeune Eléna, le truculent Bouche-Goulue, Salim l’Insondable et Corwyn le Flambloyant collectent des indices et progressent vers le nord de l’Europe, sur la piste des Treize damnés et des origines du Livre.

Roland et ses amis sont-ils prêts à découvrir ce que nul Conteur avant eux n’avait seulement osé imaginer ? Dans la vaste cité souterraine peuplée de spectres, l’Immortel attend son heure.

Voici venue l’histoire mère de toutes les histoires, voici venu le temps des révélations…

Mon avis

Ayant envie d’avancer un peu dans mes différentes sagas en cours, je me suis dit qu’une petite incursion dans l’univers des Haut-Conteurs serait fort à propos, d’autant plus que la suite et fin de cette pentalogie attendait bien sagement dans ma PAL depuis… je ne sais plus quand ! Bien m’en a pris, car si j’avais trouvé que le tome 3 rehaussait le niveau de cette saga, Treize damnés nous amène à un tout autre niveau encore une fois ! Je ne regrette donc pas du tout de m’y être replongée !

La fin de Coeur de lune nous laissait sur un beau gros point d’interrogation. On découvre donc peu à peu ce qui est finalement arrivé à Roland et ses compagnons. Ce dernier étant amnésique, on constate la situation au même rythme que lui, si bien que cela occupe une bonne partie du roman. Les auteurs auraient pu tomber dans la facilité en utilisant l’amnésie, mais c’est au contraire assez bien exploité. Je n’ai en tout cas pas senti que c’était uniquement un prétexte. De plus, on a droit ici à un opus plus sombre, qui flirte à maintes occasions avec la folie et la violence. Les protagonistes sont poussés dans leurs derniers retranchements et il est intéressant de les voir s’ingénier à trouver des solutions.

Le personnage de Roland connaît une très belle évolution dans ce tome. Par la force des choses, il gagne beaucoup en maturité, tout en restant fidèle aux valeurs profondément ancrées en lui. En effet, malgré l’amnésie, il saura en son fort intérieur que certains gestes qu’on lui demande de poser ne sont pas dans sa nature. Il fait également preuve d’une très grande persévérance et surtout d’une grande résilience. Il en est de même pour Mathilde, pour qui l’interminable captivité a dû être encore plus pesante puisqu’elle avait conscience de ce qui se passait et du temps qui filait. Lothar est quant à lui à la hauteur de ce que l’on connait de lui, c’est-à-dire perfide et manipulateur. J’ai néanmoins aimé le suivre dans ce tome. Il a été très intéressant d’en apprendre davantage sur lui et de voir l’ampleur de son obsession pour le Livre des Peurs.

On pourrait a priori penser que le fait que la très grande partie de l’histoire se déroule au même endroit, dans la Montagne hurlante, rende l’histoire ennuyeuse, mais ce n’est pas le cas. C’est un lieu suffisamment intriguant pour maintenir l’intérêt du lecteur tout au long du récit. On ressent assez bien l’aspect labyrinthique de l’endroit. J’ai également éprouvé le même malaise que Roland par rapport à ce mystérieux village, hors de la montagne. Je dois par contre avouer que j’aurais bien aimé en savoir davantage sur les recherches menées par l’Ordre Pourpre pour retrouver Roland et Mathilde. Quelques bouts de chapitres y sont consacrés, mais je trouve qu’on ne connaît finalement pas grand chose de l’Ordre en tant que tel, même rendu au quatrième tome, et c’est dommage parce qu’il me semble qu’il y a clairement matière à développer. Néanmoins, je reconnais que cet opus est, à mon avis, assez bien équilibré niveau action et qu’ajouter des informations sur l’historique de l’Ordre aurait peut-être cassé le rythme.

Un reproche que l’on pourrait cependant faire à ce tome est sa fin un peu expéditive. Ce « Pouf ! Tous les ennemis disparaissent » (ou à peu près) m’a un peu fait sourciller. J’ai honnêtement eu envie de me dire « tout ça pour ça » ? Mais bon, il faut avouer que nos héros se sont quand même bien fait bastonnés et maltraités tout au long du livre et, en somme, on reste content pour eux qu’ils puissent souffler un peu.

Bref, voici à nouveau un tome qui nous démontre que la qualité de cette saga ne fait que croître à chaque volume. Les personnages, confrontés à de sombres aventures, connaissent une grande mais douloureuse évolution. En dépit du nombre très restreint de lieux dans l’histoire, les auteurs ont insufflé un bon rythme au récit, sans tomber dans les clichés malgré l’utilisation d’un ressort vu et revu (l’amnésie). Même si je regrette cette fin un peu facile, j’ai passé un excellent moment et le cinquième et dernier tome ne restera probablement pas très longtemps dans ma PAL !

Excellent!!

Excellent!!

Tomes
T.1: La Voix des Rois – paru
T.2: Roi vampire – paru
T.3: Coeur de lune – paru
T.4: Treize damnés – paru
T.5: La Mort noire – paru

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La Tapisserie de Fionavar, tome 3 : La Route obscure de Guy Gavriel Kay

3 Mar
La route obscure

The Darkest Road (traduit par Élisabeth Vonarburg) – Alire – 2002 – 508 pages

L’hiver avait pris fin. Le cristal de convocation s’était embrasé. C’était la guerre, quelque part au nord, dans les ténèbres. Et un navire voguait vers l’occident…

Dans Fionavar, le Grand Univers dont le nôtre n’est qu’une ombre bien pâle, la puissance de Rakoth Maugrim, le dieu renégat, ne cesse de croître malgré les nombreux appuis accordés à l’armée des Lumières, conduite par Ailéron, le haut roi du Brennin, par plusieurs dieux et héros mythiques – dont Owein, le maître de la Chasse Sauvage, et Arthur Pendragon, le Guerrier revenu des morts.

Or, un ultime fil doit encore trouver sa place dans la trame complexe du Tisserand, et ce fil, c’est Darien, le fils de Jennifer et du Dévastateur lui-même. Mais jamais créature vivante, dans aucun univers, n’a été si exactement suspendue entre la Lumière et les Ténèbres…

Mon avis

J’ai très mauvaise mémoire pour les histoires que je lis, même lorsqu’il s’agit de coups de coeur, mais quand un livre me fait grande impression, j’ai tendance à me rappeler assez bien à quel point il m’a procuré de forts sentiments. Relativement peu de livres ont la capacité de continuer à évoquer de tels émotions en moi malgré le temps qui passe. Pour ne citer que la fantasy : les Pierre Bottero, évidemment (particulièrement Le Pacte des MarchOmbres et Les Âmes croisées). Le Chant d’Albion de Stephen Lawhead, que j’ai découvert à peu près à la même époque que GGK. Et La Tapisserie de Fionavar, bien entendu. Elle m’a fait vibrer lorsque j’étais adolescente et m’a encore une fois fait vibrer aujourd’hui. Je ne me souvenais d’absolument rien concernant ce troisième tome, mais c’est sans surprise qu’il m’a emportée, qu’il m’a transportée. Il ne fait que confirmer pourquoi je gardais et je garderai probablement toujours un souvenir impérissable de cette trilogie.

Ce dernier livre est une conclusion remplit d’énormément de souffrance et de tristesse. On y voit les répercussions de la guerre, les changements qu’elle amène, ou plutôt ceux qu’elle impose. Dans bien des cas, c’est une souffrance sans commune mesure que l’on nous dépeint, qui émeut par sa grandeur et sa cruauté, mais en même temps nous horrifie. C’est une guerre sans merci, qui prend tout et ne donne rien, qui détruit impartialement mais si injustement tout sur son passage.

Soyez prévenus, Guy Gavriel Kay n’épargne pas ses personnages. Combien de fois ai-je vu la mort d’un personnage arrivée, combien de fois me suis-je dit « non, non c’est impossible, il ne peut pas le faire mourir, il y aura forcément un retournement de situation et il aura la vie sauve ». Et combien de fois me suis-je trompée. Des morts tragiques, mais des morts magnifiques aussi, pleines de lumière et pleine de vie. En fait, ils sont peu nombreux à mourir, mais ils laissent un vide si grand qu’on a l’impression qu’ils ont été plusieurs à nous quitter. La Tapisserie de Fionavar, c’est l’histoire de multiples sacrifices, mais aussi d’une profonde résilience. Chaque personnage dans cette histoire a effectué un quelconque sacrifice. Pour certains, il en a été de leur vie. Pour d’autres, leur liberté ou le contrôle de leur destinée. Pour d’autres encore, leur pouvoir. Le sacrifice d’un être cher, parfois. Autant de raisons différentes qui ne pointent pourtant que dans la même direction : vers la Lumière. Et aussi difficile que celui puisse paraître, chaque personnage finit par accepter de payer ce lourd tribut. Certains s’y résignent assez vite alors que pour d’autres, c’est un combat de tous les instants, une tentative de révolte contre un destin – une trame – implacable.

Un seul être, dans cette histoire, est libre de toute destinée préalablement tracée : Darien, le petit Dari… « Jamais créature vivante, dans aucun univers, n’a été si exactement suspendue entre la Lumière et les Ténèbres ». Une phrase que je trouve splendide, sans vraiment savoir pourquoi. Darien a vraiment un destin exceptionnel et je regrette que si peu du récit, somme toute, lui soit consacré, considérant son importance dans l’histoire. Je ne sais pas précisément ce que j’aurais aimé savoir de plus, mais j’ai vraiment eu l’impression de ne pas le connaître assez. J’aurais également aimé en lire davantage sur les Paraïko, qui m’ont semblé passablement effacés. Peut-être Kay souhaitait-il conserver le mystère qui les entoure… Finalement, je trouve aussi dommage la présence quasi impromptue du dragon de Maugrim, qui arrive un peu comme un cheveu sur la soupe et qui repart aussi vite. J’aurais préféré qu’il soit complètement absent ou bien beaucoup plus présent, mais pas cet entre-deux qui n’a l’air que d’un prétexte pour la réalisation d’un autre évènement. J’ai trouvé que c’était fort mal amené.

Malgré cela, et plus encore que dans les deux premiers tomes, j’ai trouvé le style de Guy Gavriel Kay empreint d’un lyrisme incroyable. Sa plume m’a profondément touchée. C’est un travail fort probablement admirable qu’a réalisé la traductrice Élisabeth Vonarburg. Je n’ai jamais lu de GGK en VO, donc je ne peux évidemment pas juger de la qualité de la traduction, mais à voir comment j’ai été émue, je ne doute pas une seconde que le travail a été bien fait. Cela me donne bien envie de découvrir les propres oeuvres d’Élisabeth Vonarburg !

Je sais que plusieurs trouveront probablement cela ridicule, mais cette relecture m’a aussi fait réfléchir. Au sens de nos vies, à la place de chacun dans l’univers. Il m’a fait me demander pourquoi je suis là, pourquoi j’existe, quel est mon but, ma raison d’être. Et je pense que c’est extraordinaire qu’un roman puisse faire une telle chose. Peu importe que ce soit de la fantasy ou une histoire plus réaliste et contemporaine, je trouve que c’est magique à quel point les auteurs savent évoquer et faire naître des émotions en nous. Et c’est dans ces moments-là, quand je lis des auteurs comme Guy Gavriel Kay, que je ressens un immense respect envers eux.

Bref, c’est une conclusion douloureusement belle à cette magnifique trilogie qu’est La Tapisserie de Fionavar. Ce tome final nous fait prendre conscience de tous les sacrifices auxquels les personnages ont consenti et de la résilience dont ils font preuve. Guy Gavriel Kay nous livre un texte magnifiquement bien écrit qui a su m’émouvoir et me faire réfléchir. Chapeau à Mme Vonarburg pour la traduction. Tout ce que je regrette de ce tome est le trop peu d’attention accordée à Darien et aux Paraïko ainsi que l’introduction maladroite du dragon de Maugrim, mais ces petits détails ne pèsent pas bien lourd dans mon coeur. Désolée pour cette chronique qui me semble un peu émotive, mais bon, voilà, c’est l’effet que me fait GGK, que voulez-vous !  Ce fut encore une fois une relecture commune avec Taliesin; voyez son avis ici !

Coup de coeur!!

Coup de coeur!!

Cette chronique marque ma troisième contribution à mon challenge GGK !

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Tomes…
T.1: L’Arbre de l’été – paru
T.2: Le Feu vagabond – paru
T.3: La Route obscure – paru

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La Tapisserie de Fionavar, tome 2 : Le Feu vagabond de Guy Gavriel Kay

20 Sep
The Wandering Fire (traduit par Élisabeth Vonarburg) – Alire – 2002 - 356 pages

The Wandering Fire (traduit par Élisabeth Vonarburg) – Alire – 2002 – 356 pages

Rakoth le Dévastateur n’était plus enchaîné. Une telle puissance allait s’abattre sur eux ! Et si l’univers de Fionavar était perdu, tous les autres tomberaient devant Maugrim, la Tapisserie serait déchirée et dénaturée sur le Métier à Tisser des univers, sans pouvoir jamais être réparée…

C’est sur cette toile de fond que s’agitent magiciens, nains, guerriers, héros et héroïnes ressuscités des mythes les plus anciens, mais aussi cinq jeunes Torontois dont chacun doit mener à bien sa mission cruciale : pour Kimberly, tirer les morts de leur repos et, pour Dave, porter le cor magique ; introduire son propre fil dans la trame de la Tapisserie pour Paul, le Seigneur de l’Arbre de l’Été, et devenir l’agent d’une destinée immémoriale pour Jennifer ; enfin, pour Kevin, découvrir son rôle dans le combat qui sauvera peut-être du Dévastateur les univers du Tisserand.

Mon avis

Après une relecture très concluante du premier tome (voir mon avis ici), je ne doutais plus un seul instant de passer un bon moment en relisant la suite, à commencer, obviously, par le tome 2 : Le Feu vagabond. La vie a fait en sorte que cette lecture m’a pris près d’un mois et demi, mais ce n’est pas parce que ce livre n’est pas bon, très loin s’en faut !

Au tout début du livre, nos chers aventuriers voyageurs sont de retour dans notre monde, en attente d’un rêve de Kim ou d’un signe de Lorèn Mantel d’Argent. Ils finiront par retourner en Fionavar, mais ce sera accompagnés d’un personnage des plus légendaires : Arthur Pendragon, surnommé le Guerrier. C’est un rôle relativement effacé que lui a offert Guy Gavriel Kay dans ce deuxième tome comparativement à l’importance qu’on lui donne généralement dans les histoires le mettant en scène. C’est une chose que j’ai appréciée, car, bien qu’étant un personnage très intéressant, il y a déjà assez de personnages principaux dans l’histoire. Pour l’instant, il a plutôt un rôle de soutien (dans tous les sens du terme), mais pourtant, malgré la retenue dont il fait preuve, sa noblesse, sa droiture et sa sagesse, que Kay a très bien su restituer, transpirent à travers les pages.

Cependant, j’ai l’impression que, pour qui ne connait pas très bien les légendes arthuriennes, certains détails peuvent nous échapper. Par exemple, à plusieurs reprises, il est mentionné que c’est parce qu’Arthur a tué les enfants qu’il est ainsi condamné. Or, je n’avais personnellement aucune idée de quoi il retourne au sujet de ces enfants.  J’ai finalement fait une recherche, mais j’ai eu bien du mal à trouver ce que je cherchais. Mais bon, comme je le disais, il s’agit de détails, donc ça ne gêne pas forcément la lecture, mais ça peut parfois être agaçant de ne pas tout comprendre. Et il faut avouer que Kay a le mérite de sortir des sentiers battus en usant d’une facette peu connue des légendes arthuriennes. Cette trilogie s’inspire également de la mythologie celte, que je suis loin de maîtriser aussi, donc encore une fois, je n’ai pas su capter toutes les subtilités de l’histoire. Néanmoins, je ne considère pas que la nécessité d’avoir de bonnes connaissances en mythologie et légendes est un défaut. Après tout, comme cela ne nuit pas à la compréhensionje ne me plaindrai pas de cette richesse !

En outre, dans ce deuxième tome, l’histoire acquiert un souffle de plus en plus épique, ce qui n’est pas pour me déplaire. Des contre-attaques sont enfin lancées contre Rakoth et les confrontations entre le Bien et le Mal sont de plus en plus nombreuses. On assiste notamment sur la fin à une bonne grosse bataille, de celles où s’affrontent des combattants venant de partout à travers le continent et moult monstres tous plus cruels les uns que les autres. La séquence sur le voyage en mer de Paul, Diarmuid, Lorèn et Arthur et ce qui s’en suit apportent aussi une bonne petite dose d’action bienvenue. Avec ce nouveau souffle se manifeste également un sentiment croissant d’urgence, qui tend donc à rendre le récit encore plus captivant et prenant. On se prend à espérer avec les personnages et à rager contre les contre-temps et les obstacles qui surgissent. C’est un tome que j’ai trouvé encore une fois riche en émotions. Plusieurs moments m’ont assez émue, notamment lorsque l’on comprend ce qu’il est advenu de tous les Lios Alfar partis en mer. On assiste aussi de nouveau à des choix déchirants et à des sacrifices admirables qui nous donnent des frissons. Et c’est sans compter cette ambiance si unique qui me charme toujours autant !

Bref, les légendes arthuriennes et les mythes celtes dont s’inspire Kay font en sorte que certains détails nous échappent quand on ne s’y connaît pas, mais on suit tout de même très aisément les intrigues, intrigues qui gagnent en suspense tout au long du livre et dont la portée ne cessent de s’amplifier. Les émotions sont toujours au rendez-vous et l’on a droit à plusieurs scènes particulièrement touchantes dans ce tome. Le personnage d’Arthur Pendragon, bien que secondaire, me semble quant à lui fidèle à ce qu’on entend de lui. Voilà donc une très bonne suite qui ne m’a – ô surprise – aucunement déçu ! Voyez la chronique de mon co-lecteur Taliesin ici !

Coup de coeur!!

Coup de coeur!!

Cette chronique marque ma deuxième contribution à mon challenge GGK qui, je le rappelle, est déjà en route depuis plus de deux ans et demi !

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Tomes…
T.1: L’Arbre de l’été – paru
T.2: Le Feu vagabond – paru
T.3: La Route obscure – paru

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Le Dernier jardin, tome 1 : Éphémère de Lauren DeStefano

11 Fév
Wither (traduit par Tristan Lathière) - Castelmore - 2011 - 450 pages

Wither (traduit par Tristan Lathière) – Castelmore – 2011 – 450 pages

Que faire de sa vie quand on connaît la date exacte de sa mort ?

L’humanité croyait son avenir assuré. La science avait créé des enfants parfaits, immunisés contre toutes les maladies. Mais qui pouvait imaginer le prix à payer ? Car désormais, personne ne survit au-delà de vingt-cinq ans. Le monde a changé. Pour les jeunes femmes, la liberté n’est plus qu’un souvenir. Au nom de la survie de l’espèce, elles sont kidnappées et contraintes à des mariages polygames.

Rhine a seize ans. Quand elle se réveille dans une prison dorée, elle n’a qu’une idée en tête : fuir. Qu’importe l’amour que lui portent son mari et ses soeurs épouses. Quand on n’a que quelques années à vivre, la liberté n’a pas de prix.

Mon avis

Éphémère est un livre au sujet duquel j’avais entendu d’excellents échos un peu partout sur la blogosphère. Ajoutez à cela une magnifique couverture et vous venez de me faire tomber dans vos filets.  Pour tout vous dire, je ne savais même pas de quoi exactement parlait ce livre quand je l’ai acheté. Hélas, le charme n’a pas vraiment opéré entre cette dystopie et moi…

En ce qui me concerne, je trouve que la lacune majeure de ce roman – et c’est ce qui a fait en sorte que je n’ai pas vraiment accroché – est son univers. A priori, le concept n’est pas mauvais : les scientifiques ont réussi à rendre une génération immunisée contre toutes les maladies, mais tous les enfants issus de cette génération ont une espérance de vie plutôt courte, soit vingt ans pour les femmes, vint-cinq pour les hommes. Mais voilà, ce que je viens de vous dire, c’est à peu près tout ce qu’on apprend sur l’univers en 450 pages. Lisez le résumé, il contient à lui seul toutes les informations données sur le cadre dystopique dans la totalité du roman. Par ce manque de profondeur, Lauren DeStefano n’a pas su rendre son univers réel à mes yeux. Je n’ai pas réussi à y croire. Et pour une dystopie, c’est assez problématique. On sent que la société (la seule restante sur la planète à cause d’une prétendue Troisième Guerre mondiale dont on ne nous dit absolument rien) est très évoluée scientifiquement et technologiquement, mais rien ne vient étayer cette impression. On ne comprend pas vraiment non plus comment et pourquoi le monde est devenu tel qu’il est dans le roman. En gros, je n’ai pas été capable de trouver des repères auxquels m’accrocher dans cet univers et c’est bien dommage.

Avec un cadre aussi flou, on comprend – ou suppose – que l’auteure a voulu centrer son histoire sur ses personnages (ce n’est tout de même pas une raison pour occulter le contexte, mais bref). Comme on suit Rhine partout, même dans sa tête (si si !) à cause du point de vue narratif, on pourrait penser que, par conséquent, on apprendra très bien à la connaître. Mais là encore, j’ai coincé : à la fin de ma lecture, je n’ai pas vraiment eu l’impression de la connaître réellement. Ni aucun des personnages. En fait, j’ai trouvé que l’on n’apprend rien sur personne. Certes, on découvre qu’une telle est orpheline, que l’autre a perdu toutes ses soeurs ou encore qu’une autre avait un père peintre, que les parents de Rhine étaient scientifiques, que son frère est la personne qui compte le plus au monde pour elle, mais…  je ne sais pas, en termes de valeurs, de traits de personnalité, etc., je n’ai pas trouvé que les personnages étaient bien décrits. Je ne me suis donc pas attachée à eux. J’ai également eu un gros problème de perception des âges, c’est-à-dire que je n’avais pas du tout l’impression que Linden, par exemple, avait 21 ans, ni que Jenna en avait 19. Allez savoir pourquoi (mais je suspecte fortement cette description selon moi déficiente des personnages). 

Une autre des raisons pour lesquelles je n’ai pas accroché à Éphémère ? La narration. En effet, je n’y ai pas adhéré. Peut-être est-ce parce que je ne suis pas habituée à lire un récit à la fois au présent et à la première personne, mais toujours est-il que j’ai d’abord buté sur la conjugaison pour ensuite être freinée par le point de vue. Je pense que le roman aurait gagné à être polyphonique parce qu’on se trouve enfermé dans la vision et la perception de Rhine. L’histoire aurait pu être un huis-clos intéressant, mais pour le coup, j’ai plutôt eu l’impression d’être brimée dans ma lecture, frustrée et non tenue en haleine par ce manque d’informations occasionné par l’unique point de vue narratif choisi par l’auteure. Je trouve qu’il aurait été vraiment très intéressant de voir les choses du point de vue de Linden à certains moments de l’histoire ou de celui de Gabriel à d’autres moments.

D’ailleurs, en général, on s’attend à ce qu’un bon huis-clos soit haletant, oppressant ou dérangeant, voire même tout ça à la fois, mais je trouve qu’aucun de ces qualificatifs ne s’applique à Éphémère. En effet, niveau suspense, on repassera. On ne s’ennuie pas nécessairement, mais on n’est pas réellement captivée non plus, le manque d’action étant aux premières loges dans le banc des accusés. Certes, par définition, un huis-clos ne laisse pas vraiment place à moult actions « physiques » (déplacements, courses-poursuites, etc.), mais d’une part, l’histoire de ce roman se déroule dans un grand manoir au vaste terrain (plutôt propice aux petites marches de santé donc), et d’autre part, l’action n’a pas besoin d’être physique, justement, pour être haletante. Suivre les pensées d’un personnage dans l’élaboration d’un plan de fuite ou d’une stratégie pour glaner des informations peut s’avérer palpitant. Cependant, dans le cas qui nous occupe, Rhine reste dans l’ensemble plutôt passive et, même si on voit qu’elle a une certaine stratégie et un semblant de plan, plusieurs éléments facilitant sa fuite tombent un peu du ciel pile au bon moment, empêchant souvent à un crescendo de tension d’avoir une finale explosive, surprenante. Un soufflé qui retombe quoi.

En outre, Éphémère n’est pas des plus dérangeants non plus. Ses thèmes avaient pourtant tout pour l’être (enlèvements de jeunes filles pour faire des mariages polygames forcés, captivité, dénigrement du statut de la femme en la reléguant au simple rôle de procréatrice, expériences scientifiques faites sur des enfants), mais je trouve que l’auteure n’a pas assez insisté sur le côté ignoble de la situation. Il aurait fallu que ce soit plus sombre. En tout cas, pour ma part, je suis restée plutôt insensible devant ce qui se passait dans cette prison dorée. Peut-être que Maître Vaughn aurait dû être davantage présent…

Bref, première nouvelle lecture de l’année et premier flop ! Un univers et des personnages manquant de profondeur, une narration qui ne m’a pas plu, un manque de suspense et une histoire pas assez percutante; voilà ce que je lui reproche. Malgré tout cela, reste que je n’ai pas passé un effroyable moment de lecture non plus, ça se laisse lire, les thèmes abordés, quoique peut-être mal exploités, sont intéressants. Sans doute que par curiosité, je lirai la suite. Peut-être en apprend-t-on plus sur l’univers et les personnages. Et j’ai entendu dire qu’il y avait davantage d’action dans le deuxième tome, peut-être que ça passera mieux… À voir !

Moyen...

Moyen…

Déception...

Déception…

Tomes…
T.1: Éphémère – paru
T.2: Fugitive – paru
T.3: Sever – non traduit

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Bilan Fin de série

2 Fév

Le 19 février 2012, je décidais de me lancer dans l’aventure « Fin de série », créée par Acr0. Le principe ? Continuer et terminer ses séries dans un délai respectable. Je considère que mon nombre de séries en cours n’est pas astronomique (à vous de juger), surtout comparativement à certains , mais je me dit que cela ne peut pas faire de tort de ne pas vouloir laisser traîner mes séries pendant des lustres et des lustres !

Cela ne fait pas encore un an que j’ai décidé d’adhérer au concept d’Acr0, mais comme je tiens mes listes de lecture par année, sans noter de dates précises, il est plus facile pour moi de vous faire part de mon avancée du 1er janvier au 31 décembre plutôt que du 19 février d’une année au 18 février de l’autre. Par conséquent, voici mon bilan séries de l’année 2012 !

Séries terminées (4)

  • La Trilogie des jumeaux d’Agota Kristof (3 tomes, 1 lu en 2012)
  • Hunger Games de Suzanne Collins (3 tomes, 2 lus en 2012)
  • A.N.G.E. d’Anne Robillard (10 tomes + 1 livre compagnon, 4 lus en 2012)
  • Filles de lune d’Élisabeth Tremblay (5 tomes, 2 lus en 2012)

Séries poursuivies (4)

  • Le Roi Corbeau de Stephen Lawhead (lecture du tome 2)
  • Une irrésistible envie… de Meg Cabot (lecture du tome 3)
  • A comme Association d’Erik L’Homme & Pierre Bottero (lecture des tomes 3 à 6)
  • Ari Mackenzie d’Henri Loevenbruck (lecture du tome 2)

Séries commencées (2)

  • Sookie Stackhouse de Charlaine Harris (lecture du tome 1 en VO)
  • Vampire Story de David Wellington (lecture du tome 1)

Nouvelles séries en attente (2)

(Rappel : une série en attente est une série non entamée dont je possède au moins un tome)

  • Le Dernier jardin de Lauren DeStefano (tome 1 dans ma PAL)
  • Le Protectorat de l’ombrelle de Gail Carriger (tome 1 dans ma PAL)

En bref, une bien bonne année selon moi puisque j’ai terminé ou poursuivi beaucoup plus de séries que j’en ai commencé ! J’ignore totalement comment va se passer 2013 au niveau sagas, surtout qu’il y a une librairie tout près de l’endroit où je vais faire mon stage de 14 semaines. grin Wait and see !

La Tapisserie de Fionavar, tome 1 : L’Arbre de l’été de Guy Gavriel Kay

24 Nov
L'Arbre de l'été de Guy Gavriel Kay

The Summer Tree (traduit par Élisabeth Vonarburg) – Alire – 2002 – 423 pages

Ils sont cinq, femmes et hommes, tous Torontois ; ils sont jeunes, étudiants ou professionnels, tous rationnels. Or, les voici projetés dans Fionavar, le Grand Univers dont le nôtre n’est qu’une ombre bien pâle !

Malgré la protection offerte par Mantel d’Argent le magicien, ils sont aussitôt pris dans les premières escarmouches de la guerre qui oppose les forces des Lumières à celles des Ténèbres. Car Rakoth Maugrim, le dieu renégat, a trouvé moyen de se libérer de sa prison millénaire.

Le Grand Royaume du Brennin, où ont abouti nos cinq jeunes héros, est la première cible de Maugrim. Une proie facile, puisque le vieux roi n’a pas renoué les liens tissés par ses ancêtres avec les puissances bénéfiques de l’Arbre de l’Été. Une proie facile, à moins que le roi ne s’offre en sacrifice à ce dernier, ou qu’une autre personne ne le remplace…

Mon avis

Ahhhh, Fionavar… Cette trilogie a été un de mes premiers véritables coups de foudre littéraires. Je n’avais que 13 ans à l’époque où je l’ai lue et ces trois livres ont été une claque monumentale pour moi. Depuis, je voue une admiration quasi sans borne à Guy Gavriel Kay (GGK pour les intimes), alors que je n’ai même pas lu la moitié de sa bibliographie.

Cependant, face à un souvenir si fort, facile d’éprouver de l’appréhension avant de se lancer dans une relecture, 7 ans plus tard et quelques centaines de livres lus depuis. Est-ce que le bagage littéraire acquis depuis ma première lecture de la trilogie allait entacher ma relecture ? C’est la question qui m’a fait hésiter pendant de longs mois. Pourquoi avoir franchi le pas ? Trois raisons : 1) j’ai besoin de chroniquer la trilogie pour mon propre challenge GGK, 2) ça fait des mois que je me fais persécuter par Taliesin  pour le relire (vous vous douterez donc que c’était une lecture commune avec lui ), 3) j’ai senti que j’avais envie de chroniquer, ce dont la raison 1 est singulièrement dépendante. Mais bon, trêve de blabla !

L’histoire, de façon un peu paradoxale, ne tarde pas à démarrer, mais a aussi un début plutôt lent. *Non mais qu’est-ce qu’elle dit, c’est complètement contradictoire !* Mais si, j’vous dis ! La « véritable » aventure ne fait que commencer à la moitié du livre environ (d’où la lenteur), mais en même temps, les personnages sont embarqués rapidement dans ce nouveau monde qu’est Fionavar. D’ailleurs (et c’est ce qui a fait que j’ai vraiment très peu apprécié ce début), j’ai trouvé que nos cinq protagonistes – Kevin, Paul, Jennifer, Kimberly et Dave – se laissent embarquer bien trop vite dans cette histoire. De la part d’universitaires comme eux, étudiant notamment en médecine et en droit, je me serais attendue à davantage de rationalité (ce que laissait entendre la quatrième de couverture). On notera d’ailleurs tout au long du livre l’absence de « choc culturel » entre les cinq étudiants et Fionavar, un monde plutôt moyenâgeux avec une religion, une culture et des traditions très différentes de notre monde et de notre époque à nous. Bien qu’ils s’interrogent parfois sur telles ou telles légendes, ils s’adaptent très – trop – vite à leur destination. Et ça m’a vraiment agacée.

De plus, on n’apprend pas beaucoup à connaître les personnages au début du livre, si bien qu’ils sont jetés dans l’aventure sans qu’on sache vraiment qui ils sont. Néanmoins, cela fait en sorte qu’on découvre notre trio masculin et notre duo féminin graduellement, au fil de l’histoire, et tout compte fait, ce n’est pas plus mal. On n’arrive pas à les cerner facilement et cela les rend intéressants et énigmatiques. Il est ainsi peut-être un peu plus difficile de s’attacher à eux, mais quand on finit par apprendre ou comprendre pourquoi tel personnage agit d’une certaine façon, on éprouve de la sympathie et de la compréhension envers eux.

Les différentes histoires sont assez nombreuses, mais j’ai pour ma part trouvé qu’elles n’étaient pas nécessairement difficiles à suivre puisqu’elles suivent en général un ou deux des personnages principaux, donc il est facile d’associer les histoires aux protagonistes. C’est plutôt l’abondance de personnages qui peut momentanément porter à confusion, le temps de bien replacer qui est qui et quel est le rôle de chacun (c’est le lot des romans de fantasy me direz-vous !). J’avoue avoir eu de la difficulté à comprendre de qui il est question dans certains passages, mais ça ne gênait pas spécialement la compréhension de l’intrigue (ces passages n’ayant pas pour but de nous présenter « officiellement » les personnages mis en scène).

Bon. À ce point-ci de ma chronique, peut-être que certains d’entre vous se disent : « ben elle a aimé ou pas ?? ». Et c’est là que je vous parle de ce qui m’a charmée à la première lecture et qui me séduit encore dans cette relecture : l’ambiance. Je ne sais pas si c’est le style ou l’univers – ça pourrait très bien être le mélange des deux -, mais je trouve l’atmosphère de ce premier tome – et de la trilogie entière, d’après mes souvenirs – vraiment envoûtante. Des passages sombres, d’autres oniriques et d’autres encore follement intenses en émotions ou en tension… Il y a quelque chose de plus grand que les personnages dans l’histoire – la Tapisserie, le destin, les Dieux, appelez cela comme vous voulez – et on le ressent vraiment, ça transpire par les mots. Et personnellement, j’adore ! Cela fait en sorte que je suis vraiment absorbée par l’histoire à chaque fois que j’ouvre mon livre.

C’est aussi ce qui rend, à mon avis, le récit et surtout « l’acte » de Paul si.. wow ! Son histoire, sa souffrance, sa résilience… C’est un personnage si profond et un moment tellement fort, tellement… inqualifiable ! J’en ai des frissons rien qu’à y penser. Pour moi ce personnage à lui seul fait en sorte que ce livre vaut le détour. J’aime également beaucoup l’histoire de Dave parce qu’il s’en dégage une beauté sauvage. On a aussi l’impression d’entrer dans une grande famille, solidaire et courageuse, qui affiche un grand respect envers ses membres et ce qui l’entoure. Les Dalreï constituent vraiment un de mes peuples préférés dans cet univers.

Bref, L’Arbre de l’été est un livre qui possède vraiment à mes yeux une ambiance unique qui a encore une fois réussi à me conquérir. Parmi toutes les histoires et les personnages évoluant au sein de ce premier tome, certain(e)s se distinguent particulièrement de part leur force et/ou les sentiments qu’ils inspirent. La seule chose qui me retient de le considérer comme un coup de coeur est le début du livre et ses quelques petits défauts ici ou là, mais vraiment, je ne suis pas déçue de cette relecture, bien au contraire. Pour moi, Guy Gavriel Kay signe ici une oeuvre à la fois humaine et cruelle qui augure une suite tout aussi intense. Vous pouvez trouver la chronique de mon co-lecteur Taliesin ici !

Excellent!!

Voici donc ma première participation à mon challenge Guy Gavriel Kay. Il était temps quand même, j’en suis l’instigatrice et je n’avais toujours aucune chronique à mon actif.  D’ailleurs, je vais essayer de faire une tournée générale pendant la période de Noël pour motiver les troupes !

Tome
T.1: L’Arbre de l’été – paru
T.2: Le Feu vagabond – paru
T.3: La Route obscure – paru

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