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L’Ombre du vent de Carlos Ruiz Zafón

9 Nov
L'Ombre du vent

La Sombra del Viento (traduit par François Maspero) – Le Livre de Poche – 2010 – 637 pages

Dans la Barcelone de l’après-guerre civile, par un matin brumeux de 1945, un homme emmène son petit garçon – Daniel Sempere, le narrateur – dans un lieu mystérieux du quartier gothique : le Cimetière des Livres Oubliés. L’enfant est ainsi convié par son père à un étrange rituel qui se transmet de génération en génération : il doit y « adopter » un volume parmi des centaines de milliers. Là, il rencontre le livre qui va changer le cours de sa vie et l’entraîner dans un labyrinthe d’aventures et de secrets « enterrés dans l’âme de la ville » : L’Ombre du vent.

Mon avis

L’Ombre du vent pourrait être un titre fort à propos pour relancer mon blog quelque peu délaissé : je ne fais que passer en coup de vent et mon blog n’est que l’ombre de lui-même depuis de nombreux mois. J’ai terminé ce livre en août 2011, mais, pour diverses raisons déjà évoquées ailleurs, cela a pris un certain temps avant que je ne commence la rédaction de ce billet, et quelque temps encore avant que je le termine. Et par la suite, pour une raison un peu obscure à moi-même, il est resté non publié pendant de longs mois encore ! Toutefois, je tenais à le faire parce que c’est un roman qui, selon moi, mérite qu’on parle de lui (comme en témoigne la probable centaine, voire plus, de billets déjà existants à son sujet ^^).

L’Ombre du vent est un livre indéfinissable, mêlant à la fois le drame, la romance, l’histoire et le suspense. Tout commence avec un père veuf et son fils qui tiennent un petit commerce (une librairie plus précisément). Mais voilà, cette histoire qui aurait pu être banale est d’abord campée dans un certain cadre historique : Espagne de 1945. Puis, d’un simple livre choisi au hasard naît toute une intrigue, tout un jeu d’indices, de demi-vérités et de surprises. Quand on rencontre par la suite Lain Coubert pour la première fois, on a l’impression de frôler le fantastique. Et enfin, tout au long de l’histoire, on découvre que c’est en fait un grand drame qui se cache derrière tout ça, mais avant tout une histoire d’amour aussi.

Bien des auteurs se seraient cassés les dents à essayer d’entrelacer tous ses genres en une seule et même histoire, mais Carlos Ruiz Zafón le fait de main de maître, de façon totalement harmonieuse. C’est un puzzle envoûtant qui captive complètement. Tout est inextricablement lié, tout s’entrecroise et rien n’est tiré par les cheveux ou tarabiscoté malgré la complexité du récit. Chaque détail a son rôle dans l’histoire et est judicieusement placé.

Carlos Ruiz Zafón a une très belle plume, il écrit de belles choses, pleines de vérité et je comprends désormais pourquoi il est un auteur tant cité. Je pense que chaque lecteur sera touché par certaines de ses phrases. Les descriptions sont poétiques et les émotions sont bien retranscrites et transmises au lecteur. Ça se lit presque tout seul.

Voilà un livre qui, à mes yeux, mérite son succès, tout simplement. Allez, pour la route, voici une petite citation qui m’a bien fait réfléchir: « Pendant qu’on travaille, on ne regarde pas la vie dans les yeux. » (p.480)

Appréciation globale :

Excellent!!

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Les Haut-Conteurs, tome 4 : Treize damnés d’Oliver Peru & Patrick McSpare

31 Déc
Scrinéo (Jeunesse) - 2011 - 338 pages

Scrinéo (Jeunesse) – 2011 – 338 pages

Perdu dans un pays de glace, Roland est prisonnier de sorcières. Indomptable, il tente de percer le mystère de ses bourreaux sans perdre l’esprit, mais la folie est inlassable. Elle le dévore peu à peu, et même un Coeur de Lion ne saurait lui résister. Pourtant, les réponses aux questions qu’il s’est toujours posées sont à portée de voix… Car ses geôlières semblent tout connaître du Livre des Peurs.

À Rome, Alexandrie, Bruxelles, les Haut-Conteurs cherchent Roland et Mathilde la Patiente. Tous deux se sont évaporés après leur aventure sur les terres maudites de Ravengen. La jeune Eléna, le truculent Bouche-Goulue, Salim l’Insondable et Corwyn le Flambloyant collectent des indices et progressent vers le nord de l’Europe, sur la piste des Treize damnés et des origines du Livre.

Roland et ses amis sont-ils prêts à découvrir ce que nul Conteur avant eux n’avait seulement osé imaginer ? Dans la vaste cité souterraine peuplée de spectres, l’Immortel attend son heure.

Voici venue l’histoire mère de toutes les histoires, voici venu le temps des révélations…

Mon avis

Ayant envie d’avancer un peu dans mes différentes sagas en cours, je me suis dit qu’une petite incursion dans l’univers des Haut-Conteurs serait fort à propos, d’autant plus que la suite et fin de cette pentalogie attendait bien sagement dans ma PAL depuis… je ne sais plus quand ! Bien m’en a pris, car si j’avais trouvé que le tome 3 rehaussait le niveau de cette saga, Treize damnés nous amène à un tout autre niveau encore une fois ! Je ne regrette donc pas du tout de m’y être replongée !

La fin de Coeur de lune nous laissait sur un beau gros point d’interrogation. On découvre donc peu à peu ce qui est finalement arrivé à Roland et ses compagnons. Ce dernier étant amnésique, on constate la situation au même rythme que lui, si bien que cela occupe une bonne partie du roman. Les auteurs auraient pu tomber dans la facilité en utilisant l’amnésie, mais c’est au contraire assez bien exploité. Je n’ai en tout cas pas senti que c’était uniquement un prétexte. De plus, on a droit ici à un opus plus sombre, qui flirte à maintes occasions avec la folie et la violence. Les protagonistes sont poussés dans leurs derniers retranchements et il est intéressant de les voir s’ingénier à trouver des solutions.

Le personnage de Roland connaît une très belle évolution dans ce tome. Par la force des choses, il gagne beaucoup en maturité, tout en restant fidèle aux valeurs profondément ancrées en lui. En effet, malgré l’amnésie, il saura en son fort intérieur que certains gestes qu’on lui demande de poser ne sont pas dans sa nature. Il fait également preuve d’une très grande persévérance et surtout d’une grande résilience. Il en est de même pour Mathilde, pour qui l’interminable captivité a dû être encore plus pesante puisqu’elle avait conscience de ce qui se passait et du temps qui filait. Lothar est quant à lui à la hauteur de ce que l’on connait de lui, c’est-à-dire perfide et manipulateur. J’ai néanmoins aimé le suivre dans ce tome. Il a été très intéressant d’en apprendre davantage sur lui et de voir l’ampleur de son obsession pour le Livre des Peurs.

On pourrait a priori penser que le fait que la très grande partie de l’histoire se déroule au même endroit, dans la Montagne hurlante, rende l’histoire ennuyeuse, mais ce n’est pas le cas. C’est un lieu suffisamment intriguant pour maintenir l’intérêt du lecteur tout au long du récit. On ressent assez bien l’aspect labyrinthique de l’endroit. J’ai également éprouvé le même malaise que Roland par rapport à ce mystérieux village, hors de la montagne. Je dois par contre avouer que j’aurais bien aimé en savoir davantage sur les recherches menées par l’Ordre Pourpre pour retrouver Roland et Mathilde. Quelques bouts de chapitres y sont consacrés, mais je trouve qu’on ne connaît finalement pas grand chose de l’Ordre en tant que tel, même rendu au quatrième tome, et c’est dommage parce qu’il me semble qu’il y a clairement matière à développer. Néanmoins, je reconnais que cet opus est, à mon avis, assez bien équilibré niveau action et qu’ajouter des informations sur l’historique de l’Ordre aurait peut-être cassé le rythme.

Un reproche que l’on pourrait cependant faire à ce tome est sa fin un peu expéditive. Ce « Pouf ! Tous les ennemis disparaissent » (ou à peu près) m’a un peu fait sourciller. J’ai honnêtement eu envie de me dire « tout ça pour ça » ? Mais bon, il faut avouer que nos héros se sont quand même bien fait bastonnés et maltraités tout au long du livre et, en somme, on reste content pour eux qu’ils puissent souffler un peu.

Bref, voici à nouveau un tome qui nous démontre que la qualité de cette saga ne fait que croître à chaque volume. Les personnages, confrontés à de sombres aventures, connaissent une grande mais douloureuse évolution. En dépit du nombre très restreint de lieux dans l’histoire, les auteurs ont insufflé un bon rythme au récit, sans tomber dans les clichés malgré l’utilisation d’un ressort vu et revu (l’amnésie). Même si je regrette cette fin un peu facile, j’ai passé un excellent moment et le cinquième et dernier tome ne restera probablement pas très longtemps dans ma PAL !

Excellent!!

Excellent!!

Tomes
T.1: La Voix des Rois – paru
T.2: Roi vampire – paru
T.3: Coeur de lune – paru
T.4: Treize damnés – paru
T.5: La Mort noire – paru

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La Tapisserie de Fionavar, tome 1 : L’Arbre de l’été de Guy Gavriel Kay

24 Nov
L'Arbre de l'été de Guy Gavriel Kay

The Summer Tree (traduit par Élisabeth Vonarburg) – Alire – 2002 – 423 pages

Ils sont cinq, femmes et hommes, tous Torontois ; ils sont jeunes, étudiants ou professionnels, tous rationnels. Or, les voici projetés dans Fionavar, le Grand Univers dont le nôtre n’est qu’une ombre bien pâle !

Malgré la protection offerte par Mantel d’Argent le magicien, ils sont aussitôt pris dans les premières escarmouches de la guerre qui oppose les forces des Lumières à celles des Ténèbres. Car Rakoth Maugrim, le dieu renégat, a trouvé moyen de se libérer de sa prison millénaire.

Le Grand Royaume du Brennin, où ont abouti nos cinq jeunes héros, est la première cible de Maugrim. Une proie facile, puisque le vieux roi n’a pas renoué les liens tissés par ses ancêtres avec les puissances bénéfiques de l’Arbre de l’Été. Une proie facile, à moins que le roi ne s’offre en sacrifice à ce dernier, ou qu’une autre personne ne le remplace…

Mon avis

Ahhhh, Fionavar… Cette trilogie a été un de mes premiers véritables coups de foudre littéraires. Je n’avais que 13 ans à l’époque où je l’ai lue et ces trois livres ont été une claque monumentale pour moi. Depuis, je voue une admiration quasi sans borne à Guy Gavriel Kay (GGK pour les intimes), alors que je n’ai même pas lu la moitié de sa bibliographie.

Cependant, face à un souvenir si fort, facile d’éprouver de l’appréhension avant de se lancer dans une relecture, 7 ans plus tard et quelques centaines de livres lus depuis. Est-ce que le bagage littéraire acquis depuis ma première lecture de la trilogie allait entacher ma relecture ? C’est la question qui m’a fait hésiter pendant de longs mois. Pourquoi avoir franchi le pas ? Trois raisons : 1) j’ai besoin de chroniquer la trilogie pour mon propre challenge GGK, 2) ça fait des mois que je me fais persécuter par Taliesin  pour le relire (vous vous douterez donc que c’était une lecture commune avec lui ), 3) j’ai senti que j’avais envie de chroniquer, ce dont la raison 1 est singulièrement dépendante. Mais bon, trêve de blabla !

L’histoire, de façon un peu paradoxale, ne tarde pas à démarrer, mais a aussi un début plutôt lent. *Non mais qu’est-ce qu’elle dit, c’est complètement contradictoire !* Mais si, j’vous dis ! La « véritable » aventure ne fait que commencer à la moitié du livre environ (d’où la lenteur), mais en même temps, les personnages sont embarqués rapidement dans ce nouveau monde qu’est Fionavar. D’ailleurs (et c’est ce qui a fait que j’ai vraiment très peu apprécié ce début), j’ai trouvé que nos cinq protagonistes – Kevin, Paul, Jennifer, Kimberly et Dave – se laissent embarquer bien trop vite dans cette histoire. De la part d’universitaires comme eux, étudiant notamment en médecine et en droit, je me serais attendue à davantage de rationalité (ce que laissait entendre la quatrième de couverture). On notera d’ailleurs tout au long du livre l’absence de « choc culturel » entre les cinq étudiants et Fionavar, un monde plutôt moyenâgeux avec une religion, une culture et des traditions très différentes de notre monde et de notre époque à nous. Bien qu’ils s’interrogent parfois sur telles ou telles légendes, ils s’adaptent très – trop – vite à leur destination. Et ça m’a vraiment agacée.

De plus, on n’apprend pas beaucoup à connaître les personnages au début du livre, si bien qu’ils sont jetés dans l’aventure sans qu’on sache vraiment qui ils sont. Néanmoins, cela fait en sorte qu’on découvre notre trio masculin et notre duo féminin graduellement, au fil de l’histoire, et tout compte fait, ce n’est pas plus mal. On n’arrive pas à les cerner facilement et cela les rend intéressants et énigmatiques. Il est ainsi peut-être un peu plus difficile de s’attacher à eux, mais quand on finit par apprendre ou comprendre pourquoi tel personnage agit d’une certaine façon, on éprouve de la sympathie et de la compréhension envers eux.

Les différentes histoires sont assez nombreuses, mais j’ai pour ma part trouvé qu’elles n’étaient pas nécessairement difficiles à suivre puisqu’elles suivent en général un ou deux des personnages principaux, donc il est facile d’associer les histoires aux protagonistes. C’est plutôt l’abondance de personnages qui peut momentanément porter à confusion, le temps de bien replacer qui est qui et quel est le rôle de chacun (c’est le lot des romans de fantasy me direz-vous !). J’avoue avoir eu de la difficulté à comprendre de qui il est question dans certains passages, mais ça ne gênait pas spécialement la compréhension de l’intrigue (ces passages n’ayant pas pour but de nous présenter « officiellement » les personnages mis en scène).

Bon. À ce point-ci de ma chronique, peut-être que certains d’entre vous se disent : « ben elle a aimé ou pas ?? ». Et c’est là que je vous parle de ce qui m’a charmée à la première lecture et qui me séduit encore dans cette relecture : l’ambiance. Je ne sais pas si c’est le style ou l’univers – ça pourrait très bien être le mélange des deux -, mais je trouve l’atmosphère de ce premier tome – et de la trilogie entière, d’après mes souvenirs – vraiment envoûtante. Des passages sombres, d’autres oniriques et d’autres encore follement intenses en émotions ou en tension… Il y a quelque chose de plus grand que les personnages dans l’histoire – la Tapisserie, le destin, les Dieux, appelez cela comme vous voulez – et on le ressent vraiment, ça transpire par les mots. Et personnellement, j’adore ! Cela fait en sorte que je suis vraiment absorbée par l’histoire à chaque fois que j’ouvre mon livre.

C’est aussi ce qui rend, à mon avis, le récit et surtout « l’acte » de Paul si.. wow ! Son histoire, sa souffrance, sa résilience… C’est un personnage si profond et un moment tellement fort, tellement… inqualifiable ! J’en ai des frissons rien qu’à y penser. Pour moi ce personnage à lui seul fait en sorte que ce livre vaut le détour. J’aime également beaucoup l’histoire de Dave parce qu’il s’en dégage une beauté sauvage. On a aussi l’impression d’entrer dans une grande famille, solidaire et courageuse, qui affiche un grand respect envers ses membres et ce qui l’entoure. Les Dalreï constituent vraiment un de mes peuples préférés dans cet univers.

Bref, L’Arbre de l’été est un livre qui possède vraiment à mes yeux une ambiance unique qui a encore une fois réussi à me conquérir. Parmi toutes les histoires et les personnages évoluant au sein de ce premier tome, certain(e)s se distinguent particulièrement de part leur force et/ou les sentiments qu’ils inspirent. La seule chose qui me retient de le considérer comme un coup de coeur est le début du livre et ses quelques petits défauts ici ou là, mais vraiment, je ne suis pas déçue de cette relecture, bien au contraire. Pour moi, Guy Gavriel Kay signe ici une oeuvre à la fois humaine et cruelle qui augure une suite tout aussi intense. Vous pouvez trouver la chronique de mon co-lecteur Taliesin ici !

Excellent!!

Voici donc ma première participation à mon challenge Guy Gavriel Kay. Il était temps quand même, j’en suis l’instigatrice et je n’avais toujours aucune chronique à mon actif.  D’ailleurs, je vais essayer de faire une tournée générale pendant la période de Noël pour motiver les troupes !

Tome
T.1: L’Arbre de l’été – paru
T.2: Le Feu vagabond – paru
T.3: La Route obscure – paru

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Le Roi Corbeau, tome 1 : Robin de Stephen Lawhead

6 Mai
Robin de Stephen Lawhead

Hood (traduit par Clara Betruger) – Le Livre de Poche (Orbit) – 2011 – 536 pages

 XIe siècle, Angleterre.

Depuis l’arrivée des envahisseurs normands, les Celtes ont été repoussés dans les montagnes du pays de Galles.

Traqué comme un animal, Bran ap Brychan, héritier du trône d’Elfael, a été contraint d’abandonner le royaume de son père pour se réfugier dans la forêt des Marches, des bois primitifs où le danger rôde…

Mon avis

Vous est-il déjà arrivé d’avoir peur d’être déçu par un livre parce que vous aviez lu et adoré un autre livre du même auteur? C’était mon cas en débutant ma lecture! J’ai lu il y a environ cinq ou six ans Le Chant d’Albion de Stephen Lawhead et j’avais eu un très gros coup de coeur pour cette trilogie. Les attentes étaient donc fortes envers ce pauvre Robin… mais il a relevé avec brio le défi!

Je dois avouer que je m’attendais à un début bien plus ardu que cela. En effet, les Celtes étant reconnus pour leurs noms, disons, tout bonnement imprononçables parfois, j’appréhendais un peu la présentation des personnages. Or, tout c’est bien déroulé, sans anicroche! Je n’ai pas éprouvé de difficultés majeures à me souvenir de qui était qui et, par chance, je n’ai pas eu l’occasion de prononcer les noms à voix haute. ^^

Je connaissais déjà la plume de Stephen Lawhead et cela a été un réel plaisir de la retrouver. Certains trouvent son style pompeux, mais personnellement, je trouve que la richesse de son vocabulaire et de la structure de ses phrases ne fait qu’illustrer l’ampleur et la splendeur de la fresque qu’il nous dépeint. Cependant, n’ayant pas une très grande culture celte et anglo-saxonne,  ce fut peu glorieux pour moi géographiquement parlant. Déjà que j’ai un très mauvais sens de l’orientation, ajoutez à ça des territoires inconnus… je vous laisse deviner le résultat! Les destinations des protagonistes ne sont pas si nombreuses, mais cela a pourtant suffi à me perdre. Une carte aurait été un must.

Bran ap Brychan, personnage central à prime à bord frivole et lâche, est finalement un homme de convictions. Je me suis pour ma part attaché à lui et à la cause qu’il finit par épouser. J’ai beaucoup aimé son évolution psychologique qui, je crois, est à bien des égards l’élément le plus approfondi du roman. Angharad, principale instigatrice de ce changement de mentalité, a un aura très mystique, qui la rend énigmatique et intrigante. Les personnages secondaires, bien que pas nécessairement très approfondis, supportent bien l’histoire.  Les « méchants » sont détestables à souhait, tandis que les desseins de certains autres protagonistes restent ambigus. L’alternance de la narration entre toutes ses personnes, très bien dosée, est un point fort de ce livre: cela nous donne une vue d’ensemble de l’histoire et nous permet de suivre le récit sur tous ses plans.

Cette histoire m’a tout simplement captivée! Il est important de savoir que Stephen Lawhead n’a pas revisité l’histoire de Robin des bois. Il a fait de nombreuses recherches à ce sujet et en a tiré des conclusions différentes pour en arriver à une version distincte et très peu connue de cette histoire. Il y a certains passages du roman durant lesquels j’étais immergée à fond, d’autres m’ont émue et m’ont mis dans un état d’esprit très… indescriptible? Je suis sortie à un moment de ma lecture un peu abasourdie, j’avais du mal à émerger de l’ambiance du passage.

Et finalement, quelques mots sur le Roi Corbeau qui, comme vous devez vous en douter, est au centre du récit. Ses apparitions sont inquiétantes et donnent un ton angoissant à l’histoire le temps de quelques pages. Cependant, sachant sa vraie nature, je me demande comment il pouvait ombrager le sol… Que les gens le décrivent comme deux hommes de larges et etc., passe encore, on sait bien que les personnes ont parfois tendance à exagérer, mais voilà, je ne comprends vraiment pas comment il peut ombrager le sol à l’extérieur de la forêt. C’est un des seuls points noirs que j’ai pu relevé!

Bref, j’ai passé un excellent moment au final! J’ai vraiment apprécié retrouvé le style de Stephen Lawhead et, malgré le fait que j’ai été un perdue géographiquement parlant, je n’ai pas eu trop de difficultés à me retrouver dans les personnages. Ces derniers sont très intéressants, la complexité et l’évolution psychologique de certains sont passionnantes tandis que d’autres restent très mystérieux. Les apparitions  du Roi Corbeau réussissent à donner une ambiance très inquiétante et angoissante! C’est un récit que j’ai trouvé très « immersif » et profondément prenant. J’ai hâte de pouvoir lire la suite, c’est-à-dire quand elle sera sortie en poche! Un gros merci à Livraddict et Le Livre de Poche!!

Appréciation globale :

Excellent!!

 Tomes…
T.1: Robin – paru
T.2: Will – paru
T.3: Tuck – paru

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La Belgariade, chant 3 : Le gambit du magicien de David Eddings

21 Mar
Le gambit du magicien - David Eddings

Magicians Gambit (traduit par Dominique Haas) – Pocket (Fantasy) – 1991 – 358 pages

Puis le soleil sombra dans les bancs de nuages, le long de l’horizon déchiqueté, et baigna d’une lueur malsaine la sinistre forteresse. Ce fut comme si les murs saignaient, comme si tout le sang versé sur les autels de Torak depuis le commencement des âges éclaboussait d’un coup la cité de la peur. Tous les océans du monde n’auraient pas suffi à la laver.

Un cri d’agonie emplit l’espace. Garion épouvanté leva la tête.

« C’est la saison de la blessure, dit Belgarath. La saison où jadis l’Orbe a brûlé Torak. Le moment propice aux sacrifices humains. »

L’Orbe… L’Orbe était là, aux mains du voleur. Garion regarda ses compagnon. Il fallait récupérer la pierre où palpitait la vie. Le sort des royaumes du Ponant en dépendait. Mais le lendemain matin, verraient-ils le soleil se lever?

Mon avis

Rien de mieux durant une semaine chargée que de prendre le temps de lire un peu! C’est exactement ce que je me suis dit il y a un peu plus d’une semaine, mais je me suis fait prendre à mon propre jeu. Je m’étais dit que je ne lirais que le prologue, mais après cinquante pages d’envolées, je me suis rendue à l’évidence que ce troisième tome de La Belgariade était trop intéressant pour que je puisse m’arrêter en si bon chemin!

Ce n’est que dans ce troisième volet de cette saga que j’ai réellement pris conscience de… la portée de ce qui s’y passe. C’est difficile à décrire, mais c’est comme si on sentait une force se déployer peu à peu, enfler autour des personnages et autour de nous… Comme une musique qui commencerait en sourdine, puis dont le volume augmenterait graduellement, prenant petit à petit de l’ampleur, à chaque tome… C’est ce qui se passe dans cette saga. L’histoire s’intensifie au fil des tomes et on sent la tension montée. Si j’avais trouvé un certain manque de suspense au premier opus, ce n’est vraiment pas le cas pour celui-ci. J’ai littéralement dévoré les cent premières pages et, s’il n’eut été de mes études, je crois bien que je l’aurais englouti en moins de deux! J’apprécie toujours autant la pointe d’humour présente, les personnages se lançant de temps à autre de petites piques amusantes!

On constate aussi dans ce tome que les dieux sont, de manière générale, très proches de leur peuple. J’ai trouvé cette proximité très intéressante. On peut la voir avec Mara, qui pleure son peuple perdu, et UL, qui, même s’il ne voulait pas de cette tâche au départ, s’occupe bien de ses disciples par l’intermédiaire du Gorim. En parlant des Ulgos, j’ai trouvé cela très réaliste qu’il y ait des fanatiques mystiques parmi eux parce que je pense que c’est le lot de toutes les religions. Cela rajoute donc de la crédibilité au monde créé par David Eddings!

Carte du Val d'Aldur et de ses environs

Carte du Val dAldur et de ses environs

Au niveau des personnages, ils ne nous déçoivent toujours pas. Ils sont encore si attachants et, comme d’habitude, on en apprend un peu plus sur eux. J’ai bien aimé Relg, l’Ulgo, qui malgré son fanatisme religieux, a su se rendre utile et s’intégrer un minimum à la troupe. Pour ce qui est de Garion, et bien je crois qu’il était temps qu’il arrête de refuser… ce qu’il ne pouvait refuser! Et Silk, mon cher petit Silkounet! ❤ Toujours à la hauteur! Je dois avouer que j’ai eu une petite frousse quand il est tombé dans les mains d’un certain Murgo « royal ». ^^ Allez, un petit extrait pour la route (j’adore la réplique de Silk à la fin ^^). Pour le lire, mettez l’espace ci-dessous en surbrillance, mais attention, pour ceux qui n’ont pas lu ce tome, ça pourrait constituer un mini-spoiler.

« Soudain Brill plongea, les mains en avant, mais Silk esquiva l’assaut et lui abattit ses deux poings en plein dans le dos. Brill poussa un grognement mais réussit à s’éloigner en roulant sur lui-même.
– Il se pourrait que tu sois aussi bon qu’on le raconte, admit-il à contrecoeur.
– M’essayer, c’est m’adopter Kordoch, invita Silk avec un sourire inquiétant. » (p.334-335)

Le seul reproche que j’aurais à faire à ce tome, c’est la scène de la naissance du poulain (et même le poulain en général). Entre la princesse qui éclate en sanglots et Hettar qui s’apitoie sur la situation, j’ai trouvé ça un peu larmoyant. Il faut aussi savoir que je suis loin d’être fan des forces mystérieuses poussant les personnages à agir, du genre « je ne sais pas pourquoi je fais ça, mais je sais que c’est la bonne chose à faire ». J’ai toujours trouvé que c’était un moyen facile de faire avancer ou débloquer les choses. Et puis, par-dessus le marché, on a droit à un poulain qui agit davantage comme un chien que comme un jeune cheval. Ça m’a frappée parce que c’est à peu près à cet endroit que j’ai recommencé ma lecture après une pause de quelques jours. Ça m’a refroidit le temps de quelques chapitres, mais par chance, le poulain en question n’est pas présent durant tout le livre pour cette fois. J’espère qu’il aura changé la prochaine fois qu’on le rencontrera!

Sinon, j’ai beaucoup aimé la confrontation finale. La déconfiture de Ctuchik quand il apprend que la personne qu’il voulait n’est pas là, j’ai trouvé ça bien marrant. Il était tellement confiant et sûr que Belgarath avait fait l’erreur de l’amener que c’en était presque comique d’imaginer sa tronche quand il a réalisé qu’il s’était fait avoir à son propre jeu! J’ai affreusement hâte d’en connaître davantage sur l’enfant pur et innocent que Zedar avait dégoté, il m’intrigue beaucoup avec son air angélique et sa « mission »! Comme on apprend rien sur lui dans ce tome, je suppose que le prochain en traitera beaucoup!

Bref, un excellent troisième tome dans lequel j’ai enfin pris conscience de l’ampleur de l’histoire. On sent la tension grippée au fil de pages et des tomes. On voit aussi dans cet opus une proximité très intéressante entre les dieux et leur peuple. Les personnages sont égaux à eux-même et ne nous déçoivent pas. Le final est très intéressant, laissant plusieurs questions en suspens et nous donnant envie d’en savoir plus! Si on oublie le poulain, c’est un volet à la hauteur des deux premiers!

Appréciation globale : Excellent

Excellent!!

Ce livre a été lu dans le cadre du challenge Eddings (3/5)!

La Belgariade, chant 3 : Le gambit du magicien de David Eddings.....................................Éditions: Pocket..... Collection: Fantasy

Tomes…
T.1: Le pion blanc des présages – paru
T.2: La reine des sortilèges – paru
T.3: Le gambit du magicien – paru
T.4: La tour des maléfices – paru
T.5: La fin de partie de l’Enchanteur – paru

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La Belgariade, chant 2 : La Reine des sortilèges de David Eddings

5 Mar
Couverture de La Reine des sortilèges

Queen of Sorcery (traduit par Dominique Haas) – Pocket (Fantasy) – 1990 – 415 pages

Horreur! Le dieu pervers, Torak, va s’éveiller ! Les temps sont venus, l’univers vacille et Belgarath se hâte: il n’est que temps de retrouver l’Orbe d’Aldur, le joyau du destin, qui peut sauver les hommes de la colère des dieux. De la brumeuse Arendie à la putride Nyissie, patrie des Hommes-Serpents, Belgarath entraîne Garion sur une route semée d’embûches. Garion, le petit paysan qui n’a jamais cru aux sorts, ne sent pas la haine qui le menace, ne comprend pas ces femmes qui se pressent autour de lui: une pour l’instruire, une pour le séduire, une pour le réconcilier avec les pouvoirs dont il ne veut pas…

Est-ce lui, l’Enfant de Lumière, le descendant des rois de Riva, l’enfant marqué par les présages, de toute éternité, pour affronter Torak? Encore faut-il qu’il entende la Voix de la Prophétie qui lui parle en esprit. Sinon les sectateurs du dieu défiguré, dans leur soif de vengeance, pourraient bien s’emparer de lui et l’offrir à leur maître, à l’instant même où il s’éveillera !

Mon avis

Mes études occupent une très grande partie de mon temps, mais pour cause de mémoire de poisson rouge (et il faut bien prendre le temps de relaxer aussi), j’ai directement enchaîné le tome 2 de La Belgariade après ma lecture du premier tome. J’ai retrouvé avec beaucoup de plaisir la petite clique d’aventuriers et je dois dire que ce deuxième opus ne m’a pas déçue, bien au contraire!

L’histoire reprend pratiquement là où elle s’était terminée dans le tome précédent. Le périple se déroule maintenant en Arendie, deuxième étape du voyage. Bien que j’aurais apprécié repartir tout de suite dans le feu de l’action, l’accalmie du début était somme toute bienvenue puisqu’elle permettait à la fois de resituer le lecteur, d’introduire un nouveau personnage et d’en apprendre un peu plus au sujet de Polgara. Toutefois, une fois tous les protagonistes réunis de nouveau, c’est reparti pour l’aventure! On a droit à beaucoup de péripéties et de l’action à foison! Tout au long du trajet, divers personnages oeuvrant dans l’ombre viennent mettre des obstacles sur le chemin de Belgarath, Polgara, Garion et tous les autres. C’est toujours un plaisir de les suivre, de découvrir comment ils feront pour se sortir de ces énièmes pétrins. L’intrigue tient le lecteur en haleine du début à la fin! C’est fluide, c’est cohérent, le tout avec une pointe de suspense.

Carte de l'Arendie

Carte de l’Arendie

De nombreux personnages viendront se greffer à la troupe de départ : Lelldorin, un jeune asturien très expressif, mais trop peu réfléchi, Madorallen, un chevalier mimbraïque qui, tout comme à Garion, me déplaisait au début, mais j’ai fini à m’habituer à sa grandiloquence, et finalement Ce’Nedra, une fillette capricieuse et déterminée qui fera des prises de conscience qui transformeront peu à peu son caractère (mais pas complètement hein, elle reste toujours aussi tête de mule ^^). Les personnages que l’on connaissait déjà sont quant à eux toujours aussi attachants, Silk se hissant encore en tête de mes chouchous.  ^^ Il n’y a rien à y faire, je l’adore celui-là! Même si on en apprend un peu plus sur chacun d’eux, il reste encore bien assez de zones d’ombre pour qu’ils gardent tous une part de mystère. Ce sont vraiment des personnages tout en nuances, bien travaillés!

Bref, un deuxième tome que j’ai trouvé meilleur que le premier grâce à la plus grande quantité d’action! Les protagonistes parcourent beaucoup de chemins, rencontrent plusieurs embûches et déploient souvent des trésors d’ingéniosité, subtils ou pas du tout, pour se sortir du mauvais pas! On sent l’intrigue avancé pas à pas, de façon fluide et cohérente. Les personnages sont toujours aussi charmants et possèdent une belle profondeur. On n’échappe pas encore une fois à quelques coquilles, mais rien de majeur, rien qui ne puisse réellement gâcher la lecture. J’ai bien hâte de me plonger dans le prochain tome, Le Gambit du magicien! Je regrette vraiment de ne pas avoir davantage de temps pour lire…

Appréciation globale :

Logo 2 du challenge Eddings

Excellent!!

Ce livre a été lu dans le cadre du challenge Eddings (2/5)!

Tomes…
T.1: Le pion blanc des présages – paru
T.2: La reine des sortilèges – paru
T.3: Le gambit du magicien – paru
T.4: La tour des maléfices – paru
T.5: La fin de partie de l’Enchanteur – paru

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Les Âmes vagabondes de Stephenie Meyer

1 Jan

The Host (traduit par Dominique Defert) – Le Livre de Poche – 2010 – 829 pages

La Terre est envahie. L’humanité est en danger. Nos corps restent les mêmes, mais nos esprits sont contrôlés. Mélanie Stryder vient d’être capturée. Elle refuse cependant de laisser place à l’être qui tente de la posséder. Quelque part, caché dans le désert, il y a un homme qu’elle ne peut pas oublier. L’amour pourra-t-elle la sauver ?

Mon avis

J’entends souvent des gens dirent qu’ils évitent comme la peste les best-sellers ou livres à succès. C’est quelque chose que j’ai toujours du mal à comprendre parce que, personnellement, cela me rend curieuse. En effet, quand ces livres semblent être dans mes goûts, j’aime les lire pour essayer de découvrir pourquoi ils plaisent tant, pourquoi ils sont acclamés. C’est d’ailleurs dans cette optique que j’ai lu Le parfum de Patrick Süskind, Le cercle littéraire d’épluchures de patates de Mary Ann Shaffer et Annie Barrows et mes premiers Marc Lévy. Je récidive donc encore avec cette fois Les Âmes vagabondes de Stephenie Meyer, roman de science-fiction dont j’ai beaucoup entendu parler.

Les 50 premières pages, quoiqu’un tantinet longues (mais cependant beaucoup moins que ce à quoi je m’attendais), posent bien les bases de l’histoire. On y découvre, par l’intermédiaire d’une insertion en live (oui oui, en live, devant nos yeux!), une partie du « fonctionnement » de la société des âmes, avec les soigneurs et les traqueurs. Si l’action est lente à démarrer, il n’en reste pas moins que ce début est à mon avis nécessaire si on veut bien comprendre les raisonnements de Vagabonde et les ressentiments des résistants!

Or, une fois que les péripéties sont commencées, que la machine est lancée, l’histoire coule de source. Même si on vit chaque jour pratiquement un par un avec le duo atypique que forment Mélanie et Vagabonde, le temps passe très vite. Leur marche dans le désert, leur captivité, leur peur et leur angoisse ; tout ça est très prenant! On s’attache très vite aux personnages, hormis la traqueuse, car, il faut bien se l’avouer, Stephenie Meyer réussit à nous la faire haïr en moins de deux!

Toute la force et la qualité de ce roman se trouvent dans l’évolution de la relation entre Vagabonde et Mélanie. Cette dernière développe en quelque sorte un syndrome de Stockholm : bien malgré elle, elle finit par ressentir de l’empathie, et même plus vers la fin, envers Vagabonde qui est en quelque sorte un ravisseur puisqu’elle lui vole son corps. De la haine, du dégoût, de la colère, puis de l’acceptation et de la sollicitude, toutes les émotions y passent durant l’évolution de leur lien. Cette cohabitation forcée opère dans chacune d’elles de grands changements. En acceptant d’être insérée dans une énième race, Vagabonde ne s’attendait nullement à être confrontée à des épreuves aussi difficiles. Les sentiments humains, tellement plus intenses et incontrôlables que ceux des autres espèces, lui ont fait voir la complexité de ces êtres. Et par-dessous tout, ils lui ont fait découvrir l’amour, le vrai, intense, brûlant, dévorant, destructeur, mais aussi si beau, chaleureux et plein de douceur. Mélanie, farouche rebelle et très mécontente d’être reléguée au second plan dans son propre corps, finira par passer outre sa colère de révoltée en déchiffrant, à travers les pensées de Vagabonde, les intentions des âmes et la personnalité de celle qui cohabite avec elle. En somme, par les dilemmes auxquels ils sont confrontés, les deux personnages subissent une belle métamorphose psychologique. Il en est de même pour Jared et Ian, figures secondaires importantes de l’histoire. C’est d’ailleurs assez particulier de voir un double triangle amoureux se former (petit spoiler: Mélanie – Jared – Vagabonde et Mélanie – Ian – Vagabonde), mais ça va dans le même sens que le reste de l’histoire et cela ne fait que démontrer encore plus l’individualité psychologique de Mélanie et de Vagabonde, pourtant dans un même corps physique.

Le style de Stephenie Meyer et le vocabulaire employé sont quant à eux accessibles, comme d’habitude. Il y a certes quelques répétitions, tel le mot « phagocyter » (que c’était d’ailleurs la première fois que je voyais), mais le tout reste très agréable à lire, fluide et accrocheur. Même dans les moments où il y a moins d’action, on a envie de savoir la suite! Et puis bon, la comparaison avec Twilight semble inévitable, mais pour moi, elle ne l’est pas puisque cette série et ce livre sont bien trop différents pour être comparés, la première étant de la Young Adult vampirique et le deuxième, un roman de science-fiction. Malgré tout ma bonne volonté, je ne peux pas comparer des pommes avec des oranges, pour reprendre l’expression populaire. Reste qu’on peut tout de même dire que les personnages dans Les âmes vagabondes sont plus approfondis que ceux de Twilight, mais encore là, c’est la différence du public visé qui fait ça à mon avis (adultes contre ados/jeunes adultes).

Bref, je crois que c’est un bon livre de SF pour ceux qui veulent commencer parce que malgré son grand nombre de pages, ça se lit tout seul, très rapidement! L’histoire est bien campée et les personnages sont pour la plupart très attachants! Les changements dans la relation entre Mélanie et Vagabonde sont captivants à suivre, bien rythmés par l’écriture simple de Meyer! Une bien belle découverte et je ne regrette nullement de l’avoir lu, encore moins de l’avoir acheté! J’aurais encore des choses à dire, mais bon, je crois que je me suis assez éternisée! J’espère vraiment que le deuxième tome va voir le jour, car ce qui se passe à la fin a très grandement éveillé un intérêt en moi! Et je suis bien curieuse de voir l’adaptation cinématographique qui va découler de ce livre!

Appréciation globale :

Excellent!!

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