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Les chroniques de Victor Pehlam, tome 1 : La fleur mécanique de Pierre-Olivier Lavoie

7 Jan

AdA – 2010 – 608 pages

Victor est un adolescent vivant à Londres dans une ère où la technologie est plus présente que jamais. Les cieux bourdonnent de dirigeables et de gyrocoptères tandis qu’au plus profond de l’océan, un peuple d’hommes chevauchant des mammifères marins excavent du minerai. C’est exact, nous sommes en plein coeur des années 1800. Physiquement limité et se déplaçant à l’aide d’une canne, notre jeune protagoniste vivra une aventure plus qu’extraordinaire qui le mènera, malgré-lui, en Norvège comme en Égypte et même jusque dans la cité portuaire de Québec. Tout au long de son long périple, Victor rencontrera des personnes de tous genres, alliés ou non, tel des gobelins, un épouvantail vivant et des satyres. Notre jeune ami découvrira également la vérité bien étrange sur ses origines ainsi que celle du monde plutôt inhabituel dans lequel il évolue.

La quête vers la « Fleur mécanique » vient de commencer…

Mon avis

Au Québec, les lecteurs ont de la chance au niveau des achats de bouquins puisque les magasins vendant des livres ont le droit d’appliquer divers rabais et réductions sur les ouvrages. Ce qui fait que ce gros pavé grand format neuf de 600 pages qu’est La Fleur mécanique m’a à peine couté un peu plus de 5 dollars (4 euros). Pour une telle brique, c’est assez bon marché! Tout ça pour dire que j’ai profité de ce prix de lancement pour acheter ce premier roman, jeunesse, d’un auteur québécois que je ne connaissais pas du tout. C’était parti pour une découverte!

Dès les premières pages, on a droit à une ambiance dérangeante. Des enfants dociles comme des agneaux, à peine mieux nourris que des animaux, mais ils ne se plaignent pas. Jamais, même pas quand ils sont seuls, sans supervision. La situation laisse donc aisément présager que quelque chose ne tourne pas rond. Et pourtant, cela semble normal pour les personnages alors que le lecteur sait pertinemment que c’est tout le contraire. C’est donc avec les sourcils froncés qu’on amorce la lecture de cette aventure qui, bien vite, prend un tournant effrené!

L’action est toujours présente, ce qui fait, pour un livre de cette taille, beaucoup de péripéties!! Beaucoup de rebondissements donc, mais des scènes un peu inutiles à mon avis (la bataille des wyvernes par exemple…) et quelques facilités au niveau de l’intrigue, comme l’interruption d’une nouvelle créature pour faire avancer l’histoire. Par chance, l’univers n’est pas trop machinéen. On doute des intentions de certains personnages, on est surpris quand on apprend que tel ou tel protagoniste est en fait du mauvais côté, etc. Les gentils ne sont pas nécessairement gentils et pareil pour les méchants.

Le personnage principal, Victor, est bien campé et bien décrit psychologiquement. Les plus jeunes le trouveront attachant. Les plus vieux aussi, mais on finit par se lasser par sa trop grande sensibilité. Refuser de tuer quelqu’un ou quelque chose au péril de sa vie, c’est contraire à l’instinct de survie qui prend normalement le dessus dans ce genre de situation. Avoir eu Victor en face de moi dans ces moments-là, je lui aurais bien envoyé une ou deux gifles. ^^ Au moins, il fait preuve d’un peu plus de jugement à la fin de l’histoire!

Outre le côté aventurier du roman, ce livre expose de belles valeurs à travers l’histoire et les agissements des personnages: loyauté, humanisme, compassion, courage, acceptation de soi sont des vertus qui figurent implicitement dans le texte. On sent un désir de la part de l’auteur de passer un message de tolérance également (enfin, c’est ce que j’ai ressenti) au vu des amis de Victor qui sont d’origines et de races très variées.

Bref, c’est un bon ouvrage pour les jeunes (dommage que la grosseur du livre puisse les rebuter) puisqu’il est bourré d’action et que les personnages sont attachants. Il cautionne en plus de belles valeurs. Les lecteurs plus âgés seront peut-être agacés par les facilités scénaristiques, les quelques passages inutiles et l’hypersensibilité du personnage principal, mais ils sauront tout de même apprécier les aventures rocambolesques du jeune Victor! La fin est un peu sous forme de conclusion, mais malheureusement (ou heureusement pour le portefeuille ^^), elle ne donne  pas nécessairement envie de se jeter sur la suite..! Mais reste que le quatrième de couverture du deuxième tome est assez intéressant..! =D

Appréciation globale :

Bien.

Tomes…
T.1: La Fleur mécanique – paru
T.2: La Particule d’Ixzaluoh – paru
T.3: Le Linceul de l’antiquaire – paru
T.4: Le Métronome de Maébiel – paru
T.5 : L’Engrenage du métronome – paru
T.6: Nom indéterminé – à paraître

Capitaine Wilder d’Anne Robillard

30 Déc

Éditions de Mortagne - 2009 - 544 pages

Quinze ans se sont écoulés depuis la dernière partie entre le magicien et le sorcier. La petite ville de Little Rock a changé son nom pour celui de Nouvelle-Camelot et s’est graduellement transformée en magnifique cité médiévale, connue dans le monde entier.

Persuadés que le jeu ne reprendra que dans cent ans, Terra et Amy Wilder ont élevé leurs jumeaux en toute quiétude, les laissant développer leurs talents respectifs. Mais ils ont négligé un détail. N’ayant pas suivi la procédure d’abdication à la fin du match, Terra est toujours le chef de la Table Ronde.

Pressé de devenir le maître du monde, le sorcier se sert de ce petit oubli pour revenir à la charge. Il sait très bien que le successeur du vieux magicien n’est pas tout à fait prêt à se mesurer à lui et qu’il pourra ainsi le vaincre sans difficulté. Ce qu’il ignore, cependant, c’est que la prépotence et la fourberie ne font pas le poids devant l’amitié et la loyauté.

Cette aventure nous fait découvrir non seulement une tranche d’histoire ancienne, mais aussi la force du destin qui réunira deux frères.

Mon avis

Après la minuscule ouverture laissé à la fin du premier tome, je me demandais bien ce qui pouvait arriver. On retrouve donc les mêmes personnages, avec les marmots en plus, quinze ans plus tard, toujours en Colombie-Britannique. 

Bon. J’aime beaucoup cette auteure, mais je sais quand même reconnaître un mauvais début de livre lorsqu’il y en a un sous mes yeux, et ce fut le cas. De mon point de vue, un début moche comme pas possible. J’étais pliée de rire pendant les premiers chapitres tellement ce n’était pas crédible! Tout est beau et rose, Nouvelle-Camelot a eu un paquet de subventions pour se transformer, elle est connu mondialement, tous les habitants sont heureux de vivre dans une ambiance médiévale, tout le monde s’est reconverti dans des métiers du Moyen-Âge (et ils avaient évidemment tous des aptitudes pour leur nouveau métier), les étudiants de Terra ont tous réussi dans la vie (dans le domaine de la santé pour les uns, dans le domaine musical pour les autres), une harmonie sans pareil règne et patati patata… Un peu trop utopique à mon goût pour une histoire qui se passe dans la réalité d’aujourd’hui. Par chance, les descriptions sur ce trou temporel des quinze dernières années ne durent pas jusqu’au milieu du livre.

Donc, voilà pour le début. J’ai fini par mettre de côté tous les a prioris que m’ont causé les premiers chapitres, consciente que de les garder en tête m’empêcherait d’apprécier ma lecture. Et j’ai très bien fait, car la suite s’est avéré très agréable! Je pense qu’on reste loin d’un chef-d’oeuvre avec cette histoire très machinéenne, mais c’est dans la continuité du premier tome. On remarque encore cette même facilité dans les évènements qu’il y a dans Qui est Terra Wilder?. Tout ce beau monde s’en sort au final sans trop de dommages, mais on ne s’en plaint pas parce qu’on finit par s’attacher à eux. Les trois ados principaux, Aymeric, Mélissa et Bethanie, ne sont pas casse-pieds et ont tous des personnalités différentes qui se complètent bien. L’arrivée de Jacob, que l’on apprend à connaître très peu finalement, est synonyme de révélations pour beaucoup de personnages. Dommage que tout passe si bien, dans le sens où la « découverte » de ce jeune homme remue peu les personnes concernées. Leurs sentiments sont abordés très superficiellement et rapidement. Sans doute l’auteure ne voulait-elle pas que cela tourne au drame familial, mais davantage d’éclaircissements aurait été apprécié. Reste qu’on a toujours autant d’intérêt à suivre les mille et une périphéties de nos personnages qui ne se méritent pratiquement aucune pose pour souffler! Tout va vite: l’action et la lecture! Anne Robillard a un style simple et facile d’accès, rendant la lecture aisée.

Bref, un deuxième tome dans la même veine que le premier, où on retrouve malheureusement quelques défauts déjà présent dans Qui est Terra Wilder?, mais qui a un rythme et un suspens toujours aussi intéressants! Les pages se dévorent vite et il est parfois difficile de refermer le livre! Personnellement, je trouve qu’il est meilleur que l’autre opus! Et un petit plus pour la couverture qui est nettement plus jolie que celle du premier tome! Mais par contre, le titre, bof bof, l’auteure aurait pu trouver mieux ou en parler davantage dans le livre. ^^

Appréciation globale:

Bien.

Tomes…
T.1: Qui est Terra Wilder? – paru
T.2: Capitaine Wilder – paru

Qui est Terra Wilder? d’Anne Robillard

30 Déc

Éditions de Mortagne – 2006 – 622 pages

Souhaitant oublier l’accident de voiture où il a perdu sa femme et où il a lui-même failli laisser sa vie, Terra s’installe dans une petite ville de la Colombie-Britannique afin d’y enseigner la philosophie. Concïdences? Fatalité? Dès son arrivée, d’étranges phénomènes et d’extraordinaires changements s’opèrent en lui.

Au moment où Terra parvient enfin à s’adapter à sa nouvelle vie, son passé ressurgit comme un cauchemar, l’obligeant à replonger dans le projet secret sur lequel il travaillait aux États-Unis avant l’accident. Saura-t-il faire face aux Chevaliers Noirs et à leurs sombres desseins?

Mon avis

C’est un avis bizarremment mitigé que j’ai sur ce livre, lu plus d’une fois. En effet, si vous aviez regardé ma liste de coups de coeur avant que je le relise, vous auriez vu que ce livre en faisant partie, mais ce n’est plus le cas maintenant. Je l’y ai retiré, non sans hésitation, puisque j’ai pour cette auteure un attachement tout particulier, elle dont les livres font partie de ceux qui m’ont initié à la lecture, alors j’ai l’impression que j’ai du mal à ne pas aimer… ^^

Je dois avouer que, lisant maintenant avec un oeil beaucoup plus critique qu’auparavant, les défauts de ce roman m’ont sauté au visage, d’autant plus que, l’ayant déjà lu, les détails retenaient davantage mon attention. À la fois du fantastique et de la science-fiction, le terrain de jeu n’en était que plus large. Anne Robillard pouvait donc faire arriver à peu près n’importe quoi dans son histoire sans que cela la rende non crédible. Elle joue autant sur l’aspect invraisemblable que scientifique. Jusque là, ça me va, le contexte reflète bien les univers qu’aime créer l’auteure. Là où ça passe moins bien, c’est la façon dont elle a organisé les bases de son histoire. J’ai entendu quelques personnes dirent que c’était un foutoir, et j’admets que ça rassemble un peu à un ramassis de légendes, de croyances et de philosophies diverses. Il y en a pour tous les goûts, si on peut dire ça comme ça. Je crois que le récit aurait gagné à être épuré. La diversité donne un certain genre, mais quand elle est trop grande, on s’y perd.

Je constate également une facilité, présente durant tout le livre. Par facilité, j’entends que les solutions apparaissent pratiquement par magie exactement quand il le fallait, les moments sont toujours bien choisis; bref, même les éléments imprévus ont l’air prédéterminés. Les plans n’échouent jamais totalement, tout finit par se résoudre sans trop de dommages. Ce n’est décidement pas un livre noir et sombre. C’est le même schéma pour les développements amoureux. Terra a perdu sa femme et n’arrive pas à faire son deuil, mais après 50 pages (attention mini-spoiler), il est en couple et va habiter chez la dame. Il en va de même pour d’autres relations amoureuses, tout se passe très vite.

Je déplore aussi les nombreuses coquilles de mise en page et parfois même des erreurs de cohérence dans les dialogues (comme un personnage qui parle deux fois de suite, sur deux lignes différentes, alors que les interlocuteurs sont supposés alterner). C’est jamais très majeur, mais ça dérange la lecture un peu.

Toutefois, Anne Robillard sait captiver le lecteur, on ne peut pas lui enlever ça. Malgré tous ces défauts, il est difficile de lâcher ce livre. Les actions s’enchaînent généralement avec rapidité et donnent l’envie d’en savoir toujours plus. Dès qu’un problème est résolu, c’en est parti pour un autre! Alors qu’on finit toujours par se demander qu’est-ce qui pourrait arriver de plus aux protagonistes, l’auteure prend un nouveau virage et nous tient en haleine. Terra, cet homme si simple en apparence, devient un personnage aux multiples facettes qui nous surprend un peu plus à chaque page! Les personnages sont attachants, quoique très nombreux (une habitude de l’auteure apparemment ^^) et nous font souvent sourire!

Bref, le mélange d’éléments qu’a choisi de faire Anne Robillard n’est pas totalement gagnant et tout est un peu trop facile, mais les caractères des personnages et l’enchaînement effrené d’actions font de ce livre un moment agréable à passer. Si on ne réfléchit pas trop et qu’on le lit tel qu’il est, c’est-à-dire un roman qui n’est pas parfait, sans trop d’attentes, c’est une bonne lecture! Je le conseille à ceux qui ont adoré les Chevaliers d’Émeraude parce qu’on y retrouve bien l’imagination d’Anne Robillard!

Appréciation globale:

Bien.

Tomes…
T.1:  Qui est Terra Wilder? – paru
T.2:  Capitaine Wilder – paru

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Les sept filles d’Avalon d’Isa-Belle Granger

29 Déc

Michel Quintin - 2009 - 480 pages

Éloise traverse l’Atlantique pour se rendre en Angleterre, où elle fera sa maîtrise en littérature anglaise à la prestigieuse Université de Bristol. Pour elle, c’est un rêve qui se réalise. Une fois sur place, elle compte se mettre en quête des secrets bien enfouis entourant la vie de Guenièvre et du roi Arthur, les héros de sa légende préférée.

Pourtant, bien des surprises l’attendent là-bas, à commencer par l’arrogance et la froideur que lui témoignera Wallegh, son directeur de thèse. Entraînée dans une valse où s’entrelacent le passé et le présent, la réalité et la légende, Éloise apprendra l’existence de la prophétie des sept filles d’Avalon. Qui sont-elles, ces grandes dames de l’Histoire, et quel est le lien qui semble l’unir à elles? D’où viennent ces rêves torrides qui lui semblent si réels et qui la laissent haletante au petit matin?

Éloise devra bientôt se rendre à l’évidence: son directeur de thèse ne l’a pas choisie uniquement pour ses talents en recherche. Quand elle fera enfin la lumière sur le sombre secret de Wallegh, Éloise se verra propulsée dans une course contre la montre.

Et si derrière certaines légendes se cachait beaucoup plus qu’un fond de vérité?

Mon avis

On a beau dire qu’il ne faut pas se fier aux apparences, cet aspect des livres reste mon incorrigible point faible. Vous devinez donc par quel heureux hasard ce roman a atterri dans mes mains: sa magnifique couverture m’est tombée dans l’oeil! Rien de moins pour me confirmer que « l’habit ne fait pas le moine ». Je ne dirais pas qu’il est mauvais, non, parce que malgré ses défauts, il a quelques bons côtés.

L’auteure a voulu faire fort et c’est bien là le problème: trop fort peut-être. Intégrer dans le même récit les légendes médiévales autour d’Avalon et du Roi Arthur, l’histoire biblique et le vampirisme, fallait le faire! C’était un pari osé, mais… Comment dire. J’ai trouvé les liens entre les légendes médiévales et l’histoire biblique très bien pensés et l’idée très originale (à noter que je n’ai pas une connaissance très approfondie des mythes médiévaux, donc je ne saurais dire si c’est bien documenté). Le problème n’est donc pas le contenu, mais plutôt la structure. Personnellement, j’ai trouvé que ce n’était pas du tout homogène. On alternait entre les passages présent/actions et passé/descriptions, mais avec tellement peu de fluidité dans les liaisons que j’avais l’impression de lire deux livres, l’un historique, l’autre d’aventure. J’ai eu à plusieurs reprises des difficultés à comprendre les flashback historiques (beaucoup de noms, de personnages, d’évènements, le tout condensé en mode explications rapides). J’ai relu le passage sur Marie Stuart trois fois et même en consultant l’arbre généalogique du début, j’arrivais pas à comprendre, et c’est pas faute d’avoir essayé. L’histoire aurait sans doute gagné à contenir moins d’éléments, quitte à ce qu’ils soient plus approfondis, ce qui n’est pas vraiment le cas ici. Là, il aurait fallu que je me fasse une feuille de notes à côté, chose que je n’ai jamais fait, donc pour moi, l’auteure a mal rempli son mandat, soit transmettre son message, son histoire, clairement.

J’ai aussi trouvé (et ce n’est que mon avis) que la plupart des dialogues n’étaient pas vivants, pas expressifs. Je me suis habituée à la longue, mais ça manquait de naturel. Il y avait également des référents trop loin ou mal utilisés, si bien que ça rendait certains passages difficiles à comprendre. J’ai peut-être manqué des bouts, oublier des p’tits trucs, mais à la fin de ma lecture, il y avait encore des détails obscurs (surtout par rapport à l’Étrangère; j’ai jamais compris d’où elle sortait celle-là). Ah! Et ce tout petit passage qui m’a agacée au plus haut point! Non, vraiment, on aurait pu garder Hitler en dehors de ça. Lâchez-le, le pauvre Dolfie, on a assez spéculé sur ses origines! Il y a d’autres méchants dans le monde! ^^

Je disais donc qu’il y a également quelques bons côtés. J’ai déjà salué l’originalité de la trame. Les sentiments étaient généralement très bien décrits. La complicité qui s’est tissée entre Philip et Éloise était belle et touchante. On sentait très bien le lien fort qui les unissait. Un bel amour entre Éloise et Christophe, qui m’a fait sourire avec ses belles répliques. Ahhh, si tous les hommes pouvaient en faire autant! ^^ On ressentait également très bien l’amour fraternel entre Wallegh et sa soeur, qui ont su rester unis malgré les dures épreuves qu’ils ont traversées.

Bref, malgré une structure qui laisse un peu à désirer et une écriture parfois maladroite à certains moments, l’histoire en soi reste très bien pensée! Dernière chose: déconseillé au moins de 16 ans et aux très grands connaisseurs des légendes médiévales!

Appréciation globale :

Moyen...

Tomes…
T.1: Les Sept filles d’Avalon – paru
T.2: Le Dernier fils d’Avalon – février 2012
T.3: Le Souffle d’Avalon – février 2015

Elles en parlent aussi:

Tes secrets m’appartiennent de Denis Richard

27 Déc

Michel Lafon – 2009 – 299 pages

Florence au temps
de la Renaissance,
Paris de nos jours

Un peintre du Quattrocento met un tableau à l’abri du Bûcher des Vanités.
Une conservatrice du musée du Louvre explore les secrets des deux hommes qui ont marqué sa vie.

Un jeune autiste se découvre un talent exceptionnel après un choc.
Un compositeur russe retrouve soudain l’inspiration.
Une adepte du spiritisme se laisse entraîner trop loin dans ses expériences occultes.

Quel fil impalpable relie ces personnages entre eux ?
Cinq cents ans après la mort de Sandro Botticelli, leurs destins s’entremêlent et de terribles dangers les guettent. Pour résoudre des mystères vieux de plusieurs siècles dont ils sont tous les héritiers, ils devront interpréter ensemble les signes de l’au-delà…

Mon avis

Je viens de le terminer et… j’ai le coeur qui bat la chamade! J’ai dévoré ce roman en deux petits jours, tellement pressée de connaître enfin le fin mot de l’histoire que je le lisais alors que j’avais des choses « plus importantes » à faire! L’intrigue est indéniablement haletante, mais quelques petits défauts m’empêchent d’élire ce livre à titre de coup de coeur.

Cependant, je commence par vous parler du style de l’auteur. Denis Richard a une plume très fluide et, malgré les minimes répétitions que j’ai relevées au cours de ma lecture, son style m’a charmé. Il ajoute avec brio une légère touche d’humour – assez présente pour nous mettre le sourire aux lèvres, mais pas trop pour ne pas nous détourner de l’ambiance instaurée – ainsi que des scènes d’amour très mignonnes, qui donneraient envie d’être à la place des personnages. Moi qui préfère les histoires où le personnage principal est féminin, j’ai été servi à souhait par la présence de Kristin, Marie-Nadège, Samantha et Gloria! Pourtant, je me suis aussi énormément attachée aux principaux personnages masculins, Tonio et Slovad. Le premier m’a séduite dès son arrivée dans l’histoire grâce à sa personnalité et le second m’a beaucoup émue, car je jouais autrefois du piano.

Je dois aussi souligner l’excellente introduction des personnages. Le quatrième de couverture me faisait un peu peur parce que je craignais de me perdre avec tous ses protagonistes, mais on passe suffisamment de temps avec les mêmes pour réussir à les connaître et à ne pas les confondre avec les héros rencontrés ensuite. Le départ est rapide et on apprend à connaître tout ce beau monde dans le feu de l’action!

Toutefois, l’éternel « mais » est là, car oui, il y a un mais. Ou plutôt plusieurs petits. Très vite dans l’histoire, le spiritisme apparaît. Il n’y a rien de mal là-dedans, mais ce qui me gêne, c’est que c’est en presque une banalité. Nos héroïnes y ont recours à de très nombreuses reprises, comme si c’était un outil du quotidien. Je veux bien comprendre que le métier de Samantha a trait à cela, mais ça m’a titillé que les deux autres embarquent sans presque aucune réticence. De plus, il arrive à plusieurs des personnages des évènements très étranges, mais soit ils n’en parlent pas entre eux, eux qui ont pourtant l’habitude de tout se dire, ou soit ils ne font aucun rapprochement entre lesdits évènementes qui sont, ma foi, plutôt similaires, donc facile à relier.

Bref, malgré ces quelques défauts, j’ai adoré ce livre parce que son intrigue est magistralement bien construite. En plus de nous donner une foule d’informations pertinentes sur le monde de l’art (mais attention, référez-vous à la note de l’auteur à la fin du livre; toutes ne sont pas véridiques), ce roman nous tient en haleine d’un bout à l’autre! De belles finales, la plupart très inattendues. Alors qu’on croit connaître ces personnages auxquels on s’est attachés, Denis Richard nous dévoile qui est vraiment qui dans cette histoire avec un dénouement assez époustouflant! Certains passages m’ont vraiment attristé (la mort d’une certaine personne en particulier en fait ^^) et d’autres m’ont fait sourire jusqu’aux oreilles! Et l’épilogue, tellement mignon! C’est totalement irréaliste, mais ça cadre bien avec le reste de l’histoire et, même si on sait que c’est impossible, on y croit parce que c’est tellement beau! Ce roman n’est pas un coup de coeur, mais il est vraiment très près d’y être!

Pour terminer, un énorme merci à Livraddict et Michel Lafon pour m’avoir permis d’acquérir ce bouquin!

Appréciation globale :

Excellent!!

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