La Tapisserie de Fionavar, tome 2 : Le Feu vagabond de Guy Gavriel Kay

20 Sep
The Wandering Fire (traduit par Élisabeth Vonarburg) – Alire – 2002 - 356 pages

The Wandering Fire (traduit par Élisabeth Vonarburg) – Alire – 2002 – 356 pages

Rakoth le Dévastateur n’était plus enchaîné. Une telle puissance allait s’abattre sur eux ! Et si l’univers de Fionavar était perdu, tous les autres tomberaient devant Maugrim, la Tapisserie serait déchirée et dénaturée sur le Métier à Tisser des univers, sans pouvoir jamais être réparée…

C’est sur cette toile de fond que s’agitent magiciens, nains, guerriers, héros et héroïnes ressuscités des mythes les plus anciens, mais aussi cinq jeunes Torontois dont chacun doit mener à bien sa mission cruciale : pour Kimberly, tirer les morts de leur repos et, pour Dave, porter le cor magique ; introduire son propre fil dans la trame de la Tapisserie pour Paul, le Seigneur de l’Arbre de l’Été, et devenir l’agent d’une destinée immémoriale pour Jennifer ; enfin, pour Kevin, découvrir son rôle dans le combat qui sauvera peut-être du Dévastateur les univers du Tisserand.

Mon avis

Après une relecture très concluante du premier tome (voir mon avis ici), je ne doutais plus un seul instant de passer un bon moment en relisant la suite, à commencer, obviously, par le tome 2 : Le Feu vagabond. La vie a fait en sorte que cette lecture m’a pris près d’un mois et demi, mais ce n’est pas parce que ce livre n’est pas bon, très loin s’en faut !

Au tout début du livre, nos chers aventuriers voyageurs sont de retour dans notre monde, en attente d’un rêve de Kim ou d’un signe de Lorèn Mantel d’Argent. Ils finiront par retourner en Fionavar, mais ce sera accompagnés d’un personnage des plus légendaires : Arthur Pendragon, surnommé le Guerrier. C’est un rôle relativement effacé que lui a offert Guy Gavriel Kay dans ce deuxième tome comparativement à l’importance qu’on lui donne généralement dans les histoires le mettant en scène. C’est une chose que j’ai appréciée, car, bien qu’étant un personnage très intéressant, il y a déjà assez de personnages principaux dans l’histoire. Pour l’instant, il a plutôt un rôle de soutien (dans tous les sens du terme), mais pourtant, malgré la retenue dont il fait preuve, sa noblesse, sa droiture et sa sagesse, que Kay a très bien su restituer, transpirent à travers les pages.

Cependant, j’ai l’impression que, pour qui ne connait pas très bien les légendes arthuriennes, certains détails peuvent nous échapper. Par exemple, à plusieurs reprises, il est mentionné que c’est parce qu’Arthur a tué les enfants qu’il est ainsi condamné. Or, je n’avais personnellement aucune idée de quoi il retourne au sujet de ces enfants.  J’ai finalement fait une recherche, mais j’ai eu bien du mal à trouver ce que je cherchais. Mais bon, comme je le disais, il s’agit de détails, donc ça ne gêne pas forcément la lecture, mais ça peut parfois être agaçant de ne pas tout comprendre. Et il faut avouer que Kay a le mérite de sortir des sentiers battus en usant d’une facette peu connue des légendes arthuriennes. Cette trilogie s’inspire également de la mythologie celte, que je suis loin de maîtriser aussi, donc encore une fois, je n’ai pas su capter toutes les subtilités de l’histoire. Néanmoins, je ne considère pas que la nécessité d’avoir de bonnes connaissances en mythologie et légendes est un défaut. Après tout, comme cela ne nuit pas à la compréhensionje ne me plaindrai pas de cette richesse !

En outre, dans ce deuxième tome, l’histoire acquiert un souffle de plus en plus épique, ce qui n’est pas pour me déplaire. Des contre-attaques sont enfin lancées contre Rakoth et les confrontations entre le Bien et le Mal sont de plus en plus nombreuses. On assiste notamment sur la fin à une bonne grosse bataille, de celles où s’affrontent des combattants venant de partout à travers le continent et moult monstres tous plus cruels les uns que les autres. La séquence sur le voyage en mer de Paul, Diarmuid, Lorèn et Arthur et ce qui s’en suit apportent aussi une bonne petite dose d’action bienvenue. Avec ce nouveau souffle se manifeste également un sentiment croissant d’urgence, qui tend donc à rendre le récit encore plus captivant et prenant. On se prend à espérer avec les personnages et à rager contre les contre-temps et les obstacles qui surgissent. C’est un tome que j’ai trouvé encore une fois riche en émotions. Plusieurs moments m’ont assez émue, notamment lorsque l’on comprend ce qu’il est advenu de tous les Lios Alfar partis en mer. On assiste aussi de nouveau à des choix déchirants et à des sacrifices admirables qui nous donnent des frissons. Et c’est sans compter cette ambiance si unique qui me charme toujours autant !

Bref, les légendes arthuriennes et les mythes celtes dont s’inspire Kay font en sorte que certains détails nous échappent quand on ne s’y connaît pas, mais on suit tout de même très aisément les intrigues, intrigues qui gagnent en suspense tout au long du livre et dont la portée ne cessent de s’amplifier. Les émotions sont toujours au rendez-vous et l’on a droit à plusieurs scènes particulièrement touchantes dans ce tome. Le personnage d’Arthur Pendragon, bien que secondaire, me semble quant à lui fidèle à ce qu’on entend de lui. Voilà donc une très bonne suite qui ne m’a – ô surprise – aucunement déçu ! Voyez la chronique de mon co-lecteur Taliesin ici !

Coup de coeur!!

Coup de coeur!!

Cette chronique marque ma deuxième contribution à mon challenge GGK qui, je le rappelle, est déjà en route depuis plus de deux ans et demi !

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Tomes…
T.1: L’Arbre de l’été – paru
T.2: Le Feu vagabond – paru
T.3: La Route obscure – paru

Pour d’autres avis, vous pouvez aller faire un tour sur la fiche Livraddict !

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Challenge GGK : Ding dong ?!

26 Août

Bannière_GGK

Oyé oyé braves gens !

Cela fait maintenant un peu plus de deux ans et demi (depuis le 6 janvier 2011 plus précisément) que le challenge Guy Gavriel Kay est en branle et je me suis dit que cela ne lui ferait pas de tort d’essayer de lui donner un nouveau souffle ! Il faut dire que, mon blog étant au repos depuis un bon bout de temps et mon rythme de lecture ayant passablement diminué, mon propre challenge m’est un peu sorti de la tête. Mais me voici maintenant pour le revigorer !

Depuis le tout début du challenge, trois personnes ont réussi à le compléter : Eirilys, qui a complété le niveau 2 (une série complète), Lael, qui a atteint le niveau 1 (un tome unique) ainsi que Lintje, qui a réussi le niveau 3 (1 série complète + 1 tome unique). Cette dernière a toutefois décidé de poursuivre l’aventure en s’inscrivant cette fois-ci au niveau 6, rien de moins ! Bravo à vous trois ! Outre ces trois participantes, huit autres personnes ont progressé : Acr0CélineLefsÖ, Maêlle, Marise, poet24, Taliesin et moi-même. Pour voir les chroniques de tout ce beau monde, rendez-vous sur le récap du challenge. Si jamais il y manque une de vos chroniques, n’hésitez surtout pas à me le signaler !

Quelques statistiques :

  • 26 participants officiels, dont deux ayant terminé
  • Le livre le plus chroniqué pour ce challenge : La Tapisserie de Fionavar, tome 1 : L’Arbre de l’été (avec 6 chroniques uniquement consacrées à ce tome et deux consacrées à la saga en entier)
  • La plus grande chroniqueuse du challenge à ce jour : Maêlle (avec 6 chroniques)

Guy Gavriel Kay a publié deux nouveaux livres depuis 2011, soit Sous le ciel et River of Stars, qui ont tous deux été ajoutés à la catégorie « Extras » du challenge étant donné que le premier est disponible en VF uniquement au Québec et le deuxième est paru seulement en VO.

Comment se passe le challenge de votre côté ? La motivation et le plaisir sont-ils au rendez-vous ?

Pour ma part, je dois avouer que je suis à la fois dans une panne de lectures et une panne de chroniques, donc difficile dans ce contexte de progresser dans le challenge. ^^

Avez-vous envie de faire des lectures communes pour vous motiver à avancer dans le challenge GGK ?

N’hésitez pas à proposer des lectures communes, que ce soit ici ou sur Livraddict. Peut-être y-a-t-il d’autres personnes qui, comme vous, n’attendent que cette occasion pour se lancer !

Mais que vous soyez des lecteurs solos ou de groupes, je n’ai qu’une chose à vous dire : lisez, lisez du GGK !

Le Dernier jardin, tome 1 : Éphémère de Lauren DeStefano

11 Fév
Wither (traduit par Tristan Lathière) - Castelmore - 2011 - 450 pages

Wither (traduit par Tristan Lathière) – Castelmore – 2011 – 450 pages

Que faire de sa vie quand on connaît la date exacte de sa mort ?

L’humanité croyait son avenir assuré. La science avait créé des enfants parfaits, immunisés contre toutes les maladies. Mais qui pouvait imaginer le prix à payer ? Car désormais, personne ne survit au-delà de vingt-cinq ans. Le monde a changé. Pour les jeunes femmes, la liberté n’est plus qu’un souvenir. Au nom de la survie de l’espèce, elles sont kidnappées et contraintes à des mariages polygames.

Rhine a seize ans. Quand elle se réveille dans une prison dorée, elle n’a qu’une idée en tête : fuir. Qu’importe l’amour que lui portent son mari et ses soeurs épouses. Quand on n’a que quelques années à vivre, la liberté n’a pas de prix.

Mon avis

Éphémère est un livre au sujet duquel j’avais entendu d’excellents échos un peu partout sur la blogosphère. Ajoutez à cela une magnifique couverture et vous venez de me faire tomber dans vos filets.  Pour tout vous dire, je ne savais même pas de quoi exactement parlait ce livre quand je l’ai acheté. Hélas, le charme n’a pas vraiment opéré entre cette dystopie et moi…

En ce qui me concerne, je trouve que la lacune majeure de ce roman – et c’est ce qui a fait en sorte que je n’ai pas vraiment accroché – est son univers. A priori, le concept n’est pas mauvais : les scientifiques ont réussi à rendre une génération immunisée contre toutes les maladies, mais tous les enfants issus de cette génération ont une espérance de vie plutôt courte, soit vingt ans pour les femmes, vint-cinq pour les hommes. Mais voilà, ce que je viens de vous dire, c’est à peu près tout ce qu’on apprend sur l’univers en 450 pages. Lisez le résumé, il contient à lui seul toutes les informations données sur le cadre dystopique dans la totalité du roman. Par ce manque de profondeur, Lauren DeStefano n’a pas su rendre son univers réel à mes yeux. Je n’ai pas réussi à y croire. Et pour une dystopie, c’est assez problématique. On sent que la société (la seule restante sur la planète à cause d’une prétendue Troisième Guerre mondiale dont on ne nous dit absolument rien) est très évoluée scientifiquement et technologiquement, mais rien ne vient étayer cette impression. On ne comprend pas vraiment non plus comment et pourquoi le monde est devenu tel qu’il est dans le roman. En gros, je n’ai pas été capable de trouver des repères auxquels m’accrocher dans cet univers et c’est bien dommage.

Avec un cadre aussi flou, on comprend – ou suppose – que l’auteure a voulu centrer son histoire sur ses personnages (ce n’est tout de même pas une raison pour occulter le contexte, mais bref). Comme on suit Rhine partout, même dans sa tête (si si !) à cause du point de vue narratif, on pourrait penser que, par conséquent, on apprendra très bien à la connaître. Mais là encore, j’ai coincé : à la fin de ma lecture, je n’ai pas vraiment eu l’impression de la connaître réellement. Ni aucun des personnages. En fait, j’ai trouvé que l’on n’apprend rien sur personne. Certes, on découvre qu’une telle est orpheline, que l’autre a perdu toutes ses soeurs ou encore qu’une autre avait un père peintre, que les parents de Rhine étaient scientifiques, que son frère est la personne qui compte le plus au monde pour elle, mais…  je ne sais pas, en termes de valeurs, de traits de personnalité, etc., je n’ai pas trouvé que les personnages étaient bien décrits. Je ne me suis donc pas attachée à eux. J’ai également eu un gros problème de perception des âges, c’est-à-dire que je n’avais pas du tout l’impression que Linden, par exemple, avait 21 ans, ni que Jenna en avait 19. Allez savoir pourquoi (mais je suspecte fortement cette description selon moi déficiente des personnages). 

Une autre des raisons pour lesquelles je n’ai pas accroché à Éphémère ? La narration. En effet, je n’y ai pas adhéré. Peut-être est-ce parce que je ne suis pas habituée à lire un récit à la fois au présent et à la première personne, mais toujours est-il que j’ai d’abord buté sur la conjugaison pour ensuite être freinée par le point de vue. Je pense que le roman aurait gagné à être polyphonique parce qu’on se trouve enfermé dans la vision et la perception de Rhine. L’histoire aurait pu être un huis-clos intéressant, mais pour le coup, j’ai plutôt eu l’impression d’être brimée dans ma lecture, frustrée et non tenue en haleine par ce manque d’informations occasionné par l’unique point de vue narratif choisi par l’auteure. Je trouve qu’il aurait été vraiment très intéressant de voir les choses du point de vue de Linden à certains moments de l’histoire ou de celui de Gabriel à d’autres moments.

D’ailleurs, en général, on s’attend à ce qu’un bon huis-clos soit haletant, oppressant ou dérangeant, voire même tout ça à la fois, mais je trouve qu’aucun de ces qualificatifs ne s’applique à Éphémère. En effet, niveau suspense, on repassera. On ne s’ennuie pas nécessairement, mais on n’est pas réellement captivée non plus, le manque d’action étant aux premières loges dans le banc des accusés. Certes, par définition, un huis-clos ne laisse pas vraiment place à moult actions « physiques » (déplacements, courses-poursuites, etc.), mais d’une part, l’histoire de ce roman se déroule dans un grand manoir au vaste terrain (plutôt propice aux petites marches de santé donc), et d’autre part, l’action n’a pas besoin d’être physique, justement, pour être haletante. Suivre les pensées d’un personnage dans l’élaboration d’un plan de fuite ou d’une stratégie pour glaner des informations peut s’avérer palpitant. Cependant, dans le cas qui nous occupe, Rhine reste dans l’ensemble plutôt passive et, même si on voit qu’elle a une certaine stratégie et un semblant de plan, plusieurs éléments facilitant sa fuite tombent un peu du ciel pile au bon moment, empêchant souvent à un crescendo de tension d’avoir une finale explosive, surprenante. Un soufflé qui retombe quoi.

En outre, Éphémère n’est pas des plus dérangeants non plus. Ses thèmes avaient pourtant tout pour l’être (enlèvements de jeunes filles pour faire des mariages polygames forcés, captivité, dénigrement du statut de la femme en la reléguant au simple rôle de procréatrice, expériences scientifiques faites sur des enfants), mais je trouve que l’auteure n’a pas assez insisté sur le côté ignoble de la situation. Il aurait fallu que ce soit plus sombre. En tout cas, pour ma part, je suis restée plutôt insensible devant ce qui se passait dans cette prison dorée. Peut-être que Maître Vaughn aurait dû être davantage présent…

Bref, première nouvelle lecture de l’année et premier flop ! Un univers et des personnages manquant de profondeur, une narration qui ne m’a pas plu, un manque de suspense et une histoire pas assez percutante; voilà ce que je lui reproche. Malgré tout cela, reste que je n’ai pas passé un effroyable moment de lecture non plus, ça se laisse lire, les thèmes abordés, quoique peut-être mal exploités, sont intéressants. Sans doute que par curiosité, je lirai la suite. Peut-être en apprend-t-on plus sur l’univers et les personnages. Et j’ai entendu dire qu’il y avait davantage d’action dans le deuxième tome, peut-être que ça passera mieux… À voir !

Moyen...

Moyen…

Déception...

Déception…

Tomes…
T.1: Éphémère – paru
T.2: Fugitive – paru
T.3: Sever – non traduit

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Bilan Fin de série

2 Fév

Le 19 février 2012, je décidais de me lancer dans l’aventure « Fin de série », créée par Acr0. Le principe ? Continuer et terminer ses séries dans un délai respectable. Je considère que mon nombre de séries en cours n’est pas astronomique (à vous de juger), surtout comparativement à certains , mais je me dit que cela ne peut pas faire de tort de ne pas vouloir laisser traîner mes séries pendant des lustres et des lustres !

Cela ne fait pas encore un an que j’ai décidé d’adhérer au concept d’Acr0, mais comme je tiens mes listes de lecture par année, sans noter de dates précises, il est plus facile pour moi de vous faire part de mon avancée du 1er janvier au 31 décembre plutôt que du 19 février d’une année au 18 février de l’autre. Par conséquent, voici mon bilan séries de l’année 2012 !

Séries terminées (4)

  • La Trilogie des jumeaux d’Agota Kristof (3 tomes, 1 lu en 2012)
  • Hunger Games de Suzanne Collins (3 tomes, 2 lus en 2012)
  • A.N.G.E. d’Anne Robillard (10 tomes + 1 livre compagnon, 4 lus en 2012)
  • Filles de lune d’Élisabeth Tremblay (5 tomes, 2 lus en 2012)

Séries poursuivies (4)

  • Le Roi Corbeau de Stephen Lawhead (lecture du tome 2)
  • Une irrésistible envie… de Meg Cabot (lecture du tome 3)
  • A comme Association d’Erik L’Homme & Pierre Bottero (lecture des tomes 3 à 6)
  • Ari Mackenzie d’Henri Loevenbruck (lecture du tome 2)

Séries commencées (2)

  • Sookie Stackhouse de Charlaine Harris (lecture du tome 1 en VO)
  • Vampire Story de David Wellington (lecture du tome 1)

Nouvelles séries en attente (2)

(Rappel : une série en attente est une série non entamée dont je possède au moins un tome)

  • Le Dernier jardin de Lauren DeStefano (tome 1 dans ma PAL)
  • Le Protectorat de l’ombrelle de Gail Carriger (tome 1 dans ma PAL)

En bref, une bien bonne année selon moi puisque j’ai terminé ou poursuivi beaucoup plus de séries que j’en ai commencé ! J’ignore totalement comment va se passer 2013 au niveau sagas, surtout qu’il y a une librairie tout près de l’endroit où je vais faire mon stage de 14 semaines. grin Wait and see !

2012 : Un petit bilan s’impose…

23 Jan

L’année 2012 s’est terminée il y a peu et commence avec 2013 une nouvelle année de vie pour mon blog. Vous l’aurez constaté, la dernière année a été loin d’être faste pour ce dernier – et c’est avec beaucoup de regrets de ma part, croyez-moi. La vie suit son cours et elle a fait en sorte que je n’ai pas eu le temps, l’envie et/ou la motivation de lire ou d’écrire des chroniques. Comme pour 2012, je vais donc me souhaiter de retrouver inspiration et motivation pour relancer ce blog qui me permet toujours de chouettes échanges avec vous   !

Afin de bien entamer cette nouvelle année, je crois qu’un petit bilan lecture s’impose, histoire de tourner la page (dans tous les sens de l’expression grin). Alors, voici les chiffres de 2012 :

Statistiques générales

  • 43 lectures
  • Parmi ces celles-ci, 18 étaient des relectures
  • J’ai terminé 4 sagas, j’ai avancé dans 4 autres déjà entamées et j’ai uniquement 2 nouvelles sagas à mon actif
  • Un gros total de 3 chroniques postées ! Mon record personnel du plus petit nombre de chroniques postées durant l’année ! 

Statistiques par genre

Certains livres se classent dans plusieurs catégories, j’ai donc pris le genre prédominant (selon moi).

  • Aventure : 2 livres
  • Bit-lit : 1 livre
  • Chick-lit : 1 livre
  • Drame : 3 livres
  • Drame historique : 2 livres
  • Essai : 1 livre
  • Horreur : 1 livre
  • Fantastique : 17 livres
  • Fantasy : 8 livres
  • Recueil de nouvelles : 1 livre
  • Romance : 1 livre
  • Science-fiction : 3 livres
  • Thriller : 2 livres

Une année plutôt diversifiée donc, mais un peu inhabituelle parce que de manière générale, je n’affectionne pas les drames (pourtant 5 lectures du genre sur 43), je ne lis pas vraiment d’essais et de nouvelles (cette année, tous deux étaient pour les cours) et j’évite habituellement tout ce qui est horreur, que ce soit en film ou en livre. À ma décharge, je ne savais pas que Vampire Story était considéré comme une série horrifique (oui bon, c’est pas comme si c’était pas écrit sur la tranche me direz-vous… ) et puis tout compte fait, c’est gore mais pas nécessairement très effrayant, donc j’ai survécu à ma lecture !

Comme je n’ai chroniqué que deux de mes lectures de 2012 (la troisième chronique étant pour une lecture de 2011), en voici la liste pour que vous puissiez voir qu’est-ce que j’ai bien pu lire. Les « nouvelles lectures » sont en gras (donc vous aurez compris que les relectures sont en pas gras normal).

  1. Le Roi Corbeau, tome 1 : Robin de Stephen Lawhead
  2. Une (irrésistible) envie de dire oui de Meg Cabot
  3. La Voleuse de livres de Markus Zusak 
  4. Le Roi Corbeau, tome 2 : Will de Stephen Lawhead
  5. Le troisième mensonge d’Agota Kristof
  6. La formule préférée du professeur de Yoko Ogawa
  7. Le Shack de W. Paul Young
  8. La prochaine fois de Marc Lévy
  9. Dead until Dark de Charlaine Harris
  10. Hunger Games, tome 1 de Suzanne Collins
  11. Hunger Games, tome 2 : L’Embrasement de Suzanne Collins 
  12. Hunger Games, tome 3 : La Révolte de Suzanne Collins
  13. A comme Association, tome 2 : Les limites obscures de la magie de Pierre Bottero
  14. A comme Association, tome 1 : La pâle lumière des ténèbres d’Erik L’homme
  15. A comme Association, tome 3 : L’étoffe fragile du monde d’Erik L’homme
  16. A comme Association, tome 4 : Le subtil parfum du soufre de Pierre Bottero
  17. A comme Association, tome 5 : Là où les mots n’existent pas ‘Erik L’homme
  18. A comme Association, tome 6 : Ce qui dort dans la nuit d’Erik L’homme
  19. A.N.G.E., tome 1 : Antichristus d’Anne Robillard
  20. A.N.G.E., tome 2 : Reptilis d’Anne Robillard
  21. A.N.G.E., tome 3 : Perfidia d’Anne Robillard
  22. A.N.G.E., tome 4 : Sicarius d’Anne Robillard
  23. A.N.G.E., tome 5 : Codex Angelicus d’Anne Robillard
  24. A.N.G.E., tome 6 : Tribulare d’Anne Robillard
  25. A.N.G.E., tome 7 : Absinthium d’Anne Robillard
  26. A.N.G.E., tome 8 : Periculum d’Anne Robillard
  27. A.N.G.E., tome 9 : Cenotaphium d’Anne Robillard
  28. A.N.G.E., tome 10 : Obscuritas d’Anne Robillard
  29. A.N.G.E. : Personnel autorisé seulement d’Anne Robillard & Claudia Robillard
  30. De beaux lendemains de Russell Banks
  31. Vampire Story, tome 1 : 13 balles dans la peau de David Wellington
  32. Filles de lune, tome 1 : Naïla de Brume d’Élisabeth Tremblay
  33. Filles de lune, tome 2 : La Montagne aux Sacrifices d’Élisabeth Tremblay
  34. Filles de lune, tome 3 : Le Talisman de Maxandre d’Élisabeth Tremblay
  35. Filles de lune, tome 4 : Quête d’éternité d’Élisabeth Tremblay
  36. Filles de lune, tome 5 : L’Héritier d’Élisabeth Tremblay
  37. La Tapisserie de Fionavar, tome 1 : L’Arbre de l’été de Guy Gavriel Kay 
  38. États d’âme, états de langue de Marty Laforest
  39. Au sud de nulle part de Charles Bukowski
  40. Ari Mackenzie, tome 1 : Le Rasoir d’Ockham d’Henri Loevenbruck
  41. Ari Mackenzie, tome 2 : Les Cathédrales du vide d’Henri Loevenbruck
  42. Le Pacte des MarchOmbres, tome 1 : Ellana de Pierre Bottero 
  43. Le Pacte des MarchOmbres, tome 2 : Ellana, l’envol de Pierre Bottero 

Je visais 48-50 lectures, c’est avec 43 que j’ai terminé l’année, mais je suis tout de même bien contente parce que c’est plus qu’en 2011 (31 lectures).  Si vous êtes curieux de connaître mon avis sur un ou plusieurs des livres que je n’ai pas chroniqués, n’hésitez pas à me le faire savoir, j’essaierai d’extirper des méandres de ma mémoire mon ressenti (gare à vous, plus attendez, moins je risque de m’en rappeler, mémoire de poisson rouge oblige ! grin). Peu de coups de coeur pour mes nouvelles lectures et quelques flops, donc pas nécessairement une année extraordinaire en terme de qualité, mais ça reste acceptable !

Que 2013 soit, pour vous comme pour moi, riche en belles découvertes littéraires !

À bientôt !

La Tapisserie de Fionavar, tome 1 : L’Arbre de l’été de Guy Gavriel Kay

24 Nov
L'Arbre de l'été de Guy Gavriel Kay

The Summer Tree (traduit par Élisabeth Vonarburg) – Alire – 2002 – 423 pages

Ils sont cinq, femmes et hommes, tous Torontois ; ils sont jeunes, étudiants ou professionnels, tous rationnels. Or, les voici projetés dans Fionavar, le Grand Univers dont le nôtre n’est qu’une ombre bien pâle !

Malgré la protection offerte par Mantel d’Argent le magicien, ils sont aussitôt pris dans les premières escarmouches de la guerre qui oppose les forces des Lumières à celles des Ténèbres. Car Rakoth Maugrim, le dieu renégat, a trouvé moyen de se libérer de sa prison millénaire.

Le Grand Royaume du Brennin, où ont abouti nos cinq jeunes héros, est la première cible de Maugrim. Une proie facile, puisque le vieux roi n’a pas renoué les liens tissés par ses ancêtres avec les puissances bénéfiques de l’Arbre de l’Été. Une proie facile, à moins que le roi ne s’offre en sacrifice à ce dernier, ou qu’une autre personne ne le remplace…

Mon avis

Ahhhh, Fionavar… Cette trilogie a été un de mes premiers véritables coups de foudre littéraires. Je n’avais que 13 ans à l’époque où je l’ai lue et ces trois livres ont été une claque monumentale pour moi. Depuis, je voue une admiration quasi sans borne à Guy Gavriel Kay (GGK pour les intimes), alors que je n’ai même pas lu la moitié de sa bibliographie.

Cependant, face à un souvenir si fort, facile d’éprouver de l’appréhension avant de se lancer dans une relecture, 7 ans plus tard et quelques centaines de livres lus depuis. Est-ce que le bagage littéraire acquis depuis ma première lecture de la trilogie allait entacher ma relecture ? C’est la question qui m’a fait hésiter pendant de longs mois. Pourquoi avoir franchi le pas ? Trois raisons : 1) j’ai besoin de chroniquer la trilogie pour mon propre challenge GGK, 2) ça fait des mois que je me fais persécuter par Taliesin  pour le relire (vous vous douterez donc que c’était une lecture commune avec lui ), 3) j’ai senti que j’avais envie de chroniquer, ce dont la raison 1 est singulièrement dépendante. Mais bon, trêve de blabla !

L’histoire, de façon un peu paradoxale, ne tarde pas à démarrer, mais a aussi un début plutôt lent. *Non mais qu’est-ce qu’elle dit, c’est complètement contradictoire !* Mais si, j’vous dis ! La « véritable » aventure ne fait que commencer à la moitié du livre environ (d’où la lenteur), mais en même temps, les personnages sont embarqués rapidement dans ce nouveau monde qu’est Fionavar. D’ailleurs (et c’est ce qui a fait que j’ai vraiment très peu apprécié ce début), j’ai trouvé que nos cinq protagonistes – Kevin, Paul, Jennifer, Kimberly et Dave – se laissent embarquer bien trop vite dans cette histoire. De la part d’universitaires comme eux, étudiant notamment en médecine et en droit, je me serais attendue à davantage de rationalité (ce que laissait entendre la quatrième de couverture). On notera d’ailleurs tout au long du livre l’absence de « choc culturel » entre les cinq étudiants et Fionavar, un monde plutôt moyenâgeux avec une religion, une culture et des traditions très différentes de notre monde et de notre époque à nous. Bien qu’ils s’interrogent parfois sur telles ou telles légendes, ils s’adaptent très – trop – vite à leur destination. Et ça m’a vraiment agacée.

De plus, on n’apprend pas beaucoup à connaître les personnages au début du livre, si bien qu’ils sont jetés dans l’aventure sans qu’on sache vraiment qui ils sont. Néanmoins, cela fait en sorte qu’on découvre notre trio masculin et notre duo féminin graduellement, au fil de l’histoire, et tout compte fait, ce n’est pas plus mal. On n’arrive pas à les cerner facilement et cela les rend intéressants et énigmatiques. Il est ainsi peut-être un peu plus difficile de s’attacher à eux, mais quand on finit par apprendre ou comprendre pourquoi tel personnage agit d’une certaine façon, on éprouve de la sympathie et de la compréhension envers eux.

Les différentes histoires sont assez nombreuses, mais j’ai pour ma part trouvé qu’elles n’étaient pas nécessairement difficiles à suivre puisqu’elles suivent en général un ou deux des personnages principaux, donc il est facile d’associer les histoires aux protagonistes. C’est plutôt l’abondance de personnages qui peut momentanément porter à confusion, le temps de bien replacer qui est qui et quel est le rôle de chacun (c’est le lot des romans de fantasy me direz-vous !). J’avoue avoir eu de la difficulté à comprendre de qui il est question dans certains passages, mais ça ne gênait pas spécialement la compréhension de l’intrigue (ces passages n’ayant pas pour but de nous présenter « officiellement » les personnages mis en scène).

Bon. À ce point-ci de ma chronique, peut-être que certains d’entre vous se disent : « ben elle a aimé ou pas ?? ». Et c’est là que je vous parle de ce qui m’a charmée à la première lecture et qui me séduit encore dans cette relecture : l’ambiance. Je ne sais pas si c’est le style ou l’univers – ça pourrait très bien être le mélange des deux -, mais je trouve l’atmosphère de ce premier tome – et de la trilogie entière, d’après mes souvenirs – vraiment envoûtante. Des passages sombres, d’autres oniriques et d’autres encore follement intenses en émotions ou en tension… Il y a quelque chose de plus grand que les personnages dans l’histoire – la Tapisserie, le destin, les Dieux, appelez cela comme vous voulez – et on le ressent vraiment, ça transpire par les mots. Et personnellement, j’adore ! Cela fait en sorte que je suis vraiment absorbée par l’histoire à chaque fois que j’ouvre mon livre.

C’est aussi ce qui rend, à mon avis, le récit et surtout « l’acte » de Paul si.. wow ! Son histoire, sa souffrance, sa résilience… C’est un personnage si profond et un moment tellement fort, tellement… inqualifiable ! J’en ai des frissons rien qu’à y penser. Pour moi ce personnage à lui seul fait en sorte que ce livre vaut le détour. J’aime également beaucoup l’histoire de Dave parce qu’il s’en dégage une beauté sauvage. On a aussi l’impression d’entrer dans une grande famille, solidaire et courageuse, qui affiche un grand respect envers ses membres et ce qui l’entoure. Les Dalreï constituent vraiment un de mes peuples préférés dans cet univers.

Bref, L’Arbre de l’été est un livre qui possède vraiment à mes yeux une ambiance unique qui a encore une fois réussi à me conquérir. Parmi toutes les histoires et les personnages évoluant au sein de ce premier tome, certain(e)s se distinguent particulièrement de part leur force et/ou les sentiments qu’ils inspirent. La seule chose qui me retient de le considérer comme un coup de coeur est le début du livre et ses quelques petits défauts ici ou là, mais vraiment, je ne suis pas déçue de cette relecture, bien au contraire. Pour moi, Guy Gavriel Kay signe ici une oeuvre à la fois humaine et cruelle qui augure une suite tout aussi intense. Vous pouvez trouver la chronique de mon co-lecteur Taliesin ici !

Excellent!!

Voici donc ma première participation à mon challenge Guy Gavriel Kay. Il était temps quand même, j’en suis l’instigatrice et je n’avais toujours aucune chronique à mon actif.  D’ailleurs, je vais essayer de faire une tournée générale pendant la période de Noël pour motiver les troupes !

Tome
T.1: L’Arbre de l’été – paru
T.2: Le Feu vagabond – paru
T.3: La Route obscure – paru

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Le Roi Corbeau, tome 2 : Will de Stephen Lawhead

30 Jan
Will de Stephen Lawhead

Scarlet (traduit par Clara Betruger) – Le Livre de Poche (Orbit) – 2011 – 513 pages

 XIe siècle, Angleterre.

Depuis l’arrivée des envahisseurs normands, les Celtes ont été repoussés dans les montagnes du pays de Galles. Will Écarlate a tout perdu.

Archer accompli, il devient membre éminent de la garde rapprochée du rebelle le plus célèbre : le Roi Corbeau. Mais au cours d’une tentative pour kidnapper le shérif Richard de Granville, Will est capturé et condamné à être pendu pour un crime qu’il n’a pas commis.

À moins qu’il ne livre le Roi Corbeau et sa bande de hors-la-loi…

Mon avis

Si vous avez bonne mémoire, vous vous souvenez sans doute que j’ai lu et chroniqué il y a quelques mois le premier tome de la trilogie du Roi Corbeau (pour les mémoires poissonrougesques comme moi, c’est par là que ça se passe). J’avais beaucoup apprécié ma lecture, alors voyant que Will était à son tour proposé en partenariat sur Livraddict, je n’ai fait ni une ni deux, j’ai sauté sur l’occasion ! Le verdict ? Si j’ai trouvé ce second opus un peu en-dessous de Robin, j’ai néanmoins passé un très bon moment ! Voyons cela plus en détails…

Dès les premières pages, on comprend que Will sera très différent de Robin : en effet, c’est avec une narration à la première personne et un ton eu peu plus proche de l’oral que l’on fait connaissance avec William Scatlocke, dit Will Écarlate. Après s’être habitué à une narration externe dans le premier tome, il y a de quoi être surpris et déstabilisé ! Je dois avouer que j’ai eu peur de ne pas m’y faire, mais bien au contraire finalement. Après quelques dizaines de pages, je n’y pensais même plus ! Maintenant que j’ai terminé ma lecture, je trouve même que cela sied parfaitement à l’histoire parce que voir Will de l’intérieur nous permet vraiment de s’attacher à lui malgré le fait que ce soit un nouveau personnage. Car oui, je me suis attachée à ce bon vieux Will, j’ai beaucoup aimé sa personnalité et sa façon de s’exprimer !

Toutefois, une chose le concernant m’a déplu : la rapidité de son histoire d’amour. Peut-être faut-il le voir comme un coup de foudre, mais personnellement, j’ai trouvé que… que ça allait trop vite, tout simplement. Je ne sais pas trop comment l’expliquer. ^^ Pour rester dans les points négatifs, il m’a apparu comme étant plutôt invraisemblable que les Gallois ne se fassent jamais reconnaître. Ils sont peut-être maîtres dans l’art du déguisement, mais il faut selon moi plus qu’un costume pour duper un certains nombres de fois les mêmes personnes, surtout quand on mime être des personnes d’une origine autre que la sienne. Pourquoi pas, jusqu’à un certain point, mais je ne pense pas que cela puisse aller aussi loin (avis personnel of course). Heureusement que les « méchants » commencent à avoir des doutes à la fin, ça rapporte de la crédibilité à l’histoire. Et finalement, pour ceux qui ont trouvé l’intrigue politique un peu confuse dans le premier tome, les choses ne s’arrangent guère, malheureusement. Ce n’est pas davantage compliqué, c’est juste qu’il faut avoir compris tous les rouages de l’intrigue depuis le début pour bien saisir celle qui prend place dans ce tome-ci.

En revanche,  d’autres points positifs viennent pallier à ces petits défauts. J’ai beaucoup apprécié que l’on voit le Grelon de l’intérieur, notamment parce qu’on n’a pas trop eu cette chance dans le premier tome. On découvre donc enfin le mode de vie de cette petite clique plus en profondeur et surtout toute l’ingéniosité dont ils font preuve. Tout comme Will, on est également surpris de voir qu’en fait, la vie en dehors du joug des envahisseurs n’est pas nécessairement plus rose. Avec l’arrivée du shérif Richard de Granville, le peuple du Roi Corbeau doit redoubler de prudence et leur existence reste, indirectement, conditionné par leurs ennemis. Plus le temps passe et plus l’espoir dans les coeurs s’amincit et on sent que Rhi Bran rage de ne pouvoir regagner aussi vite qu’il le voudrait le territoire pour son peuple.

De stratagèmes en stratagèmes, on suit le fantôme de la forêt au cours de ses entreprises de plus en plus folles et téméraires. Stephen Lawhead, avec son style toujours aussi riche, sait introduire de l’action dans les passages narrés par Will depuis sa prison. Ainsi, malgré la détention du personnage principal du roman, on s’ennuie rarement, car les aventures du Roi Corbeau ne manquent pas de rebondissements. Et finalement, petite mention spéciale pour Odo, le moine qui recueille les propos de Will dans sa geôle. C’est un personnage un peu antipathique au départ, mais au fil des pages, son contact avec Will le transforme profondément, petit à petit, faisant de lui un personnage de plus en plus intéressant !

Bref, Will est un très bon roman d’aventures dont le nouveau personnage principal est bigrement attachant. Voir ainsi de l’intérieur la vie du peuple du Roi Corbeau est assez intéressant et instructif. Le tout est servi, comme d’habitude, par une très belle plume. Si l’histoire d’amour et le manque de crédibilité sur un certain point rendent ce tome un peu moins bon que le précédent, il reste tout de même une bien bonne lecture. Un énorme merci à Livraddict et aux éditions Le Livre de Poche qui m’ont permis de poursuivre l’aventure entamée avec Robin ! Vivement que le troisième tome sorte en poche !

Très bien!

 Tomes…
T.1: Robin – paru
T.2: Will – paru
T.3: Tuck – paru

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