Archive | novembre, 2015

L’Ombre du vent de Carlos Ruiz Zafón

9 Nov
L'Ombre du vent

La Sombra del Viento (traduit par François Maspero) – Le Livre de Poche – 2010 – 637 pages

Dans la Barcelone de l’après-guerre civile, par un matin brumeux de 1945, un homme emmène son petit garçon – Daniel Sempere, le narrateur – dans un lieu mystérieux du quartier gothique : le Cimetière des Livres Oubliés. L’enfant est ainsi convié par son père à un étrange rituel qui se transmet de génération en génération : il doit y « adopter » un volume parmi des centaines de milliers. Là, il rencontre le livre qui va changer le cours de sa vie et l’entraîner dans un labyrinthe d’aventures et de secrets « enterrés dans l’âme de la ville » : L’Ombre du vent.

Mon avis

L’Ombre du vent pourrait être un titre fort à propos pour relancer mon blog quelque peu délaissé : je ne fais que passer en coup de vent et mon blog n’est que l’ombre de lui-même depuis de nombreux mois. J’ai terminé ce livre en août 2011, mais, pour diverses raisons déjà évoquées ailleurs, cela a pris un certain temps avant que je ne commence la rédaction de ce billet, et quelque temps encore avant que je le termine. Et par la suite, pour une raison un peu obscure à moi-même, il est resté non publié pendant de longs mois encore ! Toutefois, je tenais à le faire parce que c’est un roman qui, selon moi, mérite qu’on parle de lui (comme en témoigne la probable centaine, voire plus, de billets déjà existants à son sujet ^^).

L’Ombre du vent est un livre indéfinissable, mêlant à la fois le drame, la romance, l’histoire et le suspense. Tout commence avec un père veuf et son fils qui tiennent un petit commerce (une librairie plus précisément). Mais voilà, cette histoire qui aurait pu être banale est d’abord campée dans un certain cadre historique : Espagne de 1945. Puis, d’un simple livre choisi au hasard naît toute une intrigue, tout un jeu d’indices, de demi-vérités et de surprises. Quand on rencontre par la suite Lain Coubert pour la première fois, on a l’impression de frôler le fantastique. Et enfin, tout au long de l’histoire, on découvre que c’est en fait un grand drame qui se cache derrière tout ça, mais avant tout une histoire d’amour aussi.

Bien des auteurs se seraient cassés les dents à essayer d’entrelacer tous ses genres en une seule et même histoire, mais Carlos Ruiz Zafón le fait de main de maître, de façon totalement harmonieuse. C’est un puzzle envoûtant qui captive complètement. Tout est inextricablement lié, tout s’entrecroise et rien n’est tiré par les cheveux ou tarabiscoté malgré la complexité du récit. Chaque détail a son rôle dans l’histoire et est judicieusement placé.

Carlos Ruiz Zafón a une très belle plume, il écrit de belles choses, pleines de vérité et je comprends désormais pourquoi il est un auteur tant cité. Je pense que chaque lecteur sera touché par certaines de ses phrases. Les descriptions sont poétiques et les émotions sont bien retranscrites et transmises au lecteur. Ça se lit presque tout seul.

Voilà un livre qui, à mes yeux, mérite son succès, tout simplement. Allez, pour la route, voici une petite citation qui m’a bien fait réfléchir: « Pendant qu’on travaille, on ne regarde pas la vie dans les yeux. » (p.480)

Appréciation globale :

Excellent!!

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