Archive | janvier, 2014

On ne peut pas lutter contre le système de J. Heska

24 Jan
Éditions Seconde Chance - 2012 - 336 pages

Éditions Seconde Chance – 2012 – 336 pages

Le système financier mondial vient de s’écrouler. Il ne s’en relèvera pas, plongeant toute une civilisation dans le chaos.

Lawrence Newton a accepté sa destinée. Il a renoncé à ses espoirs, à ses convictions, et à l’amour de sa vie pour suivre les traces de son père au sein du consortium HONOLA. Samson Bimda est le chef d’un village au nord de l’Ouganda. Les semences OGM vendues par la compagnie ruinent ses champs et ne lui permettent plus d’assurer sa subsistance. Clara, Hakim et Louise sont trois militants au sein du mouvement écologiste GreenForce. Au hasard d’une de leurs actions, ils tombent sur des documents compromettants qui vont les dépasser.

À la veille du plus grand sommet européen déterminant l’avenir de millions de personnes, chacun doit défendre ses intérêts, quitte à en payer le prix le plus lourd.

Mon avis

Depuis un an ou deux, j’ai pris, en quelque sorte (meaning : officieusement), la résolution d’oser davantage dans la vie, d’essayer de nouvelles choses, de sortir de ma zone de confort en somme. Le rapport avec ce livre ? Non, je n’ai pas décidé de me mettre à lutter activement contre le système, malheureusement. Seulement, je n’avais jamais participé à un livre voyageur et voilà que J. Heska a proposé d’en faire un spécialement pour le Québec pour son roman On ne peut pas lutter contre le système. J’ai hésité un peu, mais devant l’opinion généralement favorable de plusieurs internautes, j’ai décidé de sauter le pas et de tenter l’aventure ! Bon, certes, on a déjà vu plus audacieux comme nouvelle expérience, mais il faut bien commencer quelque part.  Et comme on dit, petit train va loin !

Alors tout d’abord, commençons par l’objet livre en lui-même. J’aime beaucoup la couverture, elle dégage un certain je-ne-sais-quoi… d’inquiétant, de fin du monde, de funeste. D’une certaine façon, elle me fait penser à celle du livre Le Vide de Patrick Senécal. Cependant, le fait que le nom de l’auteur ne soit pas inscrit sur la couverture mais uniquement sur la tranche me perturbe à chaque fois que je la regarde. Cela donne une couverture étrangement dénudée et un peu inachevée. Il faut néanmoins avouer que ça a le mérite de la rendre intrigante et de la faire sortir du lot.

Venons-en à l’histoire maintenant. L’auteur aborde une multitude de sujets, comme l’économie, l’écologie et la politique, et mêle plusieurs genres (thriller, un peu de science-fiction et de philosophie, aventure), mais cet amalgame reste somme toute cohérent, les thèmes choisis allant souvent de pair. J. Heska traite de sujets complexes sans toutefois s’engoncer dans des explications détaillées, ce qui est à la fois positif et négatif. C’est bien parce que, pour le lecteur qui ne connaît rien à des sujets comme la finance ou les OGM, se faire expliquer des sujets de ce genre (comme la titrisation de dettes qui demande la connaissance d’autres concepts financiers au préalable) au travers d’un roman ne serait pas nécessairement folichon. Cependant, ceux qui ont déjà de bonnes connaissances dans ces domaines et/ou les curieux y trouveront peut-être un goût de trop peu. Pour ma part, je dirais que je me situe entre ces deux « extrêmes », donc cela ne m’a pas dérangé. L’auteur a fait le choix de ne pas faire de son roman un écrit de vulgarisation et, de mon côté, je pense que c’est une bonne décision.

Malheureusement, l’histoire s’avère au final un peu abracadabrante. Les personnages principaux semblent pour la plupart invincibles (oui, ils subissent des blessures, mais ils s’en remettent assez rapidement). On assiste à un complot qui, selon moi, ne fonctionnerait pas dans la vie réelle. Plus il y a de gens impliqués dans une conspiration (volontairement ou non), plus il est difficile que ladite conspiration fonctionne. Or, il y a justement beaucoup de personnes qui sont mêlées à cette histoire, donc il est à mes yeux (avis totalement personnel) improbable que l’instigateur ait réussi à faire ce qu’il a fait. L’histoire manque donc un peu de réalisme. Toutefois, la révélation finale concernant l’identité de l’instigateur en question m’a vraiment surprise, je ne m’y attendais pas du tout. D’ailleurs, j’ai beaucoup aimé l’épilogue. Non seulement on découvre qui est l’instigateur, mais en plus, l’auteur nous repasse certaines scènes sous un nouveau éclairage, ce qui fait qu’on comprend tout !

Pour ce qui est des personnages, j’ai trouvé Newton attachant, même si je ne suis pas d’accord avec sa décision. [Attention spoiler] Les crises financières qui se sont produites ces dernières années montrent qu’il ne suffit pas de faire tomber le système pour qu’il change. À presque tous les égards, notre système est resté pareil à ce qu’il était avant les crises. Faire ainsi crasher le système s’apparente plutôt à mes yeux à une vengeance personnelle de Newton envers son père et HONOLA, mais bon, ça c’est mon interprétation bien à moi. [Fin du spoiler] Malgré ça, je l’ai bien aimé, ce Newton, il a quelque chose de faillible qui le rend humain. À vrai dire, je crois que c’est le seul personnage auquel je me suis vraiment attaché. Je n’ai rien ressenti de particulier pour le personnage de Claire. Hakim et Louise ne m’ont pas marquée (en fait, j’ai trouvé Louise un peu tête à claques) et les autres personnages sont trop peu présents pour que l’on puisse se lier à eux (mais j’ai bien aimé Marty McFly par contre ^^).

Au niveau de la structure du récit, je suis partagée. La présence de flashbacks, de va-et-vient dans le temps et de chapitres sous différentes formes permettent à l’histoire de ne pas être trop linéaire. Cependant, j’ai trouvé que certains chapitres étaient mal mis en contexte du fait qu’ils n’étaient pas présentés de façon chronologique. De plus, je n’ai personnellement pas apprécié les chapitres « journalistiques ». J’ai trouvé qu’ils n’avaient pas un ton réaliste (peut-être à cause de la retranscription par écrit de nouvelles « initialement » télévisées). Pour ce qui est des dialogues, j’ai eu à plusieurs reprises de la difficulté à déterminer qui parlait, ce qui est plutôt gênant. À noter également la présence de quelques coquilles ici et là qui, sans gâcher la lecture, agacent toujours un peu l’oeil.

Bref, on a là une histoire aux multiples facettes en ce qui a trait aux thèmes et aux genres, avec un personnage principal quand même attachant, mais le récit souffre cependant d’un certain manque de réalisme et d’une structure qui ne m’a pas pleinement convaincue. Néanmoins, même si mon verdict semble plutôt négatif, j’ai dans les faits passé un sympathique moment. Ça se lit bien, le suspense est au rendez-vous (un peu moins sur le début, mais c’est normal) et malgré les thèmes abordés, on n’a pas l’impression de se faire faire la morale. À lire, donc, si l’économie, l’écologie et la politique ne vous rebutent pas et que vous avez envie d’une petite lecture pas trop prise de tête ! Je remercie chaleureusement J. Heska d’avoir permis à son livre de voyager ainsi jusqu’au Québec et merci également à la personne qui me l’a fait parvenir. Présentement, il n’y a personne après moi dans la liste, mais s’il y a une québécoise qui passe ici et qui aimerait le lire, je me ferai un plaisir de lui envoyer, pour que cette belle aventure livresque se poursuive !

Bien.

Bien.

Pour d’autres avis, vous pouvez aller faire un tour sur la fiche Livraddict !
Logo Livraddict

2013 : Bilan de l’année…

6 Jan

2013, sacrée année 2013…

Si j’ai trouvé 2012 catastrophique au niveau de mon blog, et bien c’est encore pire pour 2013. Et niveau nombre de lectures, on assiste également à un désastre… Aïe ! Vous l’aurez compris, 2013 n’a pas été une très bonne année livresque pour moi. La faute à une panne de lecture, qui s’est éternisée à cause de ma conjoncture personnelle, et à un coup de mou bloguesque qui sévit depuis 2011 et duquel j’ai du mal à me sortir.

Mais qu’à cela ne tienne, une nouvelle année commence et elle sera – espérons le très très fort – signe de renouveau ! Cependant, un petit bilan statistique de 2013 s’impose pour conclure cette année qui vient de passer et débuter la nouvelle du bon pied.

Statistiques générales

  • 16 lectures (dont 9 relectures, alors seulement 7 « nouvelles » lectures)
  • J’ai terminé 2 sagas, j’en ai entamé 3 nouvelles et j’ai avancé dans 1 d’entre elles
  • Encore une fois cette année, je pulvérise mon record personnel du plus petit nombre de chroniques postées durant l’année : seulement 2 petites chroniques pour 2013 

Voici la répartition de mes lectures selon les genres :

  • Fantastique jeunesse : 3 livres
  • Fantasy jeunesse : 7 livres
  • Fantasy : 4 livres
  • Science-fiction : 2 livres

Une année où la SFFF a donc été prédominante. Une information somme toute révélatrice : quand je lis peu, j’ai tendance à me tourner vers ces genres on dirait !

Voici la maigre liste de mes lectures de 2013. Comme pour le bilan de 2012, les « nouvelles lectures » sont en gras et les relectures en pas gras normal.

  1. La Quête d’Ewilan, tome 1 : D’un monde à l’autre de Pierre Bottero
  2. La Quête d’Ewilan, tome 2 : Les Frontières de glace de Pierre Bottero
  3. La Quête d’Ewilan, tome 3 : L’Île du destin de Pierre Bottero
  4. Les Mondes d’Ewilan, tome 1 : La Forêt des captifs de Pierre Bottero
  5. Les Mondes d’Ewilan, tome 2 : L’Oeil d’Otolep de Pierre Bottero
  6. Les Mondes d’Ewilan, tome 3 : Les Tentacules du mal de Pierre Bottero
  7. Le Pacte des MarchOmbres, tome 3 : Ellana, la prophétie de Pierre Bottero
  8. Le Dernier jardin, tome 1 : Éphémère de Lauren DeStefano
  9. Le Roi Corbeau, tome 3 : Tuck de Stephen Lawhead
  10. Le protectorat de l’ombrelle, tome 1 : Sans âme de Gail Carriger
  11. La trilogie de l’héritage, tome 1 : Les Cent mille royaumes de N.K. Jemisin
  12. La trilogie de l’héritage, tome 2 : Les Royaumes déchus de N.K. Jemisin
  13. A comme Association, tome 6 : Ce qui dort dans la nuit de Erik L’Homme
  14. A comme Association, tome 7 : Car nos coeurs sont hantés de Erik L’Homme
  15. A comme Association, tome 8 : Le regard brûlant des étoiles de Erik L’Homme
  16. La Tapisserie de Fionavar, tome 2 : Le Feu vagabond de Guy Gavriel Kay

Niveau relecture, ça a été évidemment que du bonbon avec les Bottero et le Kay. Pour les nouvelles lectures, j’avoue avoir été déçue d’Éphémère de Lauren DeStefano et aussi un peu de Sans âme de Gail Carriger. Le second m’a cependant quand même assez plu pour que je décide de lire la suite un jour. Le dernier tome de la trilogie du Roi Corbeau de Stephen Lawhead a quant à lui été à la hauteur des tomes précédents. De leur côté, les deux premiers opus de la Trilogie de l’Héritage de N.K. Jemisin se sont avérés de très bonnes lectures. Et finalement, les deux derniers de A comme Association furent de sympathiques lectures, à l’image du reste de la saga.

On dit souvent que ce n’est pas la quantité qui compte, mais je dois quand même dire que je suis déçue d’avoir aussi peu lu en 2013. En espérant que je ne descendrai pas plus bas encore dans l’avenir !

Je nous souhaite, à vous et à moi, une année 2014 pleines de belles lectures (donc sans panne !), de motivation pour bloguer, de santé et de tout ce qu’il faut d’autres pour être heureux !