La Belgariade, chant 3 : Le gambit du magicien de David Eddings

21 Mar
Le gambit du magicien - David Eddings

Magicians Gambit (traduit par Dominique Haas) – Pocket (Fantasy) – 1991 – 358 pages

Puis le soleil sombra dans les bancs de nuages, le long de l’horizon déchiqueté, et baigna d’une lueur malsaine la sinistre forteresse. Ce fut comme si les murs saignaient, comme si tout le sang versé sur les autels de Torak depuis le commencement des âges éclaboussait d’un coup la cité de la peur. Tous les océans du monde n’auraient pas suffi à la laver.

Un cri d’agonie emplit l’espace. Garion épouvanté leva la tête.

« C’est la saison de la blessure, dit Belgarath. La saison où jadis l’Orbe a brûlé Torak. Le moment propice aux sacrifices humains. »

L’Orbe… L’Orbe était là, aux mains du voleur. Garion regarda ses compagnon. Il fallait récupérer la pierre où palpitait la vie. Le sort des royaumes du Ponant en dépendait. Mais le lendemain matin, verraient-ils le soleil se lever?

Mon avis

Rien de mieux durant une semaine chargée que de prendre le temps de lire un peu! C’est exactement ce que je me suis dit il y a un peu plus d’une semaine, mais je me suis fait prendre à mon propre jeu. Je m’étais dit que je ne lirais que le prologue, mais après cinquante pages d’envolées, je me suis rendue à l’évidence que ce troisième tome de La Belgariade était trop intéressant pour que je puisse m’arrêter en si bon chemin!

Ce n’est que dans ce troisième volet de cette saga que j’ai réellement pris conscience de… la portée de ce qui s’y passe. C’est difficile à décrire, mais c’est comme si on sentait une force se déployer peu à peu, enfler autour des personnages et autour de nous… Comme une musique qui commencerait en sourdine, puis dont le volume augmenterait graduellement, prenant petit à petit de l’ampleur, à chaque tome… C’est ce qui se passe dans cette saga. L’histoire s’intensifie au fil des tomes et on sent la tension montée. Si j’avais trouvé un certain manque de suspense au premier opus, ce n’est vraiment pas le cas pour celui-ci. J’ai littéralement dévoré les cent premières pages et, s’il n’eut été de mes études, je crois bien que je l’aurais englouti en moins de deux! J’apprécie toujours autant la pointe d’humour présente, les personnages se lançant de temps à autre de petites piques amusantes!

On constate aussi dans ce tome que les dieux sont, de manière générale, très proches de leur peuple. J’ai trouvé cette proximité très intéressante. On peut la voir avec Mara, qui pleure son peuple perdu, et UL, qui, même s’il ne voulait pas de cette tâche au départ, s’occupe bien de ses disciples par l’intermédiaire du Gorim. En parlant des Ulgos, j’ai trouvé cela très réaliste qu’il y ait des fanatiques mystiques parmi eux parce que je pense que c’est le lot de toutes les religions. Cela rajoute donc de la crédibilité au monde créé par David Eddings!

Carte du Val d'Aldur et de ses environs

Carte du Val dAldur et de ses environs

Au niveau des personnages, ils ne nous déçoivent toujours pas. Ils sont encore si attachants et, comme d’habitude, on en apprend un peu plus sur eux. J’ai bien aimé Relg, l’Ulgo, qui malgré son fanatisme religieux, a su se rendre utile et s’intégrer un minimum à la troupe. Pour ce qui est de Garion, et bien je crois qu’il était temps qu’il arrête de refuser… ce qu’il ne pouvait refuser! Et Silk, mon cher petit Silkounet! ❤ Toujours à la hauteur! Je dois avouer que j’ai eu une petite frousse quand il est tombé dans les mains d’un certain Murgo « royal ». ^^ Allez, un petit extrait pour la route (j’adore la réplique de Silk à la fin ^^). Pour le lire, mettez l’espace ci-dessous en surbrillance, mais attention, pour ceux qui n’ont pas lu ce tome, ça pourrait constituer un mini-spoiler.

« Soudain Brill plongea, les mains en avant, mais Silk esquiva l’assaut et lui abattit ses deux poings en plein dans le dos. Brill poussa un grognement mais réussit à s’éloigner en roulant sur lui-même.
– Il se pourrait que tu sois aussi bon qu’on le raconte, admit-il à contrecoeur.
– M’essayer, c’est m’adopter Kordoch, invita Silk avec un sourire inquiétant. » (p.334-335)

Le seul reproche que j’aurais à faire à ce tome, c’est la scène de la naissance du poulain (et même le poulain en général). Entre la princesse qui éclate en sanglots et Hettar qui s’apitoie sur la situation, j’ai trouvé ça un peu larmoyant. Il faut aussi savoir que je suis loin d’être fan des forces mystérieuses poussant les personnages à agir, du genre « je ne sais pas pourquoi je fais ça, mais je sais que c’est la bonne chose à faire ». J’ai toujours trouvé que c’était un moyen facile de faire avancer ou débloquer les choses. Et puis, par-dessus le marché, on a droit à un poulain qui agit davantage comme un chien que comme un jeune cheval. Ça m’a frappée parce que c’est à peu près à cet endroit que j’ai recommencé ma lecture après une pause de quelques jours. Ça m’a refroidit le temps de quelques chapitres, mais par chance, le poulain en question n’est pas présent durant tout le livre pour cette fois. J’espère qu’il aura changé la prochaine fois qu’on le rencontrera!

Sinon, j’ai beaucoup aimé la confrontation finale. La déconfiture de Ctuchik quand il apprend que la personne qu’il voulait n’est pas là, j’ai trouvé ça bien marrant. Il était tellement confiant et sûr que Belgarath avait fait l’erreur de l’amener que c’en était presque comique d’imaginer sa tronche quand il a réalisé qu’il s’était fait avoir à son propre jeu! J’ai affreusement hâte d’en connaître davantage sur l’enfant pur et innocent que Zedar avait dégoté, il m’intrigue beaucoup avec son air angélique et sa « mission »! Comme on apprend rien sur lui dans ce tome, je suppose que le prochain en traitera beaucoup!

Bref, un excellent troisième tome dans lequel j’ai enfin pris conscience de l’ampleur de l’histoire. On sent la tension grippée au fil de pages et des tomes. On voit aussi dans cet opus une proximité très intéressante entre les dieux et leur peuple. Les personnages sont égaux à eux-même et ne nous déçoivent pas. Le final est très intéressant, laissant plusieurs questions en suspens et nous donnant envie d’en savoir plus! Si on oublie le poulain, c’est un volet à la hauteur des deux premiers!

Appréciation globale : Excellent

Excellent!!

Ce livre a été lu dans le cadre du challenge Eddings (3/5)!

La Belgariade, chant 3 : Le gambit du magicien de David Eddings.....................................Éditions: Pocket..... Collection: Fantasy

Tomes…
T.1: Le pion blanc des présages – paru
T.2: La reine des sortilèges – paru
T.3: Le gambit du magicien – paru
T.4: La tour des maléfices – paru
T.5: La fin de partie de l’Enchanteur – paru

Pour d’autres avis, vous pouvez aller faire un tour sur la fiche Livraddict!

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4 Réponses to “La Belgariade, chant 3 : Le gambit du magicien de David Eddings”

  1. nymeria 22 mars 2011 à 12:13 #

    Ah le mystérieux Mission ! Tu verras, il est… « spécial » ! Je suis contente que ça te plaise ^^ Bonne lecture du tome 4 ! 😉

  2. Malaury 24 mars 2011 à 17:47 #

    Je pense que j’aimerais cette saga elle à l’air super

    • Merkillia 24 mars 2011 à 21:02 #

      Oui, c’est une excellente série! Si tu aimes la bonne vieille fantasy, fonce! 😉

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