Archive | mars, 2011

La Belgariade, chant 3 : Le gambit du magicien de David Eddings

21 Mar
Le gambit du magicien - David Eddings

Magicians Gambit (traduit par Dominique Haas) – Pocket (Fantasy) – 1991 – 358 pages

Puis le soleil sombra dans les bancs de nuages, le long de l’horizon déchiqueté, et baigna d’une lueur malsaine la sinistre forteresse. Ce fut comme si les murs saignaient, comme si tout le sang versé sur les autels de Torak depuis le commencement des âges éclaboussait d’un coup la cité de la peur. Tous les océans du monde n’auraient pas suffi à la laver.

Un cri d’agonie emplit l’espace. Garion épouvanté leva la tête.

« C’est la saison de la blessure, dit Belgarath. La saison où jadis l’Orbe a brûlé Torak. Le moment propice aux sacrifices humains. »

L’Orbe… L’Orbe était là, aux mains du voleur. Garion regarda ses compagnon. Il fallait récupérer la pierre où palpitait la vie. Le sort des royaumes du Ponant en dépendait. Mais le lendemain matin, verraient-ils le soleil se lever?

Mon avis

Rien de mieux durant une semaine chargée que de prendre le temps de lire un peu! C’est exactement ce que je me suis dit il y a un peu plus d’une semaine, mais je me suis fait prendre à mon propre jeu. Je m’étais dit que je ne lirais que le prologue, mais après cinquante pages d’envolées, je me suis rendue à l’évidence que ce troisième tome de La Belgariade était trop intéressant pour que je puisse m’arrêter en si bon chemin!

Ce n’est que dans ce troisième volet de cette saga que j’ai réellement pris conscience de… la portée de ce qui s’y passe. C’est difficile à décrire, mais c’est comme si on sentait une force se déployer peu à peu, enfler autour des personnages et autour de nous… Comme une musique qui commencerait en sourdine, puis dont le volume augmenterait graduellement, prenant petit à petit de l’ampleur, à chaque tome… C’est ce qui se passe dans cette saga. L’histoire s’intensifie au fil des tomes et on sent la tension montée. Si j’avais trouvé un certain manque de suspense au premier opus, ce n’est vraiment pas le cas pour celui-ci. J’ai littéralement dévoré les cent premières pages et, s’il n’eut été de mes études, je crois bien que je l’aurais englouti en moins de deux! J’apprécie toujours autant la pointe d’humour présente, les personnages se lançant de temps à autre de petites piques amusantes!

On constate aussi dans ce tome que les dieux sont, de manière générale, très proches de leur peuple. J’ai trouvé cette proximité très intéressante. On peut la voir avec Mara, qui pleure son peuple perdu, et UL, qui, même s’il ne voulait pas de cette tâche au départ, s’occupe bien de ses disciples par l’intermédiaire du Gorim. En parlant des Ulgos, j’ai trouvé cela très réaliste qu’il y ait des fanatiques mystiques parmi eux parce que je pense que c’est le lot de toutes les religions. Cela rajoute donc de la crédibilité au monde créé par David Eddings!

Carte du Val d'Aldur et de ses environs

Carte du Val dAldur et de ses environs

Au niveau des personnages, ils ne nous déçoivent toujours pas. Ils sont encore si attachants et, comme d’habitude, on en apprend un peu plus sur eux. J’ai bien aimé Relg, l’Ulgo, qui malgré son fanatisme religieux, a su se rendre utile et s’intégrer un minimum à la troupe. Pour ce qui est de Garion, et bien je crois qu’il était temps qu’il arrête de refuser… ce qu’il ne pouvait refuser! Et Silk, mon cher petit Silkounet! ❤ Toujours à la hauteur! Je dois avouer que j’ai eu une petite frousse quand il est tombé dans les mains d’un certain Murgo « royal ». ^^ Allez, un petit extrait pour la route (j’adore la réplique de Silk à la fin ^^). Pour le lire, mettez l’espace ci-dessous en surbrillance, mais attention, pour ceux qui n’ont pas lu ce tome, ça pourrait constituer un mini-spoiler.

« Soudain Brill plongea, les mains en avant, mais Silk esquiva l’assaut et lui abattit ses deux poings en plein dans le dos. Brill poussa un grognement mais réussit à s’éloigner en roulant sur lui-même.
– Il se pourrait que tu sois aussi bon qu’on le raconte, admit-il à contrecoeur.
– M’essayer, c’est m’adopter Kordoch, invita Silk avec un sourire inquiétant. » (p.334-335)

Le seul reproche que j’aurais à faire à ce tome, c’est la scène de la naissance du poulain (et même le poulain en général). Entre la princesse qui éclate en sanglots et Hettar qui s’apitoie sur la situation, j’ai trouvé ça un peu larmoyant. Il faut aussi savoir que je suis loin d’être fan des forces mystérieuses poussant les personnages à agir, du genre « je ne sais pas pourquoi je fais ça, mais je sais que c’est la bonne chose à faire ». J’ai toujours trouvé que c’était un moyen facile de faire avancer ou débloquer les choses. Et puis, par-dessus le marché, on a droit à un poulain qui agit davantage comme un chien que comme un jeune cheval. Ça m’a frappée parce que c’est à peu près à cet endroit que j’ai recommencé ma lecture après une pause de quelques jours. Ça m’a refroidit le temps de quelques chapitres, mais par chance, le poulain en question n’est pas présent durant tout le livre pour cette fois. J’espère qu’il aura changé la prochaine fois qu’on le rencontrera!

Sinon, j’ai beaucoup aimé la confrontation finale. La déconfiture de Ctuchik quand il apprend que la personne qu’il voulait n’est pas là, j’ai trouvé ça bien marrant. Il était tellement confiant et sûr que Belgarath avait fait l’erreur de l’amener que c’en était presque comique d’imaginer sa tronche quand il a réalisé qu’il s’était fait avoir à son propre jeu! J’ai affreusement hâte d’en connaître davantage sur l’enfant pur et innocent que Zedar avait dégoté, il m’intrigue beaucoup avec son air angélique et sa « mission »! Comme on apprend rien sur lui dans ce tome, je suppose que le prochain en traitera beaucoup!

Bref, un excellent troisième tome dans lequel j’ai enfin pris conscience de l’ampleur de l’histoire. On sent la tension grippée au fil de pages et des tomes. On voit aussi dans cet opus une proximité très intéressante entre les dieux et leur peuple. Les personnages sont égaux à eux-même et ne nous déçoivent pas. Le final est très intéressant, laissant plusieurs questions en suspens et nous donnant envie d’en savoir plus! Si on oublie le poulain, c’est un volet à la hauteur des deux premiers!

Appréciation globale : Excellent

Excellent!!

Ce livre a été lu dans le cadre du challenge Eddings (3/5)!

La Belgariade, chant 3 : Le gambit du magicien de David Eddings.....................................Éditions: Pocket..... Collection: Fantasy

Tomes…
T.1: Le pion blanc des présages – paru
T.2: La reine des sortilèges – paru
T.3: Le gambit du magicien – paru
T.4: La tour des maléfices – paru
T.5: La fin de partie de l’Enchanteur – paru

Pour d’autres avis, vous pouvez aller faire un tour sur la fiche Livraddict!

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La Belgariade, chant 2 : La Reine des sortilèges de David Eddings

5 Mar
Couverture de La Reine des sortilèges

Queen of Sorcery (traduit par Dominique Haas) – Pocket (Fantasy) – 1990 – 415 pages

Horreur! Le dieu pervers, Torak, va s’éveiller ! Les temps sont venus, l’univers vacille et Belgarath se hâte: il n’est que temps de retrouver l’Orbe d’Aldur, le joyau du destin, qui peut sauver les hommes de la colère des dieux. De la brumeuse Arendie à la putride Nyissie, patrie des Hommes-Serpents, Belgarath entraîne Garion sur une route semée d’embûches. Garion, le petit paysan qui n’a jamais cru aux sorts, ne sent pas la haine qui le menace, ne comprend pas ces femmes qui se pressent autour de lui: une pour l’instruire, une pour le séduire, une pour le réconcilier avec les pouvoirs dont il ne veut pas…

Est-ce lui, l’Enfant de Lumière, le descendant des rois de Riva, l’enfant marqué par les présages, de toute éternité, pour affronter Torak? Encore faut-il qu’il entende la Voix de la Prophétie qui lui parle en esprit. Sinon les sectateurs du dieu défiguré, dans leur soif de vengeance, pourraient bien s’emparer de lui et l’offrir à leur maître, à l’instant même où il s’éveillera !

Mon avis

Mes études occupent une très grande partie de mon temps, mais pour cause de mémoire de poisson rouge (et il faut bien prendre le temps de relaxer aussi), j’ai directement enchaîné le tome 2 de La Belgariade après ma lecture du premier tome. J’ai retrouvé avec beaucoup de plaisir la petite clique d’aventuriers et je dois dire que ce deuxième opus ne m’a pas déçue, bien au contraire!

L’histoire reprend pratiquement là où elle s’était terminée dans le tome précédent. Le périple se déroule maintenant en Arendie, deuxième étape du voyage. Bien que j’aurais apprécié repartir tout de suite dans le feu de l’action, l’accalmie du début était somme toute bienvenue puisqu’elle permettait à la fois de resituer le lecteur, d’introduire un nouveau personnage et d’en apprendre un peu plus au sujet de Polgara. Toutefois, une fois tous les protagonistes réunis de nouveau, c’est reparti pour l’aventure! On a droit à beaucoup de péripéties et de l’action à foison! Tout au long du trajet, divers personnages oeuvrant dans l’ombre viennent mettre des obstacles sur le chemin de Belgarath, Polgara, Garion et tous les autres. C’est toujours un plaisir de les suivre, de découvrir comment ils feront pour se sortir de ces énièmes pétrins. L’intrigue tient le lecteur en haleine du début à la fin! C’est fluide, c’est cohérent, le tout avec une pointe de suspense.

Carte de l'Arendie

Carte de l’Arendie

De nombreux personnages viendront se greffer à la troupe de départ : Lelldorin, un jeune asturien très expressif, mais trop peu réfléchi, Madorallen, un chevalier mimbraïque qui, tout comme à Garion, me déplaisait au début, mais j’ai fini à m’habituer à sa grandiloquence, et finalement Ce’Nedra, une fillette capricieuse et déterminée qui fera des prises de conscience qui transformeront peu à peu son caractère (mais pas complètement hein, elle reste toujours aussi tête de mule ^^). Les personnages que l’on connaissait déjà sont quant à eux toujours aussi attachants, Silk se hissant encore en tête de mes chouchous.  ^^ Il n’y a rien à y faire, je l’adore celui-là! Même si on en apprend un peu plus sur chacun d’eux, il reste encore bien assez de zones d’ombre pour qu’ils gardent tous une part de mystère. Ce sont vraiment des personnages tout en nuances, bien travaillés!

Bref, un deuxième tome que j’ai trouvé meilleur que le premier grâce à la plus grande quantité d’action! Les protagonistes parcourent beaucoup de chemins, rencontrent plusieurs embûches et déploient souvent des trésors d’ingéniosité, subtils ou pas du tout, pour se sortir du mauvais pas! On sent l’intrigue avancé pas à pas, de façon fluide et cohérente. Les personnages sont toujours aussi charmants et possèdent une belle profondeur. On n’échappe pas encore une fois à quelques coquilles, mais rien de majeur, rien qui ne puisse réellement gâcher la lecture. J’ai bien hâte de me plonger dans le prochain tome, Le Gambit du magicien! Je regrette vraiment de ne pas avoir davantage de temps pour lire…

Appréciation globale :

Logo 2 du challenge Eddings

Excellent!!

Ce livre a été lu dans le cadre du challenge Eddings (2/5)!

Tomes…
T.1: Le pion blanc des présages – paru
T.2: La reine des sortilèges – paru
T.3: Le gambit du magicien – paru
T.4: La tour des maléfices – paru
T.5: La fin de partie de l’Enchanteur – paru

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