Les sept filles d’Avalon d’Isa-Belle Granger

29 Déc

Michel Quintin - 2009 - 480 pages

Éloise traverse l’Atlantique pour se rendre en Angleterre, où elle fera sa maîtrise en littérature anglaise à la prestigieuse Université de Bristol. Pour elle, c’est un rêve qui se réalise. Une fois sur place, elle compte se mettre en quête des secrets bien enfouis entourant la vie de Guenièvre et du roi Arthur, les héros de sa légende préférée.

Pourtant, bien des surprises l’attendent là-bas, à commencer par l’arrogance et la froideur que lui témoignera Wallegh, son directeur de thèse. Entraînée dans une valse où s’entrelacent le passé et le présent, la réalité et la légende, Éloise apprendra l’existence de la prophétie des sept filles d’Avalon. Qui sont-elles, ces grandes dames de l’Histoire, et quel est le lien qui semble l’unir à elles? D’où viennent ces rêves torrides qui lui semblent si réels et qui la laissent haletante au petit matin?

Éloise devra bientôt se rendre à l’évidence: son directeur de thèse ne l’a pas choisie uniquement pour ses talents en recherche. Quand elle fera enfin la lumière sur le sombre secret de Wallegh, Éloise se verra propulsée dans une course contre la montre.

Et si derrière certaines légendes se cachait beaucoup plus qu’un fond de vérité?

Mon avis

On a beau dire qu’il ne faut pas se fier aux apparences, cet aspect des livres reste mon incorrigible point faible. Vous devinez donc par quel heureux hasard ce roman a atterri dans mes mains: sa magnifique couverture m’est tombée dans l’oeil! Rien de moins pour me confirmer que « l’habit ne fait pas le moine ». Je ne dirais pas qu’il est mauvais, non, parce que malgré ses défauts, il a quelques bons côtés.

L’auteure a voulu faire fort et c’est bien là le problème: trop fort peut-être. Intégrer dans le même récit les légendes médiévales autour d’Avalon et du Roi Arthur, l’histoire biblique et le vampirisme, fallait le faire! C’était un pari osé, mais… Comment dire. J’ai trouvé les liens entre les légendes médiévales et l’histoire biblique très bien pensés et l’idée très originale (à noter que je n’ai pas une connaissance très approfondie des mythes médiévaux, donc je ne saurais dire si c’est bien documenté). Le problème n’est donc pas le contenu, mais plutôt la structure. Personnellement, j’ai trouvé que ce n’était pas du tout homogène. On alternait entre les passages présent/actions et passé/descriptions, mais avec tellement peu de fluidité dans les liaisons que j’avais l’impression de lire deux livres, l’un historique, l’autre d’aventure. J’ai eu à plusieurs reprises des difficultés à comprendre les flashback historiques (beaucoup de noms, de personnages, d’évènements, le tout condensé en mode explications rapides). J’ai relu le passage sur Marie Stuart trois fois et même en consultant l’arbre généalogique du début, j’arrivais pas à comprendre, et c’est pas faute d’avoir essayé. L’histoire aurait sans doute gagné à contenir moins d’éléments, quitte à ce qu’ils soient plus approfondis, ce qui n’est pas vraiment le cas ici. Là, il aurait fallu que je me fasse une feuille de notes à côté, chose que je n’ai jamais fait, donc pour moi, l’auteure a mal rempli son mandat, soit transmettre son message, son histoire, clairement.

J’ai aussi trouvé (et ce n’est que mon avis) que la plupart des dialogues n’étaient pas vivants, pas expressifs. Je me suis habituée à la longue, mais ça manquait de naturel. Il y avait également des référents trop loin ou mal utilisés, si bien que ça rendait certains passages difficiles à comprendre. J’ai peut-être manqué des bouts, oublier des p’tits trucs, mais à la fin de ma lecture, il y avait encore des détails obscurs (surtout par rapport à l’Étrangère; j’ai jamais compris d’où elle sortait celle-là). Ah! Et ce tout petit passage qui m’a agacée au plus haut point! Non, vraiment, on aurait pu garder Hitler en dehors de ça. Lâchez-le, le pauvre Dolfie, on a assez spéculé sur ses origines! Il y a d’autres méchants dans le monde! ^^

Je disais donc qu’il y a également quelques bons côtés. J’ai déjà salué l’originalité de la trame. Les sentiments étaient généralement très bien décrits. La complicité qui s’est tissée entre Philip et Éloise était belle et touchante. On sentait très bien le lien fort qui les unissait. Un bel amour entre Éloise et Christophe, qui m’a fait sourire avec ses belles répliques. Ahhh, si tous les hommes pouvaient en faire autant! ^^ On ressentait également très bien l’amour fraternel entre Wallegh et sa soeur, qui ont su rester unis malgré les dures épreuves qu’ils ont traversées.

Bref, malgré une structure qui laisse un peu à désirer et une écriture parfois maladroite à certains moments, l’histoire en soi reste très bien pensée! Dernière chose: déconseillé au moins de 16 ans et aux très grands connaisseurs des légendes médiévales!

Appréciation globale :

Moyen...

Tomes…
T.1: Les Sept filles d’Avalon – paru
T.2: Le Dernier fils d’Avalon – février 2012
T.3: Le Souffle d’Avalon – février 2015

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2 Réponses to “Les sept filles d’Avalon d’Isa-Belle Granger”

  1. zatoun 4 janvier 2011 à 13:51 #

    La couverture est séduisante, mais ton avis fait ressortir trop de points négatifs pour que je puisse réellement m’intéresser à cet ouvrage ^^

    • Merkillia 4 janvier 2011 à 14:59 #

      Oui, c’est dommage que le contenu ne soit pas à la hauteur de la couverture, qui est tout bonnement magnifique je trouve!

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