Le Dernier jardin, tome 1 : Éphémère de Lauren DeStefano

11 fév
Wither (traduit par Tristan Lathière) - Castelmore - 2011 - 450 pages

Wither (traduit par Tristan Lathière) – Castelmore – 2011 – 450 pages

Que faire de sa vie quand on connaît la date exacte de sa mort ?

L’humanité croyait son avenir assuré. La science avait créé des enfants parfaits, immunisés contre toutes les maladies. Mais qui pouvait imaginer le prix à payer ? Car désormais, personne ne survit au-delà de vingt-cinq ans. Le monde a changé. Pour les jeunes femmes, la liberté n’est plus qu’un souvenir. Au nom de la survie de l’espèce, elles sont kidnappées et contraintes à des mariages polygames.

Rhine a seize ans. Quand elle se réveille dans une prison dorée, elle n’a qu’une idée en tête : fuir. Qu’importe l’amour que lui portent son mari et ses soeurs épouses. Quand on n’a que quelques années à vivre, la liberté n’a pas de prix.

Mon avis

Éphémère est un livre au sujet duquel j’avais entendu d’excellents échos un peu partout sur la blogosphère. Ajoutez à cela une magnifique couverture et vous venez de me faire tomber dans vos filets.  Pour tout vous dire, je ne savais même pas de quoi exactement parlait ce livre quand je l’ai acheté. Hélas, le charme n’a pas vraiment opéré entre cette dystopie et moi…

En ce qui me concerne, je trouve que la lacune majeure de ce roman – et c’est ce qui a fait en sorte que je n’ai pas vraiment accroché – est son univers. A priori, le concept n’est pas mauvais : les scientifiques ont réussi à rendre une génération immunisée contre toutes les maladies, mais tous les enfants issus de cette génération ont une espérance de vie plutôt courte, soit vingt ans pour les femmes, vint-cinq pour les hommes. Mais voilà, ce que je viens de vous dire, c’est à peu près tout ce qu’on apprend sur l’univers en 450 pages. Lisez le résumé, il contient à lui seul toutes les informations données sur le cadre dystopique dans la totalité du roman. Par ce manque de profondeur, Lauren DeStefano n’a pas su rendre son univers réel à mes yeux. Je n’ai pas réussi à y croire. Et pour une dystopie, c’est assez problématique. On sent que la société (la seule restante sur la planète à cause d’une prétendue Troisième Guerre mondiale dont on ne nous dit absolument rien) est très évoluée scientifiquement et technologiquement, mais rien ne vient étayer cette impression. On ne comprend pas vraiment non plus comment et pourquoi le monde est devenu tel qu’il est dans le roman. En gros, je n’ai pas été capable de trouver des repères auxquels m’accrocher dans cet univers et c’est bien dommage.

Avec un cadre aussi flou, on comprend – ou suppose – que l’auteure a voulu centrer son histoire sur ses personnages (ce n’est tout de même pas une raison pour occulter le contexte, mais bref). Comme on suit Rhine partout, même dans sa tête (si si !) à cause du point de vue narratif, on pourrait penser que, par conséquent, on apprendra très bien à la connaître. Mais là encore, j’ai coincé : à la fin de ma lecture, je n’ai pas vraiment eu l’impression de la connaître réellement. Ni aucun des personnages. En fait, j’ai trouvé que l’on n’apprend rien sur personne. Certes, on découvre qu’une telle est orpheline, que l’autre a perdu toutes ses soeurs ou encore qu’une autre avait un père peintre, que les parents de Rhine étaient scientifiques, que son frère est la personne qui compte le plus au monde pour elle, mais…  je ne sais pas, en termes de valeurs, de traits de personnalité, etc., je n’ai pas trouvé que les personnages étaient bien décrits. Je ne me suis donc pas attachée à eux. J’ai également eu un gros problème de perception des âges, c’est-à-dire que je n’avais pas du tout l’impression que Linden, par exemple, avait 21 ans, ni que Jenna en avait 19. Allez savoir pourquoi (mais je suspecte fortement cette description selon moi déficiente des personnages). 

Une autre des raisons pour lesquelles je n’ai pas accroché à Éphémère ? La narration. En effet, je n’y ai pas adhéré. Peut-être est-ce parce que je ne suis pas habituée à lire un récit à la fois au présent et à la première personne, mais toujours est-il que j’ai d’abord buté sur la conjugaison pour ensuite être freinée par le point de vue. Je pense que le roman aurait gagné à être polyphonique parce qu’on se trouve enfermé dans la vision et la perception de Rhine. L’histoire aurait pu être un huis-clos intéressant, mais pour le coup, j’ai plutôt eu l’impression d’être brimée dans ma lecture, frustrée et non tenue en haleine par ce manque d’informations occasionné par l’unique point de vue narratif choisi par l’auteure. Je trouve qu’il aurait été vraiment très intéressant de voir les choses du point de vue de Linden à certains moments de l’histoire ou de celui de Gabriel à d’autres moments.

D’ailleurs, en général, on s’attend à ce qu’un bon huis-clos soit haletant, oppressant ou dérangeant, voire même tout ça à la fois, mais je trouve qu’aucun de ces qualificatifs ne s’applique à Éphémère. En effet, niveau suspense, on repassera. On ne s’ennuie pas nécessairement, mais on n’est pas réellement captivée non plus, le manque d’action étant aux premières loges dans le banc des accusés. Certes, par définition, un huis-clos ne laisse pas vraiment place à moult actions « physiques » (déplacements, courses-poursuites, etc.), mais d’une part, l’histoire de ce roman se déroule dans un grand manoir au vaste terrain (plutôt propice aux petites marches de santé donc), et d’autre part, l’action n’a pas besoin d’être physique, justement, pour être haletante. Suivre les pensées d’un personnage dans l’élaboration d’un plan de fuite ou d’une stratégie pour glaner des informations peut s’avérer palpitant. Cependant, dans le cas qui nous occupe, Rhine reste dans l’ensemble plutôt passive et, même si on voit qu’elle a une certaine stratégie et un semblant de plan, plusieurs éléments facilitant sa fuite tombent un peu du ciel pile au bon moment, empêchant souvent à un crescendo de tension d’avoir une finale explosive, surprenante. Un soufflé qui retombe quoi.

En outre, Éphémère n’est pas des plus dérangeants non plus. Ses thèmes avaient pourtant tout pour l’être (enlèvements de jeunes filles pour faire des mariages polygames forcés, captivité, dénigrement du statut de la femme en la reléguant au simple rôle de procréatrice, expériences scientifiques faites sur des enfants), mais je trouve que l’auteure n’a pas assez insisté sur le côté ignoble de la situation. Il aurait fallu que ce soit plus sombre. En tout cas, pour ma part, je suis restée plutôt insensible devant ce qui se passait dans cette prison dorée. Peut-être que Maître Vaughn aurait dû être davantage présent…

Bref, première nouvelle lecture de l’année et premier flop ! Un univers et des personnages manquant de profondeur, une narration qui ne m’a pas plu, un manque de suspense et une histoire pas assez percutante; voilà ce que je lui reproche. Malgré tout cela, reste que je n’ai pas passé un effroyable moment de lecture non plus, ça se laisse lire, les thèmes abordés, quoique peut-être mal exploités, sont intéressants. Sans doute que par curiosité, je lirai la suite. Peut-être en apprend-t-on plus sur l’univers et les personnages. Et j’ai entendu dire qu’il y avait davantage d’action dans le deuxième tome, peut-être que ça passera mieux… À voir !

Moyen...

Moyen…

Déception...

Déception…

Tomes…
T.1: Éphémère - paru
T.2: Fugitive - paru
T.3: Sever - non traduit

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Bilan Fin de série

2 fév

Le 19 février 2012, je décidais de me lancer dans l’aventure « Fin de série », créée par Acr0. Le principe ? Continuer et terminer ses séries dans un délai respectable. Je considère que mon nombre de séries en cours n’est pas astronomique (à vous de juger), surtout comparativement à certains , mais je me dit que cela ne peut pas faire de tort de ne pas vouloir laisser traîner mes séries pendant des lustres et des lustres !

Cela ne fait pas encore un an que j’ai décidé d’adhérer au concept d’Acr0, mais comme je tiens mes listes de lecture par année, sans noter de dates précises, il est plus facile pour moi de vous faire part de mon avancée du 1er janvier au 31 décembre plutôt que du 19 février d’une année au 18 février de l’autre. Par conséquent, voici mon bilan séries de l’année 2012 !

Séries terminées (4)

  • La Trilogie des jumeaux d’Agota Kristof (3 tomes, 1 lu en 2012)
  • Hunger Games de Suzanne Collins (3 tomes, 2 lus en 2012)
  • A.N.G.E. d’Anne Robillard (10 tomes + 1 livre compagnon, 4 lus en 2012)
  • Filles de lune d’Élisabeth Tremblay (5 tomes, 2 lus en 2012)

Séries poursuivies (4)

  • Le Roi Corbeau de Stephen Lawhead (lecture du tome 3)
  • Une irrésistible envie… de Meg Cabot (lecture du tome 3)
  • A comme Association d’Erik L’Homme & Pierre Bottero (lecture des tomes 3 à 6)
  • Ari Mackenzie d’Henri Loevenbruck (lecture du tome 2)

Séries commencées (2)

  • Sookie Stackhouse de Charlaine Harris (lecture du tome 1 en VO)
  • Vampire Story de David Wellington (lecture du tome 1)

Nouvelles séries en attente (2)

(Rappel : une série en attente est une série non entamée dont je possède au moins un tome)

  • Le Dernier jardin de Lauren DeStefano (tome 1 dans ma PAL)
  • Le Protectorat de l’ombrelle de Gail Carriger (tome 1 dans ma PAL)

En bref, une bien bonne année selon moi puisque j’ai terminé ou poursuivi beaucoup plus de séries que j’en ai commencé ! J’ignore totalement comment va se passer 2013 au niveau sagas, surtout qu’il y a une librairie tout près de l’endroit où je vais faire mon stage de 14 semaines. grin Wait and see !

2012 : Un petit bilan s’impose…

23 jan

L’année 2012 s’est terminée il y a peu et commence avec 2013 une nouvelle année de vie pour mon blog. Vous l’aurez constaté, la dernière année a été loin d’être faste pour ce dernier – et c’est avec beaucoup de regrets de ma part, croyez-moi. La vie suit son cours et elle a fait en sorte que je n’ai pas eu le temps, l’envie et/ou la motivation de lire ou d’écrire des chroniques. Comme pour 2012, je vais donc me souhaiter de retrouver inspiration et motivation pour relancer ce blog qui me permet toujours de chouettes échanges avec vous   !

Afin de bien entamer cette nouvelle année, je crois qu’un petit bilan lecture s’impose, histoire de tourner la page (dans tous les sens de l’expression grin). Alors, voici les chiffres de 2012 :

Statistiques générales

  • 43 lectures
  • Parmi ces celles-ci, 18 étaient des relectures
  • J’ai terminé 4 sagas, j’ai avancé dans 4 autres déjà entamées et j’ai uniquement 2 nouvelles sagas à mon actif
  • Un gros total de 3 chroniques postées ! Mon record personnel du plus petit nombre de chroniques postées durant l’année ! 

Statistiques par genre

Certains livres se classent dans plusieurs catégories, j’ai donc pris le genre prédominant (selon moi).

  • Aventure : 2 livres
  • Bit-lit : 1 livre
  • Chick-lit : 1 livre
  • Drame : 3 livres
  • Drame historique : 2 livres
  • Essai : 1 livre
  • Horreur : 1 livre
  • Fantastique : 17 livres
  • Fantasy : 8 livres
  • Recueil de nouvelles : 1 livre
  • Romance : 1 livre
  • Science-fiction : 3 livres
  • Thriller : 2 livres

Une année plutôt diversifiée donc, mais un peu inhabituelle parce que de manière générale, je n’affectionne pas les drames (pourtant 5 lectures du genre sur 43), je ne lis pas vraiment d’essais et de nouvelles (cette année, tous deux étaient pour les cours) et j’évite habituellement tout ce qui est horreur, que ce soit en film ou en livre. À ma décharge, je ne savais pas que Vampire Story était considéré comme une série horrifique (oui bon, c’est pas comme si c’était pas écrit sur la tranche me direz-vous… ) et puis tout compte fait, c’est gore mais pas nécessairement très effrayant, donc j’ai survécu à ma lecture !

Comme je n’ai chroniqué que deux de mes lectures de 2012 (la troisième chronique étant pour une lecture de 2011), en voici la liste pour que vous puissiez voir qu’est-ce que j’ai bien pu lire. Les « nouvelles lectures » sont en gras (donc vous aurez compris que les relectures sont en pas gras normal).

  1. Le Roi Corbeau, tome 1 : Robin de Stephen Lawhead
  2. Une (irrésistible) envie de dire oui de Meg Cabot
  3. La Voleuse de livres de Markus Zusak 
  4. Le Roi Corbeau, tome 2 : Will de Stephen Lawhead
  5. Le troisième mensonge d’Agota Kristof
  6. La formule préférée du professeur de Yoko Ogawa
  7. Le Shack de W. Paul Young
  8. La prochaine fois de Marc Lévy
  9. Dead until Dark de Charlaine Harris
  10. Hunger Games, tome 1 de Suzanne Collins
  11. Hunger Games, tome 2 : L’Embrasement de Suzanne Collins 
  12. Hunger Games, tome 3 : La Révolte de Suzanne Collins
  13. A comme Association, tome 2 : Les limites obscures de la magie de Pierre Bottero
  14. A comme Association, tome 1 : La pâle lumière des ténèbres d’Erik L’homme
  15. A comme Association, tome 3 : L’étoffe fragile du monde d’Erik L’homme
  16. A comme Association, tome 4 : Le subtil parfum du soufre de Pierre Bottero
  17. A comme Association, tome 5 : Là où les mots n’existent pas ‘Erik L’homme
  18. A comme Association, tome 6 : Ce qui dort dans la nuit d’Erik L’homme
  19. A.N.G.E., tome 1 : Antichristus d’Anne Robillard
  20. A.N.G.E., tome 2 : Reptilis d’Anne Robillard
  21. A.N.G.E., tome 3 : Perfidia d’Anne Robillard
  22. A.N.G.E., tome 4 : Sicarius d’Anne Robillard
  23. A.N.G.E., tome 5 : Codex Angelicus d’Anne Robillard
  24. A.N.G.E., tome 6 : Tribulare d’Anne Robillard
  25. A.N.G.E., tome 7 : Absinthium d’Anne Robillard
  26. A.N.G.E., tome 8 : Periculum d’Anne Robillard
  27. A.N.G.E., tome 9 : Cenotaphium d’Anne Robillard
  28. A.N.G.E., tome 10 : Obscuritas d’Anne Robillard
  29. A.N.G.E. : Personnel autorisé seulement d’Anne Robillard & Claudia Robillard
  30. De beaux lendemains de Russell Banks
  31. Vampire Story, tome 1 : 13 balles dans la peau de David Wellington
  32. Filles de lune, tome 1 : Naïla de Brume d’Élisabeth Tremblay
  33. Filles de lune, tome 2 : La Montagne aux Sacrifices d’Élisabeth Tremblay
  34. Filles de lune, tome 3 : Le Talisman de Maxandre d’Élisabeth Tremblay
  35. Filles de lune, tome 4 : Quête d’éternité d’Élisabeth Tremblay
  36. Filles de lune, tome 5 : L’Héritier d’Élisabeth Tremblay
  37. La Tapisserie de Fionavar, tome 1 : L’Arbre de l’été de Guy Gavriel Kay 
  38. États d’âme, états de langue de Marty Laforest
  39. Au sud de nulle part de Charles Bukowski
  40. Ari Mackenzie, tome 1 : Le Rasoir d’Ockham d’Henri Loevenbruck
  41. Ari Mackenzie, tome 2 : Les Cathédrales du vide d’Henri Loevenbruck
  42. Le Pacte des MarchOmbres, tome 1 : Ellana de Pierre Bottero 
  43. Le Pacte des MarchOmbres, tome 2 : Ellana, l’envol de Pierre Bottero 

Je visais 48-50 lectures, c’est avec 43 que j’ai terminé l’année, mais je suis tout de même bien contente parce que c’est plus qu’en 2011 (31 lectures).  Si vous êtes curieux de connaître mon avis sur un ou plusieurs des livres que je n’ai pas chroniqués, n’hésitez pas à me le faire savoir, j’essaierai d’extirper des méandres de ma mémoire mon ressenti (gare à vous, plus attendez, moins je risque de m’en rappeler, mémoire de poisson rouge oblige ! grin). Peu de coups de coeur pour mes nouvelles lectures et quelques flops, donc pas nécessairement une année extraordinaire en terme de qualité, mais ça reste acceptable !

Que 2013 soit, pour vous comme pour moi, riche en belles découvertes littéraires !

À bientôt !

La Tapisserie de Fionavar, tome 1 : L’Arbre de l’été de Guy Gavriel Kay

24 nov
L'Arbre de l'été de Guy Gavriel Kay

The Summer Tree (traduit par Élisabeth Vonarburg) – Alire – 2002 – 423 pages

Ils sont cinq, femmes et hommes, tous Torontois ; ils sont jeunes, étudiants ou professionnels, tous rationnels. Or, les voici projetés dans Fionavar, le Grand Univers dont le nôtre n’est qu’une ombre bien pâle !

Malgré la protection offerte par Mantel d’Argent le magicien, ils sont aussitôt pris dans les premières escarmouches de la guerre qui oppose les forces des Lumières à celles des Ténèbres. Car Rakoth Maugrim, le dieu renégat, a trouvé moyen de se libérer de sa prison millénaire.

Le Grand Royaume du Brennin, où ont abouti nos cinq jeunes héros, est la première cible de Maugrim. Une proie facile, puisque le vieux roi n’a pas renoué les liens tissés par ses ancêtres avec les puissances bénéfiques de l’Arbre de l’Été. Une proie facile, à moins que le roi ne s’offre en sacrifice à ce dernier, ou qu’une autre personne ne le remplace…

Mon avis

Ahhhh, Fionavar… Cette trilogie a été un de mes premiers véritables coups de foudre littéraires. Je n’avais que 13 ans à l’époque où je l’ai lue et ces trois livres ont été une claque monumentale pour moi. Depuis, je voue une admiration quasi sans borne à Guy Gavriel Kay (GGK pour les intimes), alors que je n’ai même pas lu la moitié de sa bibliographie.

Cependant, face à un souvenir si fort, facile d’éprouver de l’appréhension avant de se lancer dans une relecture, 7 ans plus tard et quelques centaines de livres lus depuis. Est-ce que le bagage littéraire acquis depuis ma première lecture de la trilogie allait entacher ma relecture ? C’est la question qui m’a fait hésiter pendant de longs mois. Pourquoi avoir franchi le pas ? Trois raisons : 1) j’ai besoin de chroniquer la trilogie pour mon propre challenge GGK, 2) ça fait des mois que je me fais persécuter par Taliesin  pour le relire (vous vous douterez donc que c’était une lecture commune avec lui ), 3) j’ai senti que j’avais envie de chroniquer, ce dont la raison 1 est singulièrement dépendante. Mais bon, trêve de blabla !

L’histoire, de façon un peu paradoxale, ne tarde pas à démarrer, mais a aussi un début plutôt lent. *Non mais qu’est-ce qu’elle dit, c’est complètement contradictoire !* Mais si, j’vous dis ! La « véritable » aventure ne fait que commencer à la moitié du livre environ (d’où la lenteur), mais en même temps, les personnages sont embarqués rapidement dans ce nouveau monde qu’est Fionavar. D’ailleurs (et c’est ce qui a fait que j’ai vraiment très peu apprécié ce début), j’ai trouvé que nos cinq protagonistes – Kevin, Paul, Jennifer, Kimberly et Dave – se laissent embarquer bien trop vite dans cette histoire. De la part d’universitaires comme eux, étudiant notamment en médecine et en droit, je me serais attendue à davantage de rationalité (ce que laissait entendre la quatrième de couverture). On notera d’ailleurs tout au long du livre l’absence de « choc culturel » entre les cinq étudiants et Fionavar, un monde plutôt moyenâgeux avec une religion, une culture et des traditions très différentes de notre monde et de notre époque à nous. Bien qu’ils s’interrogent parfois sur telles ou telles légendes, ils s’adaptent très – trop – vite à leur destination. Et ça m’a vraiment agacée.

De plus, on n’apprend pas beaucoup à connaître les personnages au début du livre, si bien qu’ils sont jetés dans l’aventure sans qu’on sache vraiment qui ils sont. Néanmoins, cela fait en sorte qu’on découvre notre trio masculin et notre duo féminin graduellement, au fil de l’histoire, et tout compte fait, ce n’est pas plus mal. On n’arrive pas à les cerner facilement et cela les rend intéressants et énigmatiques. Il est ainsi peut-être un peu plus difficile de s’attacher à eux, mais quand on finit par apprendre ou comprendre pourquoi tel personnage agit d’une certaine façon, on éprouve de la sympathie et de la compréhension envers eux.

Les différentes histoires sont assez nombreuses, mais j’ai pour ma part trouvé qu’elles n’étaient pas nécessairement difficiles à suivre puisqu’elles suivent en général un ou deux des personnages principaux, donc il est facile d’associer les histoires aux protagonistes. C’est plutôt l’abondance de personnages qui peut momentanément porter à confusion, le temps de bien replacer qui est qui et quel est le rôle de chacun (c’est le lot des romans de fantasy me direz-vous !). J’avoue avoir eu de la difficulté à comprendre de qui il est question dans certains passages, mais ça ne gênait pas spécialement la compréhension de l’intrigue (ces passages n’ayant pas pour but de nous présenter « officiellement » les personnages mis en scène).

Bon. À ce point-ci de ma chronique, peut-être que certains d’entre vous se disent : « ben elle a aimé ou pas ?? ». Et c’est là que je vous parle de ce qui m’a charmée à la première lecture et qui me séduit encore dans cette relecture : l’ambiance. Je ne sais pas si c’est le style ou l’univers – ça pourrait très bien être le mélange des deux -, mais je trouve l’atmosphère de ce premier tome – et de la trilogie entière, d’après mes souvenirs – vraiment envoûtante. Des passages sombres, d’autres oniriques et d’autres encore follement intenses en émotions ou en tension… Il y a quelque chose de plus grand que les personnages dans l’histoire – la Tapisserie, le destin, les Dieux, appelez cela comme vous voulez – et on le ressent vraiment, ça transpire par les mots. Et personnellement, j’adore ! Cela fait en sorte que je suis vraiment absorbée par l’histoire à chaque fois que j’ouvre mon livre.

C’est aussi ce qui rend, à mon avis, le récit et surtout « l’acte » de Paul si.. wow ! Son histoire, sa souffrance, sa résilience… C’est un personnage si profond et un moment tellement fort, tellement… inqualifiable ! J’en ai des frissons rien qu’à y penser. Pour moi ce personnage à lui seul fait en sorte que ce livre vaut le détour. J’aime également beaucoup l’histoire de Dave parce qu’il s’en dégage une beauté sauvage. On a aussi l’impression d’entrer dans une grande famille, solidaire et courageuse, qui affiche un grand respect envers ses membres et ce qui l’entoure. Les Dalreï constituent vraiment un de mes peuples préférés dans cet univers.

Bref, L’Arbre de l’été est un livre qui possède vraiment à mes yeux une ambiance unique qui a encore une fois réussi à me conquérir. Parmi toutes les histoires et les personnages évoluant au sein de ce premier tome, certain(e)s se distinguent particulièrement de part leur force et/ou les sentiments qu’ils inspirent. La seule chose qui me retient de le considérer comme un coup de coeur est le début du livre et ses quelques petits défauts ici ou là, mais vraiment, je ne suis pas déçue de cette relecture, bien au contraire. Pour moi, Guy Gavriel Kay signe ici une oeuvre à la fois humaine et cruelle qui augure une suite tout aussi intense. Vous pouvez trouver la chronique de mon co-lecteur Taliesin ici !

Excellent!!

Voici donc ma première participation à mon challenge Guy Gavriel Kay. Il était temps quand même, j’en suis l’instigatrice et je n’avais toujours aucune chronique à mon actif.  D’ailleurs, je vais essayer de faire une tournée générale pendant la période de Noël pour motiver les troupes !

Tomes…
T.1: L’Arbre de l’été - paru
T.2: Le Feu vagabond - paru
T.3: La Route obscure - paru

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Le Roi Corbeau, tome 2 : Will de Stephen Lawhead

30 jan
Will de Stephen Lawhead

Scarlet (traduit par Clara Betruger) – Le Livre de Poche (Orbit) – 2011 – 513 pages

 XIe siècle, Angleterre.

Depuis l’arrivée des envahisseurs normands, les Celtes ont été repoussés dans les montagnes du pays de Galles. Will Écarlate a tout perdu.

Archer accompli, il devient membre éminent de la garde rapprochée du rebelle le plus célèbre : le Roi Corbeau. Mais au cours d’une tentative pour kidnapper le shérif Richard de Granville, Will est capturé et condamné à être pendu pour un crime qu’il n’a pas commis.

À moins qu’il ne livre le Roi Corbeau et sa bande de hors-la-loi…

Mon avis

Si vous avez bonne mémoire, vous vous souvenez sans doute que j’ai lu et chroniqué il y a quelques mois le premier tome de la trilogie du Roi Corbeau (pour les mémoires poissonrougesques comme moi, c’est par là que ça se passe). J’avais beaucoup apprécié ma lecture, alors voyant que Will était à son tour proposé en partenariat sur Livraddict, je n’ai fait ni une ni deux, j’ai sauté sur l’occasion ! Le verdict ? Si j’ai trouvé ce second opus un peu en-dessous de Robin, j’ai néanmoins passé un très bon moment ! Voyons cela plus en détails…

Dès les premières pages, on comprend que Will sera très différent de Robin : en effet, c’est avec une narration à la première personne et un ton eu peu plus proche de l’oral que l’on fait connaissance avec William Scatlocke, dit Will Écarlate. Après s’être habitué à une narration externe dans le premier tome, il y a de quoi être surpris et déstabilisé ! Je dois avouer que j’ai eu peur de ne pas m’y faire, mais bien au contraire finalement. Après quelques dizaines de pages, je n’y pensais même plus ! Maintenant que j’ai terminé ma lecture, je trouve même que cela sied parfaitement à l’histoire parce que voir Will de l’intérieur nous permet vraiment de s’attacher à lui malgré le fait que ce soit un nouveau personnage. Car oui, je me suis attachée à ce bon vieux Will, j’ai beaucoup aimé sa personnalité et sa façon de s’exprimer !

Toutefois, une chose le concernant m’a déplu : la rapidité de son histoire d’amour. Peut-être faut-il le voir comme un coup de foudre, mais personnellement, j’ai trouvé que… que ça allait trop vite, tout simplement. Je ne sais pas trop comment l’expliquer. ^^ Pour rester dans les points négatifs, il m’a apparu comme étant plutôt invraisemblable que les Gallois ne se fassent jamais reconnaître. Ils sont peut-être maîtres dans l’art du déguisement, mais il faut selon moi plus qu’un costume pour duper un certains nombres de fois les mêmes personnes, surtout quand on mime être des personnes d’une origine autre que la sienne. Pourquoi pas, jusqu’à un certain point, mais je ne pense pas que cela puisse aller aussi loin (avis personnel of course). Heureusement que les « méchants » commencent à avoir des doutes à la fin, ça rapporte de la crédibilité à l’histoire. Et finalement, pour ceux qui ont trouvé l’intrigue politique un peu confuse dans le premier tome, les choses ne s’arrangent guère, malheureusement. Ce n’est pas davantage compliqué, c’est juste qu’il faut avoir compris tous les rouages de l’intrigue depuis le début pour bien saisir celle qui prend place dans ce tome-ci.

En revanche,  d’autres points positifs viennent pallier à ces petits défauts. J’ai beaucoup apprécié que l’on voit le Grelon de l’intérieur, notamment parce qu’on n’a pas trop eu cette chance dans le premier tome. On découvre donc enfin le mode de vie de cette petite clique plus en profondeur et surtout toute l’ingéniosité dont ils font preuve. Tout comme Will, on est également surpris de voir qu’en fait, la vie en dehors du joug des envahisseurs n’est pas nécessairement plus rose. Avec l’arrivée du shérif Richard de Granville, le peuple du Roi Corbeau doit redoubler de prudence et leur existence reste, indirectement, conditionné par leurs ennemis. Plus le temps passe et plus l’espoir dans les coeurs s’amincit et on sent que Rhi Bran rage de ne pouvoir regagner aussi vite qu’il le voudrait le territoire pour son peuple.

De stratagèmes en stratagèmes, on suit le fantôme de la forêt au cours de ses entreprises de plus en plus folles et téméraires. Stephen Lawhead, avec son style toujours aussi riche, sait introduire de l’action dans les passages narrés par Will depuis sa prison. Ainsi, malgré la détention du personnage principal du roman, on s’ennuie rarement, car les aventures du Roi Corbeau ne manquent pas de rebondissements. Et finalement, petite mention spéciale pour Odo, le moine qui recueille les propos de Will dans sa geôle. C’est un personnage un peu antipathique au départ, mais au fil des pages, son contact avec Will le transforme profondément, petit à petit, faisant de lui un personnage de plus en plus intéressant !

Bref, Will est un très bon roman d’aventures dont le nouveau personnage principal est bigrement attachant. Voir ainsi de l’intérieur la vie du peuple du Roi Corbeau est assez intéressant et instructif. Le tout est servi, comme d’habitude, par une très belle plume. Si l’histoire d’amour et le manque de crédibilité sur un certain point rendent ce tome un peu moins bon que le précédent, il reste tout de même une bien bonne lecture. Un énorme merci à Livraddict et aux éditions Le Livre de Poche qui m’ont permis de poursuivre l’aventure entamée avec Robin ! Vivement que le troisième tome sorte en poche !

Très bien!

 Tomes…
T.1: Robin - paru
T.2: Will - paru
T.3: Tuck - paru

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La Cité, tome 1 : La lumière blanche de Karim Ressouni-Demigneux

15 jan
La Cité, tome 1 : La lumière blanche de Karim Ressouni-Demigneux

Rue du monde – 2011 – 236 pages

Imaginez un jeu révolutionnaire, totalement virtuel mais en temps réel. Un jeu où l’on pleure, où l’on saigne, à travers un autre soi-même. Un jeu où tout peut arriver, même mourir. Une énigme absolue où il faut tout découvrir, y compris le but du jeu… Ce jeu existe: il s’appelle La Cité.

Comme dix millions de Terriens, Thomas a eu la chance de pouvoir entrer dans La Cité. Et tout a changé… Peu à peu, il a rencontré les amis que La Cité lui destinait, Arthur, Liza et Jules César. Avec eux, il a découvert ses pouvoirs. Il a aussi repéré ses ennemis, comme Jonathan, son copain de lycée… Puis tout s’est emballé. Mystères et coups de théâtre se sont entrechoqués, ont submergé les esprits. Jusque dans la vraie vie…

AVERTISSEMENT :

Dans La Cité, ne parlez jamais de votre véritable vie, sinon la lumière blanche vous accablera.

Mon avis

Il y a plus de deux mois, je recevais dans ma boîte mail un message provenant de mon formulaire de contact. C’est avec surprise (et plaisir!) que j’avais découvert que les éditions Rue du monde m’avait contacté pour m’offrir  de lire le premier tome de La Cité, leur toute nouvelle série. J’avais peu de temps pour lire à ce moment-là, mais j’ai tout de même accepté, curieuse de connaître cette nouveauté apparemment si chère à leurs yeux. Peu de temps après, je recevais un service-presse en bonne et due forme, c’est-à-dire le livre entouré d’un lot d’affiches promotionnelles, d’un mini-catalogue de l’éditeur et d’un petit mot personnalisé (très gentil au passage) ! Avec un paquet préparé avec autant de soin, je ne pouvais qu’être encore plus curieuse !  Je ressors de cette lecture plutôt satisfaite puisque c’est un ouvrage qui saura selon moi plaire au public visé, mais je ne suis toutefois pas nécessairement emballée.

L’histoire démarre très rapidement : dès les premières pages, on entre dans le vif du sujet, c’est-à-dire La Cité, ce fameux jeu vidéo mystérieux. C’est une manière efficace de commencer parce que, le cadre de l’histoire étant assez simple, le lecteur se sent intrigué dès le départ sans être ennuyé ou perdu. En quelques pages, on apprend donc à connaître Thomas, sa famille et ses amis. Cependant, il n’y a pas que le début qui est rapide : tout va très, voire trop, vite. En effet, à partir du moment où Thomas reçoit son jeu, j’ai un peu eu l’impression que l’histoire est catapultée en quatrième vitesse. Il arrive à peine dans la Cité qu’il rencontre déjà Arthur et peu de temps après Liza et J.C. Pour le coup, on peut supposer que c’est la Cité qui a orchestré tout ça puisqu’elle contrôle tout.

Mais voilà qu’en plus, ils découvrent en deux temps trois mouvements les pouvoirs qui les relient. Là encore, la Cité intervient par la bande, mais si certaines actions des personnages peuvent être provoquées par le jeu, ce dernier ne les contrôle pas et, logiquement, il reste donc une part de hasard dans le déroulement des évènements. Le fait que la déambulation aléatoire de la petite bande les ait mené devant un film connu par coeur tant par Thomas que par Liza m’apparaît donc comme une façon un peu facile de découvrir leur pouvoir commun alors que cela ne fait que quelques heures qu’ils se connaissent. Je salue toutefois l’originalité de leur pouvoir, je l’ai trouvé très intéressant. Brièvement : s’ils prononcent ensemble une même phrase au futur, ils vieillissent, si c’est une phrase au passé, ils rajeunissent, et si c’est une phrase au présent, leur état se maintient. Mais bref, tout ça pour dire que j’ai trouvé les évènements quelque peu précipités tout au long du livre.

Autre petit point négatif, certaines choses pourraient ne pas être comprises par les plus jeunes à qui ce livre est destiné. Par exemple, le personnage principal assiste à une éclipse solaire, mais ne regarde pas le soleil, comme on le lui a enseigné. Bon, moi je sais pourquoi il faut pas regarder une éclipse solaire (gare aux rayons UV les amis! :P ), mais le coco de 12 ans qui lit ce roman, il ne saura pas forcément. La seule réflexion qu’il se fera c’est « rhaa, mais c’est cool une éclipse solaire, pourquoi il a pas regardé le pauvre niouk ?! » (bon, c’est peut-être pas ça qu’il se dira, mais c’est pour dire que quand on glisse un élément un peu scientifique comme ça dans un roman jeunesse, faut prendre un p’tit bout de phrase pour l’expliquer). Heureusement, cela se produit rarement durant l’histoire.

Néanmoins, j’ai trouvé que ce livre possédait définitivement beaucoup de suspense. En effet, certaines scènes, notamment celle dans le 1 à la Boucle infinie, ont su me tenir grandement en haleine. Les textes en début de chapitre sont pour la plupart assez intrigants également, surtout ceux sur Arthur qui nous amènent à nous poser beaucoup de questions. De même, j’ai trouvé les passages écrits par les Arpenteurs très intéressants et bizarrement, le fait qu’ils décrivent la Cité renforce le mystère qui l’entoure au lieu de le dissiper. Honnêtement, je n’ai pas cherché outre mesure à deviner ce qu’il allait se passer, alors j’ai trouvé que la plupart des retournements de situation n’étaient pas prévisibles et la fin donne envie d’en savoir plus ! Les plus jeunes n’auront sans doute aucun mal à lire ce petit roman d’une traite, tout comme les adultes qui savent laisser leur âme d’enfant prendre le dessus. C’est facile à lire et entraînant !

Beaucoup de pistes sont semées (présence de la mère de Thomas et de Nadia, la mémoire de la cité, les passages pour se déplacer dans la Cité, le labyrinthe), le comportement de certains personnages (dont Jonathan et les jumeaux) est assez obscur et des intrigues sont encore irrésolues pour le moment alors reste à voir si tout ça sera bien exploité dans les tomes suivants, mais ça augure bien !

Bref, nous avons là un roman jeunesse bien sympathique avec un bon suspense et une multitude de pistes parsemées ici et là dans l’histoire. Le déroulement des évènements est cependant un peu trop rapide et facile par moment et quelques éléments auraient nécessité de plus amples explications. Toujours est-il que c’est une lecture qui réussit à susciter l’intérêt. Je me laisserai sans doute tenter lorsque le tome 2 paraîtra. Un grand merci aux éditions Rue du monde de m’avoir fait confiance !

Appréciation globale :

Bien.

 Tomes
T.1: La lumière blanche - paru
T.2: La Bataille des Confins - à paraître

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Toc toc toc ?

13 jan

- Toc toc toc ?

- Il y a quelqu’un !! Si si, je vous jure, ce blog n’est pas désert !

Aheum. Bon. Comme vous avez peu le constater, mon blog a eu, comment dire… une période plutôt calme durant les derniers mois. J’ai recommencé les cours fin août et, par-dessus le marché, j’étais totalement dénuée de l’envie d’écrire mes chroniques.  Je voulais tellement éviter d’avoir des billets en retard que j’en ai même arrêté de lire, jusqu’à ce que je me rende compte que c’était complètement ridicule. J’ai donc décidé de recommencer à lire, mais sans promesse d’un billet au bout de la ligne parce que je ne voulais pas que mon blog devienne une tâche désagréable à faire.

J’ai donc recommencé à lire, mais bon, le bilan de l’année 2011 n’est pas franchement glorieux : uniquement 27 livres au compteur. :( Notons toutefois que plusieurs coups de coeur s’y trouvent, alors ce n’est pas peut-être pas si mal au final.

Voici lesdits coups de coeur pour l’année 2011 :

C’est désormais une nouvelle année qui est commencée et j’espère vraiment réussir à débloquer niveau rédaction de billets, car je dois avouer que, mine de rien, cela m’a manqué (« cela » englobant tout, le partage, vos commentaires, l’interaction). 2011 a été une année très difficile pour moi et 2012 ne s’annonce pas des plus faciles non plus, mais je souhaite ardemment que tout aille mieux alors j’espère que ce sera le cas !

Je peux d’ores et déjà vous promettre deux chroniques, l’une pour un service-presse et l’autre pour un partenariat. La première est déjà écrite et, bien que j’ai eu un peu de mal à l’écrire, je suis optimiste pour la suite des choses (j’ai l’impression d’être un patient qui parle de sa maladie ).

Je suis sincèrement désolée d’avoir « abandonné » de cette façon mon blog et je suis bien heureuse de pouvoir le dépoussiérer un peu. Je commence donc l’année en douceur niveau billet, on verra par la suite ! Il est possible que je fasse quelques digressions, à savoir des articles touchant de près ou de loin à la littérature, mais qui ne sont pas des billets sur des livres. En attendant ma première chronique de l’année, je vous souhaite…

BONNE ANNÉE 2012 !!

Qu’elle soit riche en santé, en paix, en bonheur et surtout en lectures et en coups de coeur !

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